Retour sur : Valkyria Chronicles sur PS3, la tactique qui claque !

Le 31 octobre 2008 sortait Valkyria Chronicles sur PS3 en Europe. Je ne me souviens pas du temps qu’il faisait mais je me souviens de mon attitude. J’avais 21 ans et pas un sous en poche, la tête dans les épaules, me disant : « un jour, j’aurai une PS3 et je jouerai à ce jeu ». Nous sommes à l’été 2018, il faut chaud, et presque 10 ans plus tard, je contemple avec la joie d’un rêve accompli les crédits de fin de ce jeu. Merveille ou désillusion? Je vous dis tout, c’est parti !



David contre Goliath

C’est un peu l’histoire du pot de terre contre le pot de fer : dans une Europe imaginaire des années 30 prend place une guerre qui va opposer une superpuissance, la bien nommée Alliance Impériale, au petit pays de Gallia. Et tout ça pour quoi ? La ragnite, une ressource très présente dans le sol Gallien dont l’Empire souhaite s’emparer afin de contrôler les réserves mondiales. Réalité ou fiction, il n’y a parfois qu’un pas. Nous suivons le chemin de Welkin Gunther, fils d’un grand commandant qui va avoir la lourde tâche de repousser l’envahisseur, et ferons également la connaissance d’un peuple qu’on croyait disparu, les Valkyriens.


Journal de guerre

L’histoire est découpée en chapitres, qui composent tous un journal de guerre. Cette navigation est claire et permet de revoir à loisir les différentes scénettes qui entrecoupent les phases de combat. Le chara design très nippon est agréable et chaque protagoniste principal ou secondaire à une identité propre, le tout rendu possible par des doublages de qualité. Les couleurs pastels et l’aspect crayonné du soft créent une ambiance jamais vue. Notre histoire est racontée de façon simple et précise, on ne perd pas le fil et elle se paye même le luxe d’être très bien imaginée. J’ai été surpris par le petit côté drama qui se dégage entre les personnages. On y aborde des thèmes comme l’autorité, la loyauté, le racisme, l’amitié et l’amour. Assez inhabituel vous en conviendrez dans un jeu de guerre, mais abordé avec la justesse adéquate, l’ensemble se met au service d’un récit passionnant.



Split d’unités

Et c’est là le coeur du jeu ! Des points de compétence (appelés CP) sont distribués à chaque début de tour et pourrons êtres utilisés ou non afin d’être économisés pour le tour suivant. Une unité peut être active en l’échange d’un CP. Elle se verra ainsi dotée d’une jauge de déplacement et pourra vadrouiller sur le champ de bataille, ce qui drainera cette jauge mais attention : une fois déplacée, il n’y aura pas de deuxième chance en cas de fausse manipulation. Il est également possible d’effectuer une action de tir ou de soin par utilisation, et il faudra bien réfléchir à son plan d’action. Et le jeu va encore plus loin : en échange d’un autre CP, vous pourrez ré-utiliser une unité mais cela aura pour effet de la faire commencer avec une jauge de déplacement réduite.


Squad 7

Diverses classes existent. Les éclaireurs peuvent se déplacer très loin mais ont peu d’attaque. Les sodats, utilisés pour du combat pur, occasionnent de bons dégâts. Les lanciers ont pour but de mettre les tanks hors d’état de nuire. Les ingénieurs désamorcent les mines et réparerent vos tanks. Pour finir, les snipers, qui…Pas besoin de l’expliquer je pense ! A vous de connaître vos unités parfaitement, sachant que chacune a des capacités propres qu’il sera possible d’améliorer en entrainement, et qu’elles ne s’entendront pas toutes entre elles… On rajoute encore à ça un contrôle total de leurs armes grâce à la R&D pour parfaire son style, le vol d’armes sur les ennemis tombés au combat, j’en passe et des meilleures. Un gameplay aux petits oignons en somme.


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Ceci est un ordre

A l’instar des super pouvoirs sur Advance wars, qui pouvaient renverser le cours d’une partie, nous avons dans le cas présent des ordres. Ils pourront nous être appris de différentes façons et demanderont plus ou moins de CP pour être activés. Vous pourrez par exemple augmenter l’attaque d’un soldat, sa défense, la défense de tous, ordonner une frappe tactique, esquiver les balles etc…
Il faudra user et abuser de ces ordres autant que vous le pourrez car l’IA n’est pas tendre avec vous. Elle ne manquera pas souvent ses tirs lors des moments critiques alors que ce sera votre lot quotidien, même à courte distance. De quoi faire rager quand on sait qu’une bataille dure en moyenne une quarantaine de minutes voire plus selon la difficulté ou le nombre de fois nécessaire pour parvenir à la fin de la mission.


La fleur au fusil

C’est avec une très grande joie que j’ai pu parcourir ce Valkyria Chronicles. On y découvre une aventure magnifique avec son lot de rebondissements. Il n’y a pas vraiment de gros point noir au tableau : l’aventure se termine en une trentaine d’heure au compteur mais il faudra compter beaucoup plus si on rajoute toutes les missions échouées car oui, vous aurez souvent besoin de perdre deux ou trois fois avant de maîtriser votre sujet. Il s’agit pour moi d’une de mes meilleures expériences vidéo ludiques pour cette année 2018 alors que le jeu est sorti en 2008. Un must have ! Petite précision, dans sa version PS3, le jeu est exclusivement en anglais : préférerez le remaster sur PS4 pour profiter de la localisation en FR, des DLCs et des 60 fps.



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