Avis Manga Akata : Goodnight World – Tome 1

A moins d’une surprise, le premier tome de « Goodnight World », disponible dès aujourd’hui aux éditions Akata, sera notre coup de cœur d’octobre, voire même de ces derniers mois. Le manga de Uru Okabe n’est en effet pas un simple isekai comme on en voit tant, et attache autant d’importance à l’univers virtuel qu’il nous présente qu’à ses personnages et leurs rapports humains (dans la « vraie » vie). Nous avons eu la chance de recevoir ce premier tome, et il est temps de vous donner notre avis !


Avis Manga Akata : Goodnight World critique Akata blog lageekroom Tome 1Synopsis : Taichiro est en rupture sociale complète. Détestant sa famille du plus profond de son être, il s’est réfugié dans PLANET, le MMO en réalité virtuelle le plus en vogue du moment. Dans cette autre réalité, il est membre d’Akabane, l’une des plus prestigieuses guildes de ce jeu en ligne. Au sein de cet autre univers, il s’est créé une famille de substitution. Aux côtés de Shiro, Mei et AAAAA, il espère bien vaincre le légendaire Black Bird of Happiness. Mais l’équilibre précaire de sa vie bascule quand, un jour, son véritable père est hospitalisé… Rappelé brutalement à la réalité par sa famille qu’il exècre, ne risque-t-il pas d’aller de désillusion en déception en découvrant ceux qui se cachent derrière ses camarades de guilde ? L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis Manga Akata : Goodnight World critique Akata blog lageekroom Tome 1


Fuir la réalité : c’est ce que fait le personnage principal de notre récit, Taichiro, un jeune homme en rupture sociale cloitré dans sa chambre. Son seul moyen de s’évader et d’échapper à ce monde qu’il ne comprend plus (et qui lui « file la gerbe »), c’est un jeu vidéo en réalité virtuelle. Dans le MMO Planet, Taichiro se sent bien, a fait de belles rencontres et a su trouver sa place, dans l’organisation au sein de sa petite communauté ou lors des combats qu’il mène pour récupérer ressources ou stuff en tout genre. Entouré de Shiro, May et AAAAA, Taichiro compte bien chasser le légendaire rapace noir, un ennemi redoutable dont on douterait presque de l’existence. La récompense en cas de capture de la bestiole ? 300 millions de yen, bien réels et qui seront décernés au gagnant ! Une somme qui a de quoi faire tourner la tête aux centaines de milliers de joueurs (on aperçoit d’ailleurs la réaction de certains et leurs actes dans le monde réel), qui forment des guildes pour se mettre sur la tronche, mais surtout voler le territoire de Taichiro et les siens, bien placé pour chasser le rapace. L’action est donc au rendez-vous dans le jeu, et des thèmes forts tels que la famille, la confiance et l’amitié sont mis en avant.

Des thèmes qui tranchent totalement avec le monde réel dans lequel évolue Taichiro, qui le retrouve avec dépit lorsqu’il retire son casque de réalité virtuelle. Un retour à la réalité qui fait mal, et dont souffre de nombreux joueurs dans le monde. Ce véritable problème social est bien amené par Uru Okabe, qui ne tombe pas dans les clichés habituels. La vie de Taichiro est en tout cas bien morose. Il n’échange que quelques mots avec son petit frère (qui fait 2 têtes de plus que lui), et est en conflit permanent avec son père, même lorsque ce dernier est hospitalisé. Des relations difficiles, forcément touchantes, qui cachent un drame qui ne nous est pour le moment pas clairement expliqué (malgré quelques allusions et photos de famille). On se doute donc que la famille a été frappée par le malheur, mais d’autres mystères sont au rendez-vous de ce premier tome. On se doute rapidement que les camarades virtuels de Taichiro ne le sont pas tant que ça, et la frontière avec la réalité est bien mince. Pire, il semblerait que certains faits dans le jeu aient un impact sur le monde réel. Mais comment cela est-il possible ? Le père de Taichiro, qualifié de looser à la carrière ratée, a-t-il un lien avec tout ça ?

Ce premier tome est vraiment prenant, et les relations entre les personnages parviennent à nous toucher. Tout est abordé avec justesse, avec parfois quelques pincettes, et on arrive rapidement à ressentir les émotions des personnages. Visuellement, l’ensemble est très réussi, souvent aéré (principalement dans les séquences dans le monde réel), et l’ambiance change radicalement lorsque l’on entre dans le jeu vidéo, avec des visages moins marqués et dégageant une certaine fraîcheur. Le contraste est réussi, même s’il pourrait être encore plus approfondi. Les différents rebondissements parviennent au final à accrocher, et à donner envie de découvrir la suite. On notera que la série sera composée de 5 tomes !


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Ce premier tome de « Goodnight World » est une belle réussite ! Le manga de Uru Okabe est souvent touchant et parvient à développer avec intelligence les rapports humains, si maigres soient-ils, entre les membres de cette famille déchirée. A contrario, l’ambiance change dès que l’on se retrouve dans le jeu, avec un style visuel plus frais et un clan uni. Les thèmes abordés sont intéressants, et les rebondissements donnent vraiment envie de découvrir la suite de l’histoire. Vivement !


Lageekroom

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