OUTLAST 2 : Notre test après quelques arrêts cardiaques

C’est bon on l’a fait, on a terminé ce second Outlast. Et ce ne fut pas toujours une partie de plaisir, loin de là. Suite du premier jeu sorti en 2013, Outlast 2 change de décor et laisse de côté l’asile psychiatrique pour des niveaux davantage en extérieur. Les développeurs de Red Barrels livrent une nouvelle fois une expérience horrifique réussie que nous allons vous détailler dans le test qui suit.



Un crash d’hélicoptère, des visions glauques et cauchemardesques de votre passé, une secte, des bébés sacrifiés… vous êtes prévenus, Outlast 2 est loin d’être radin niveau horreur et gore, et le jeu se fait un plaisir de vous le rappeler d’entrée. Comme dans le premier jeu, il vous sera impossible de vous battre, et la fuite et vous planquer seront les seules options. Lorsqu’un fanatique de la secte un peu taré vous colle aux fesses pour vous couper en deux, vous aurez la possibilité de vous planquer dans des placards, sous l’eau, dans des bidons ou sous un lit. Attention toutefois, même caché, rien n’est acquis, et vos ennemis pourront vous tirer par le bras pour vous extraire de votre cachette (RIP mon oreille quand Nouvia a hurlé). Outlast 2 est difficile, plus que le premier ou il était encore possible de s’en sortir après avoir été découvert. Ici, vous allez mourir, souvent, et le jeu se transforme parfois en die and retry, ce qui est quelque peu saoulant lors de certains passages. Il nous est parfois arrivé de mourir bêtement plusieurs fois à la suite, simplement parce que le petit passage pour sortir de la zone nous avait échappé. Notez qu’une mise à jour a été déployée afin de diminuer légèrement la difficulté.



De plus, le jeu est sombre, très sombre (trop sur la télé de Nouvia), et on utilisera une nouvelle fois sa caméra pour passer en mode vision nocturne pour espérer y voir quelque chose. Rappelant Rec ou encore Le Projet Blair Witch, ce système rajoute à l’ambiance et l’oppression que le jeu dégage. Outlast 2 parvient rapidement à créer une tension forte et à mettre le joueur dans l’embarras, face à des scènes cruelles, glauques, et la menace constante qui vous entoure. Le jeu ne lésine pas sur les jumpscares (effets de sursaut), mais on en voit malheureusement arriver pas mal d’assez loin. Il est difficile de faire peur aujourd’hui, et le coup du « je te tire par le pied dès que tu commences à ramper » devient un peu répétitif.

Le jeu propose quand même des moments vraiment stressants, quand votre personnage est traqué et qu’il doit cavaler, se planquer dans des maisons ou des buissons, pour espérer ne pas finir embrocher en 2 secondes. Des ennemis plus coriaces seront également de la partie, et la plupart d’entre eux vous tuent en un coup. Il faudra être super vigilant. Le côté religieux est largement mis en avant dans le jeu, et on trouvera pas mal d’informations en lisant les nombreux documents placés ça et là, même si certains textes sont un peu longs. Attention, pour bien comprendre l’histoire, il faudra avoir en tête Outlast 1. De nombreux résumés pourront être consultés sur le net.

Outlast 2 est beau, très beau même, et tourne en 60 images par seconde sur console, ce qui est vraiment confortable visuellement. Les effets de lumière sont réussis, et certaines textures sont vraiment superbes, tout comme certains effets d’eau ou de sang. Bien que le jeu soit globalement sombre, il reste vraiment très chouette ! Côté sonore, c’est du tout bon, et l’écran titre annonce direct la couleur, avec des sons sourds, pesants, et souvent glauques. Le sound design est vraiment top, surtout au casque, ou le moindre craquement de branche vous fera flipper. Le boulot réalisé sur l’aspect technique est vraiment top.



Côté durée de vie, il faudra compter environ 8h pour en voir le bout, sachant que vous pourrez accéder aux différents chapitres pour trouver tous les bonus qui vous auront échappé. Le jeu propose pas mal de modes de difficulté, et les amateurs de succès / trophées en auront pour leur argent. Le challenge est là, et terminer le jeu sans se cacher ou sans utiliser de piles pour le caméscope ne sera pas une mince affaire.

Malgré quelques passages pénibles et trop de die and retry, Outlast 2 est une réussite et propose une ambiance excellente, travaillée, et surtout flippante. Le jeu est gore, glauque, sombre, et aborde des sujets tabous et complexes. Le travail sur l’ambiance graphique et sonore est également au top, et les développeurs nous proposent là un projet abouti. Malgré quelques énervements lors de nos parties, c’est du tout bon.


Lageekroom

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