On revient sur Layers of Fear : l’horreur parfaitement maîtrisée !

Avant d’être livré dans sa version finale, Layers of Fear est passé par la case Game Preview sur la Xbox One de Microsoft. Encore en développement, le jeu permettait, via cette mise en bouche, d’assister au début du jeu. Ayant un énorme coup de coeur dès les premières minutes de jeu, j’ai acheté le titre instantanément et attendu sagement que la version finale pointe le bout de son nez. Une fois chose faite, j’ai pu découvrir, ou redécouvrir, ce que les mots peur et angoisse voulaient dire. Layers of Fear est une réussite incontestable, sur laquelle nous revenons aujourd’hui.


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Les développeurs indépendants polonais de Bloober Team sont des grands fans de la démo PT, qui faisait office de prologue au défunt Silent Hills. Autant dire que l’on retrouve dans leur jeu un soucis de mise en scène et une immersion incroyables. Vous incarnez un père de famille, un peintre qui va devoir réaliser l’oeuvre ultime de sa vie : son dernier tableau. Errant dans votre demeure ou la réalité semble fuir, vous allez tenter de finir votre oeuvre en réalisant ce qui vous est arrivé, et en découvrant votre destin. Le jeu se joue en vue FPS et met dans le bain direct : ambiance sombre, bruits louches, portes qui grinces, éclairs qui déchirent l’obscurité … tout est fait pour que le joueur soit mal à l’aise. Mais au delà de créer une ambiance, les développeurs jouent avec les codes de la peur, au point de faire sombrer le joueur lui-même dans la folie, au même titre que le personnage que l’on incarne. Il y a du jumpscare, certes, mais la plupart des moments angoissants sont liés à votre perception de l’action. On ouvre une porte, elle est murée… face à cet obstacle, le joueur décide de faire demi tour, mais la porte par laquelle il vient a disparu. On tente de repartir dans l’autre sens mais la deuxième porte a disparu elle aussi. Vous voici piégé dans une salle sans aucune issue. Ces effets de champ / contre-champ sont incroyables et arrivent à perdre le joueur. Ou sommes-nous ? Tout cela est-il réel ? Se retrouver dans une salle, lumière éteinte, est déjà relativement stressant… mais quand on entend en plus quelqu’un derrière la porte, gratter et tenter de tourner la poignée, on tombe dans le cauchemar pur.


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Histoire d’approfondir l’histoire, on pourra fouiller dans les tiroirs ou autres placards de la maison, mais il faudra faire attention ou vous allez. Une silhouette difforme se promène dans la maison et n’hésitera à vous sauter à la gorge. Vos actions auront des conséquences sur la fin du jeu, et sur la toile réalisée par votre personnage. Attention à ce que vous faites, et vers qui vous vous approchez. La curiosité est un vilain défaut et il vaudra parfois mieux passer son chemin. Certains passages sont à la fois hypnotisants et terrifiants, comme ce passage dans une chambre de bébé ou les poupées prennent vie et ou le sentiment de malaise grandit seconde après seconde. On ne peut pas mourir dans Layers of Fear, et le gameplay est assez limité, mais ce n’est pas grave : le jeu est ultra accrocheur et met une pression d’enfer, pour peu que l’on joue avec un casque sur les oreilles.


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En plus de ça, le jeu est très beau, et la plupart des textures sont photo-réalistes. Le level design est excellent et de nombreux détails attireront votre regard. Et ne parlons pas de l’ambiance sonore, juste incroyable. Le moindre grincement de porte fait froid dans le dos, et la plupart des musiques, jouées au piano, sont superbement glauques. Le jeu est une réussite sur de nombreux points, malgré un manque de fluidité sur consoles et pas mal d’aliasing. Mais ne boudons pas notre plaisir : Layers of Fear est un modèle de mise en scène, un jeu incroyablement immersif, et vous réservera de sacrés sueurs froides ! Le jeu est désormais disponible en téléchargement sur les différents stores (un DLC est également disponible), et seule la version polonaise est disponible en boîte. Ebay est votre ami !


Lageekroom

 

 

 

3 pensées sur “On revient sur Layers of Fear : l’horreur parfaitement maîtrisée !

  • 20 octobre 2017 à 21 h 18 min
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    Alors là bravo superbe test! Je ne connaissais pas ce jeu mais j’ai envie de tester cette expérience ton analyse m’a pris aux tripes! Biz les amis continuez ce très bon boulot!

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    • 21 octobre 2017 à 21 h 26 min
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      Un jeu à faire absolument !! Même si c’est en démat (sauf l’édition PC polonaise), fonce !!

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  • 24 octobre 2017 à 12 h 57 min
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    Un test qui donne envie,bravo😉👍

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