TEST : Monster Hunter World : j’ai vu une grosse bête !

C’était un pari risqué de la part de Capcom : après avoir ressuscité la saga Résident Evil avec brio et son fameux RE7,  leur prochaine tache était celle de se remettre intégralement en question sur l’avenir de l’une de ses licences phares : Monster Hunter ! Après 4 épisodes sortis uniquement sur Nintendo DS, un moteur graphique vieillissant à chaque épisode et un renouveau pratiquement inexistant, la licence reste néanmoins un énorme succès au pays du soleil levant, mais n’atteindra jamais ce succès presque religieux en dehors de l’archipel. C’est le 13 Juin 2017 que la firme d’Osaka annonce ce renouveau, celui qui selon elle brisera la carapace du joueur occidental et fera renaître la licence. Un monde plus grand, plus beau, plus varié, qui répond au nom de Monster Hunter : World.


Résultat de recherche d'images pour "monster hunter world wallpaper"


Avant de vous donner mon avis, je tiens à préciser que ce Monster Hunter : World est pour moi une première concernant cette saga. J’aurais donc un avis fixé sur cet opus et non sur la globalité de la licence, ce qui pourra plus facilement aider les novices et ceux qui ne connaissent pas du tout ce JRPG de chasse aux monstres. J’écris ces lignes après avoir dépassé les 35 heures de jeu (loin, très loin de la fin) mais qui suffisent à mon sens pour vous donner un avis objectif.  J’aiguise ma plume, je prends une potion d’encre, et vous dis tout !


En route pour le nouveau monde !


Résultat de recherche d'images pour "monster hunter world cover ps4"Toutes les décennies, une ribambelle de monstres immenses et surpuissants migrent vers un monde sauvage, mystérieux et hostile sans en connaitre la raison : il faut bien remédier à cela ! Le remède se nomme la commission des chasseurs, et vous ferez parti de cette 5ème colonie en route pour le « nouveau monde » pour y rejoindre les colonies précédentes. Au programme ? Chasser, looter, crafter, se stuffer, et prendre tout ce qui vous aidera à chasser des bestioles grandes comme des immeubles. Vous commencerez avant tout par devoir créer et personnaliser votre chasseur : sexe, forme du visage, pilosité et autre eye-liner seront à portée de pattes pour vous créer le personnage qui vous colle le mieux à la peau. Après cela, ce ne sera pas fini, et oui ! Lors de cette aventure vous ne serez pas seul, et à vos cotés se tiendra votre fidèle destrier : le Palico ! « C’est quoi ça ? » Une adorable boule de poils qui vous aidera au fil de l’aventure, en vous soignant, blessant vos proies etc … Et que vous pourrez personnaliser également dès le début donc. Après cela se lancera une cinématique dont je ne dévoilerai pas l’intrigue pour ne pas vous gâcher la surprise mais dans tous les cas, vous serez prêt pour partir à l’aventure.



Bienvenue à Astera


Tout commencera à Astera, le QG de la commission, l’endroit essentiel pour se préparer à vos futures taches en terre hostile, et lieu  obligatoire pour lancer vos quêtes. Vous y trouverez de tout ! La boutique pour y acheter potions et autres objets de première nécessité, la Forge pour y fabriquer et améliorer vos armes & armures, la cantine, qui vous permettra de savourer de délicieux plats qui vous donneront des bonus limités dans le temps ou encore le Botaniste, qui vous permettra de cultiver des plantes & y récupérer des insectes etc… bref vous l’aurez compris, vous vous sentirez comme chez vous et passerez à coup sûr des poignées d’heures à vous faire une beauté avant de partir à l’aventure et de vous rendre au panneau des quêtes choisir votre future cible.

Sur ces panneaux des quêtes, vous choisirez des missions pour l’histoire principale, des contrats spéciaux comme devoir chasser et capturer des monstres vivants, des événements avec par exemple des combats en arène, le mode libre etc… Et bien évidement, tout cela se fera seul ou à plusieurs ! Même si pour être honnête, tout l’intérêt et le fun du jeu résident en avançant avec des coéquipiers. Vous avez maintenant les bases pour partir chasser la galinette cendrée.


Image associée


Monster Enter


Le jeu vous sera divisé en plusieurs zones, dont je ne vous dirai pas le nombre (ce serait mal me connaître), chacune distincte et donc non reliée entre elles. Vous devrez repasser par le QG pour rejoindre la zone suivante de votre choix. Un monde décousu donc mais qui reste néanmoins immensément vaste ! La première zone sera la forêt ancienne, un bord de mer boisé, tropical et humide où se déplacer de liane en liane ne sera pas un luxe. Coté technique, c’est dès ces premiers pas dans cette forêt que la beauté du jeu vous explosera aux yeux : c’est coloré, beau, très fin et avec un aliasing quasiment inexistant. J’ai pu avancer sur PS4 Pro après 25 heures de jeu et j’ai constaté une différence accrue au point de vue de la finesse et de la fluidité ( possibilité de choisir l’optimisation Résolution/Fluidité/Graphismes dans les options)

Le jeu vous offrira souvent des panoramas magnifiques, des couchés de soleil somptueux et un monde grouillant de détails rappelant plus d’une fois Horizon Zero Dawn. La bande sonore ne vous laissera pas de marbre également, un véritable délice symphonique ! Mettons la technicité & l’ambiance de coté et penchons nous sur le gameplay : c’est là que ça se complique (ou pas) ! La saga a toujours rimé avec rigidité, ce qui sera le plus gros point noir de la franchise. Pourtant, ce World a fait un énorme effort à ce sujet, mais il reste malgré tout assez « raide », ce qui pourra en rebuter plus d’un. De mon coté, j’ai mis plusieurs heures à passer outre et je n’en ressors pas frustré au final. Autre petit point noir, la gestion des menus : ils sont très très chargés et compliqués, et il vous faudra quelques heures avant d’apprivoiser la bête grâce à une armada de raccourcis, d’options et de gestion d’inventaire qui allégeront le tout.


