TEST Coup de Coeur : Ico HD Remaster sur PS3

Il est des jeux qui nous transportent, des jeux qui modifient notre vision du divertissement, et qui changent notre vie de gamer et nous marquent au fer rouge. Laissez moi vous présenter Ico, et peut être vous faire apprécier cette perle créée par Fumito Ueda, le papa de Shadow of the colossus et plus récemment de The Last Guardian.


Donne moi ta main

Notre histoire débute brutalement à l’intérieur d’un château dans lequel vous avez été conduit. Votre crime ? Avoir des cornes. Pour cela, vous serez voué à être exécuté, mais tout ne va pas se passer comme prévu. La combativité de notre personnage lui redonnera sa liberté, et nous ferons la connaissance d’une jeune femme elle aussi emprisonnée, Yorda.

Et prends la mienne

Le teint pâle, une aura blanche autour d’elle, notre amie est frêle et aura besoin d’être protégée tout au long de l’aventure. Armé d’un bâton de bois pour unique allier, vous devrez arpenter le château dans le but de vous échapper. C’est à ce moment là que le jeu prends tout son sens. Yorda ne fera que vous suivre, et vous devrez la prendre littéralement par la main afin qu’elle se déplace. Il vous est aussi possible de l’appeler, mais ses déplacements seront plus lents et elle sera vulnérable aux attaques des ennemis. Cette feature présente tout au long du jeu est vraiment le ciment de la relation entre les deux personnages. Ils ne se parlent pas mais se comprennent… Et c’est beau.

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Puzzles et énigmes

Pour progresser dans le château, il faudra résoudre des énigmes, souvent très recherchées, qui nous forceront à laisser Yorda seule et vulnérable face aux assauts des créatures maléfiques qui veulent la récupérer. Petit bémol concernant les contrôles : certaines résolutions de puzzles amènent leur petit lot de game over, la faute à des sauts et des déplacements perfectibles. Le level design est quant à lui de très haut niveau, et on se plaît à découvrir la conception des pièces. La caméra ne se place pas toujours bien non plus mais ce n’est pas si grave en définitive.

Let the sunshine in

Les musiques du jeux sont simplement sublimes, même si elles sont peu présentes. Nous avons davantage droit aux chants des oiseaux ou au bruit de la mer sur les récifs, et l’immersion est totale et le tout dégage un sentiment reposant.  Vous entendrez le bruit du vent ou alors les interjections des personnages, les clapotis de l’eau… L’ambiance retranscrite est juste parfaite. Il est possible de zoomer sur n’importe quelle vue de la caméra. Utile mais pas indispensable.


J’ai encore faim

Malheureusement la durée de vie n’est pas le point fort du jeu. Cela dépend néanmoins grandement de votre capacité a résoudre les énigmes, et certaines s’avèrent un peu plus poussées. Il vous sera demandé de jouer avec la physique, le plus souvent pour déplacer des rochers ou vous balancer à des cordes. On peut y voir un certaine redondance, mais il faudra compter entre 7 et 8 heures pour terminer votre épopée. Je n’avais jamais ressenti ce sentiment de bien être et de calme dans un jeu. J’ai vraiment été transporté dans cette aventure, le sourire aux lèvres, et à certains moments la larme à l’œil. Si vous avez joué à The Last Guardian ou Shadow of The Colossus et que vous les avez appréciés, vous aimerez à coup sûr ce monument du jeu vidéo qui est sorti à l’origine sur PS2. Mon conseil : jouez-y sans plus attendre.

 

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