TEST YAKUZA KIWAMI : ça tatane sévère dans le remake PS4

Cela fait maintenant presque 12 ans que le premier Yakuza est sorti sur PS2, et la saga aura connu un bon paquet d’épisodes, de personnages et d’intrigues, traversant les époques et intégrant même des zombies dans un opus déjanté. Yakuza Kiwami, qui nous intéresse aujourd’hui, n’est autre que le remake du tout premier opus, et raconte les débuts de Kazuma Kiryu après 10 ans de prison, pour un meurtre qu’il n’a pas commis. Voyons ce que cet épisode/remake a dans le bide !



Kiwami est un remake, un vrai, et pas juste un portage HD banal comme on en voit beaucoup trop ces derniers temps. Basé sur le moteur de Yakuza 6 (qui sort en mars 2018 chez nous), le jeu est beau et la claque est bien là. Certaines animations un peu raides et quelques éléments de gameplay sentent encore trop l’ère PS2, mais le travail réalisé est excellent. Les balades dans Kamurocho sentent bon le Japon des années 2000 et les effets de lumière et de pluie sont vraiment très chouettes. Les personnages ne sont pas en reste et les visages sont toujours aussi incroyables et diversifiés. Le jeu reste malgré tout moins complet que les derniers épisodes sortis, et il y a beaucoup moins de choses à faire et d’activités annexes en ville. Pourtant, on s’accroche à l’histoire, aux quasi 80 quêtes secondaires, et on ne voit pas le temps passer. On prendra souvent plaisir à vagabonder pour découvrir les ruelles de ce quartier populaire japonais, tout en s’arrêtant dans un restaurant pour se taper un bon petit plat.



Yakuza Kiwami n’est pas un jeu simple à aborder : intégralement en anglais (alors que le premier opus avait été traduit à l’époque, et restera le seul avec des sous titres français), les dialogues seront difficiles à saisir pour des débutants car ils sont nombreux, complets, et riches en informations. Et même avec une grande concentration, il ne sera pas simple de piger tous les tenants et aboutissants des trahisons ou autres confits entre les différentes familles du jeu. Mais ne vous inquiétez pas, Yakuza reste une saga intéressante à parcourir et les indications à l’écran vous aideront la plupart du temps à vous repérer. Le rythme du jeu est assez lent par moment, et les développeurs prennent leur temps. En résulte des passages plutôt mous parfois, mais qui servent à épaissir les personnages et à les rendre souvent attachants. A côté de ça, et en plus de l’exploration, il faudra jouer des poings et des pieds et fracasser un bon paquet de mâchoires. On tatanera des racailles dans les rues mais aussi des membres importants de familles rivales, et certains combats vous donneront pas mal de fil à retordre. Des arbres de compétences permettront à Kazuma d’apprendre de nouvelles techniques et d’augmenter ses différentes jauges (jauge de vie, de finish), le lascar étant un peu rouillé après 10 ans de prison. Les combats sont faciles à prendre en main, les combos et esquives sont nombreux, et les finish sur les éléments du décor sont vraiment jouissifs et souvent bien gores. Un bon coup de pied dans la face d’un gars déjà bien amoché, ça soulage !



Yakuza Kiwami reprend toutes les bases du tout premier opus, et s’avère donc moins riche et complet que les derniers épisodes (Yakuza Zéro par exemple), mais garde tout son charme. Les fans de la série seront ravis de retrouver les débuts d’une saga qui a fait ses preuves et qui reste une exclusivité de choix sur la PS4 de Sony. Avec sa refonte graphique qui fait plaisir, son scénario toujours aussi intéressant, et ses personnages charismatiques, Yakuza Kiwami est un jeu à faire absolument, malgré qu’il soit intégralement en japonais sous titrés anglais (les voix japonaises sont au passage excellentes). Vivement le 6 l’année prochaine !


Les +

  • retrouver le tout premier Yakuza dans un remake vraiment beau

  • ambiance excellente, scénario prenant

  • personnages charismatiques et bien développés

  • pas mal de quêtes secondaires

  • un air de Shenmue qui fait du bien

  • les combats, faciles à prendre en main et vraiment jouissifs

Les –

  • intégralement en anglais

  • animations un peu rigides

  • peu d’activités annexes par rapport aux derniers opus

  • quelques problèmes de rythme (quelques longueurs)

 

Panzer



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