Retrogaming : State of Emergency, le simulateur d’émeutes de Rockstar

State of Emergency porte bien son nom. C’est l’état d’urgence, le gros bordel et la population se révolte face à la corporation de salopards qui prend le contrôle de la ville. Les émeutes sanglantes débutent, les gens courent dans tous les sens, les pillards se font plaisir… Bienvenue dans le monde merveilleux de ce jeu de bourrin, très immoral (une sortie à l’heure actuelle serait clairement impossible), édité par Rockstar Games en 2002 sur PlayStation 2 puis l’année suivante sur Xbox.


State of Emergency reprend le design légèrement cartoon de GTA 3. Le jeu est coloré et fluide, les PNJ sont nombreux et brassent dans tous les sens : en clair, c’est vraiment le bordel. Bon, la plupart font n’importe quoi, mais on s’en fout, on peut les défoncer pour se défouler. À l’époque, on se tapait innocemment de bons délires sur ce jeu et on passait notre temps à tout péter et à tirer dans la foule plutôt qu’à participer aux nombreuses missions chiantes du jeu. Mais c’était néanmoins un passage obligatoire pour débloquer de nouvelles zones et quitter le centre commercial pour aller en ville. De nombreux joueurs n’ont d’ailleurs jamais dépassé ce niveau, se contentant de jouer quelques dizaines de minutes pour se défouler. State of Emergency est violent, très violent malgré son côté cartoon. Et heureusement d’ailleurs, car des graphismes réalistes auraient clairement empêché au jeu d’exister. C’était un peu un Dead Rising avant l’heure (on peut utiliser plein d’objets dans les décors) mais les zombies sont remplacés par des civils et des militaires. À titre d’exemple, on peut décapiter un pèlerin de passage et frapper les autres avec sa tête, ou encore ramasser une sulfateuse pour tirer dans la foule. La mission de l’aéroport dans Call of Duty Modern Warfare 2 n’a qu’à bien se tenir. Le principe même du jeu demande de tirer à tout va et vous n’aurez pas le choix, car pour faire un max de points, il faut tout péter (faire exploser les voitures, les vitrines, massacrer les gangs et les flics). Tous les moyens sont bons, des armes à feu (lance-roquettes, fusil mitrailleur ou pompe) aux armes de fortune (un panneau publicitaire balancé dans la tronche d’un gars), en passant par le corps à corps (main nue, matraque, batte, bombe lacrymo)… Tu m’étonnes que ce genre de jeux choque la populace. Bon, il faut avouer que ça ne vole pas haut, que la caméra est chiante à gérer et que c’est ultra répétitif. Mais le temps de quelques parties, ça défoule ! State of Emergency fait partie de ces jeux assez creux, répétitifs et pas super beaux, mais dont la violence et l’immoralité défoulent après une journée de boulot merdique. Le tout reste par exemple très différent d’un Hatred, beaucoup plus malsain et finalement dérangeant. On fait tout péter, on tire dans le tas et on s’acharne aussi bien sur des sales types que sur le plouc apeuré de passage. Forcément, tout ceci risque de choquer, d’autant plus qu’il ne faut plus grand chose pour choquer les gens et désigner le jeu vidéo comme étant coupable de tous les maux de la Terre…


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Rejouer aujourd’hui à State of Emergency file encore la banane. C’est du bourrin primaire, c’est con comme la lune, au ras des pâquerettes, mais ça défoule grave ! Notez qu’une suite est parue exclusivement sur PlayStation 2, suite que je possède mais que je n’ai pas encore essayée. Je préfère rester sur le premier, qui me rappelle d’excellents souvenirs !


Lageekroom

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