Avis Manga Glénat : Pour le pire – Tome 3

Après notre article revenant sur les 2 premiers tomes de « Pour le pire » (à lire ici), il est temps de parler à nouveau du manga de Tarô Nogizaka dont le tome 3 est disponible depuis le 15 septembre 2021. Cette histoire de mariage entre une condamnée à mort et Arata, notre personnage principal, a de quoi surprendre, mais l’employé aux services d’aide à l’enfance ne perd pas de vue sa mission principale : récolter des informations sur les meurtres commis par sa nouvelle femme. Thriller psychologique accrocheur, « Pour le pire » revient donc pour un tome 3 que nous attendions avec impatience. C’est parti !


Avis Manga Glénat : Pour le pire – Tome 3 blog manga lageekroom Synopsis : Arata Natsume, employé aux services d’aide à l’enfance, la trentaine et célibataire, prend contact avec Shinju Shinagawa. Cette détenue de 21 ans est condamnée à mort pour le meurtre de trois hommes, parmi lesquels le père d’un enfant dont il a la charge. Mais au cours de son entrevue avec “Bozo Shinagawa”, comme on la surnomme, il la demande en mariage pour gagner sa confiance, dans l’espoir de lui soutirer ses secrets. Shinju lui déclare alors qu’elle va sortir de prison. À compter de ce jour, s’engage entre eux un duel psychologique qui entraîne petit à petit leur entourage dans la tourmente…


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Shinju Shinagawa est-elle réellement une tueuse en série ? C’est la question que l’on peut se poser après avoir découvert les 2 premiers tomes de la série de Tarô Nogizaka, même si tous les indices semblent indiquer sa culpabilité. Et pourtant, l’avocat de la condamnée à mort est persuadé de son innocence et compte bien le prouver en appel. Arata est de son côté persuadé qu’elle n’échappera pas à la peine de mort et ce mariage improvisé, mais pourtant bien réel et tout ce qu’il y a de plus officiel (les papiers sont signés), ne l’inquiète pas plus que ça. Une fois qu’elle aura été exécutée, il n’aura même plus besoin de divorcer. Mais à la lecture de ce tome, on doute… On doute de la suite des événements, et Arata pourrait bien avoir commis une sacrée erreur en se mariant avec Shinju. Surtout que l’avocat de la condamnée guette les actions d’Arata, et se rend compte que ce dernier est secrètement en contact avec les familles des victimes. L’étau se resserre, mais Arata doit garder le cap et jouer le jeu, surtout que Shinju lui demande de réfléchir à ce qu’ils pourraient faire ensemble s’ils avaient 24h devant eux. Les personnages sont une nouvelle fois bien écrits, que l’on parle des protagonistes principaux, de l’avocat, ou encore de Momo, la collègue attachante d’Arata.

Le duel psychologique qui a lieu entre Arata et Shinju a donc un impact sur l’entourage de chacun. Nous, lecteurs, sommes même un peu perdus face aux comportements de ces personnages. Shinju est-elle réellement coupable de ces meurtres atroces ? On en doute… Arata commence-t-il à avoir des sentiments pour elle ? On se le demande, et il semble parfois perdu dans ses pensées, comme envouté par cette jeune femme qui semble parfois sincère et soumise, et parfois manipulatrice et dangereuse. Tout ceci est assez perturbant, et différents niveaux de lecture sont de la partie. Ce tome 3 s’avère mieux rythmé que le précédent, et la tension est au rendez-vous, notamment lors du procès en appel. Les dessins de qualité participent à l’immersion, avec une « tueuse » aux expressions changeantes, qui passe de la joie à l’angoisse en quelques secondes. Le coup de crayon de Tarô Nogizaka fait plaisir à voir, totalement dans la lignée des 2 premiers tomes.


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Ce tome 3 de « Pour le pire » s’avère meilleur que le précédent, et une certaine tension est palpable tout au long de la lecture. Les personnages sont une nouvelle fois bien écrits, et parviennent à nous faire douter quant à leurs motivations, mais également leurs pensées. On se pose des questions sur les sentiments de chacun, sur la culpabilité de Shinju, ou encore sur ce que ressent réellement Arata. La fin laisse en tout cas sur une note de mystère, et il nous tarde de découvrir la suite du récit.


Lageekroom

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