Résultat de recherche d'images pour "monster hunter world"


« Le bon chasseur il voit un truc, il tire »


Plongeons nous maintenant dans le coeur même du jeu : la chasse ! Après avoir étudié & validé votre prochaine proie à chasser, vous voilà dans votre camp de départ. Vous aurez le choix d’avancer en laissant faire votre instinct naturel ou alors grâce au système GPS du jeu : les navicioles, un essaim de luciole qui vous guidera tout le long du jeu, et qui est très intuitif et pratique. Sur votre chemin vous pourrez en profiter pour ramasser plantes, graines ou autres insectes, tout ça mêlé à une faune et une flore très généreuses. Votre cible trouvée, à vous de choisir votre façon d’attaquer : la discrétion en vous faufilant dans les feuillages et pourquoi pas essayer de chevaucher par surprise la bête, rentrer dans le tas et mettre tout ce que vous pouvez dans les dents de ce pauvre innocent, ou la stratégie en utilisant les décors, comme faire chuter des pans de rochers ou un torrent d’eau pour déséquilibrer le monstre. Chaque bestiole a sa personnalité, sa propre façon d’agir, ses forces et faiblesses, chaque approche est différente et changera aussi avec la façon dont vous avez choisi vos armes. Pas de barre de vie côté monstre, seulement une barre de rythme cardiaque & une HITBOX qui affichera des chiffres en fonction de l’endroit où vous le frapperez : du pur JRPG !

Après plusieurs minutes de combat et plusieurs litres de potion avalés, il vous arrivera de rester seul dans la panade : il ne vous restera plus qu’à utiliser une fusée de détresse, qui ouvrira votre partie au monde entier : jusqu’à 3 personnes pourront venir vous prêter main forte dans les secondes qui suivent. Tout pour éviter l’évanouissement car oui, vous serez limité en nombre de KO infligé par le monstre (2-3 en moyenne), et le tout est rythmé par un chrono lancé au début de votre quête. Un de ces deux points atteints et ce sera le Game Over. Ce ne sera pas une mince affaire : j’ai parfois mis presque 1 heure à venir à bout de certains monstres.

Une fois la cible abattue, vous aurez plusieurs secondes pour dépecer la carcasse du monstre et y récupérer des matériaux rares pour vous forger de nouveaux équipement au QG.


Ça passe ou ça casse ?


Pas simple de vous décrire ce jeu si gigantesque par sa taille et son contenu : vous aurez compris que mon avis ne vous dévoile qu’une goutte d’eau de tout ce que vous pourrez faire dans ce Monster Hunter World. Malgré quelques défauts qui rebuteront d’entrée beaucoup de joueurs, comme son gameplay rigide ou sa complexité de prise en main les premières heures, il en reste une belle réussite ! Capcom a su restaurer la saga, la rendre plus chaleureuse tout en gardant le charme de celle-ci. La diversité des quêtes et des différentes choses à accomplir durant l’aventure vous tiendront en haleine durant des dizaines et des dizaines d’heures sans vous lasser, une chose pas forcement aisée dans un JRPG en monde ouvert. En bref si vous aimez la licence, les pures RPG sauce japonaise, et vous battre avec des épées qui pèsent 4 fois votre poids; alors vous ne serez pas déçu. Monster Hunter est bel et bien de retour au meilleur de sa forme !


 Les +

  • Graphiquement splendide
  • Ambiance incroyable
  • La bande sonore
  • Les monstres.. ultra stylés !
  • Un énorme contenu
  • La durée de vie
  • Le loot à son paroxysme
  • La verticalité de certaines zones

Les –

  • On fait rapidement le tour du bestiaire
  • ATH très chargée
  • Interface compliquée


Pixel_Life

2 pensées sur “TEST : Monster Hunter World : j’ai vu une grosse bête !

  • 23 février 2018 à 22 h 50 min
    Permalink

    Très bon test mon Nico !

    Alors je n’ai toujours pas envie de jouer à ce Monster Hunter World car ce n’est clairement pas du tout mon type de jeu, mais ton analyse est fort bien détaillée et agréable à parcourir.
    Bien joué !!

    Répondre
  • 24 février 2018 à 10 h 01 min
    Permalink

    Un très très bon test. Un monster hunter qui fait plaisir. On y retrouve la beauté grâce au console next génération, la durée de vie est assez importante. Pour ma part, après 110h sur le jeu, (l’histoire principale fini au bout de 50/60h) je me régale encore à chasser des monstres toujours plus puissants. Je pense que la difficulté principale, hormis le menu peu intuitif, réside dans le choix de son arme. Il faut prendre le temps de les essayer toutes en condition réelle pour trouver celle qui correspond à notre style. C’est à ce moment là que le jeu prend une profondeur importante. En tout cas super test, en espérant qu’il donne envie, aux non connaisseurs, de rejoindre la communauté des chasseurs 😋

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *