TEST : DiRT Rally 2.0, une suite accrocheuse et plus accessible

Les jeux de rallye font clairement partie de notre enfance ! On ne compte plus les heures passées sur les premiers opus de la saga Colin McRae, sur l’excellent Richard Burns Rally ou sur le très arcade Sega Rally. Aujourd’hui, c’est la licence phare de Codemasters qui fait son retour, avec le nouvel épisode de DiRT Rally. Ce suite 2.0 reprend-elle les bases réalistes du premier jeu ? Et qu’en est-il du contenu ? On répond à ces questions sans plus attendre !


DiRT Rally était un jeu difficile, orienté simulation, qui demandait de la patience et du courage pour être maîtrisé. Les fans de la première heure risqueraient bien de grincer quelque peu des dents en découvrant que ce DiRT Rally 2.0 est beaucoup plus permissif et accessible. Plus simple à prendre en main, cette suite bénéficie d’un plaisir instantané ! Une nouvelle orientation qui partagera les joueurs, ratissant un public plus large mais se mettant à dos les férus de simulation. De notre côté, cette orientation s’avère intéressante, car le plaisir s’est avéré immédiat. Après une petite spéciale en Argentine pour se faire la main, nous avons opté pour une vue intérieure (avec le volant) et les sensations étaient là. Le jeu ne tombe évidemment pas dans l’arcade pure et dure, mais affiche une jouabilité plus permissive. Le gameplay n’en reste pas moins intéressant, et les surfaces (boue, gravier, asphalte) présentent des différences d’adhérence, certaines demandant davantage de concentration. On ne conduira évidemment pas de la même façon de nuit sous la pluie que par un temps sec ! Il sera également possible de désactiver certaines aides à la conduite ou de choisir ses pneus et ses réglages, mais cela ne fera pas de DiRT Rally 2.0 une simulation pure comme l’était le premier opus.


Test DiRT Rally 2.0 lageekroom blog gaming Koch Media Codemasters


Malgré ce gameplay plus accessible, le challenge est bel et bien présent, et vous allez souvent serrer les fesses dans certaines épingles, surtout lors de spéciales particulièrement longues. Certaines dépassent en effet les 15 kilomètres, et sans possibilité de « rewind » (revenir un bref instant en arrière durant la course), le moindre accident pourra endommager votre véhicule jusqu’à son arrêt complet. On écoutera donc avec attention son copilote (Stéphane Prévot en personne), indispensable pour éviter l’accident bête, qui sera la plupart du temps calé, et vous accompagnera avec son accent belge plutôt sympa et son langage précis que les puristes apprécieront. Les dégâts pourront également être visuels, tout comme la salissure sur vos véhicules, et votre carrosserie va souvent morfler. La boue s’invitera donc à la fête, et la pluie fera elle aussi son petit effet, rendant certains passages plutôt ardus. On notera que la modélisation des véhicules est juste parfaite : la Lancia Stratos (bien connue des joueurs Sega Saturn), la MINI Cooper S ou encore la SUBARU Impreza 1995 sont sublimes, colorées et détaillées, et flattent la rétine avec différents reflets. On comptera une bonne cinquantaine de véhicules disponibles, dont certains cultes, mais le tout ne bénéficie pas de la licence officielle de la WRC. Le travail sonore réalisé est lui aussi d’une grande qualité, notamment en ce qui concerne le bruit des moteurs, qui varient en fonction de la surface ou encore de la vue choisie par le joueur ! Même les musiques pendant les temps de chargement ou les ralentis sont plutôt sympas !


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Du côté du contenu global, il faut avouer que nous avons été un peu déçus. Vous aurez la possibilité de participer à des courses de Rally ou de RallyCross (avec licence officielle cette fois-ci). Du côté du rallye pur et dur, on ne comptera que 6 pays pour les environnements traversés (l’Espagne, l’Australie, l’Argentine, la Nouvelle-Zélande, les USA et la Pologne). Ou sont la Suède et ses mythiques pistes enneigées et glacées ? Et l’Allemagne dans tout ça ? Et bien il faudra passer à la caisse et investir dans le season pass du jeu, qui proposera du contenu additionnel dans les semaines à venir. Mais alors pourquoi ne pas avoir inclus tous ces contenus dans le jeu de base ? Pour le business pardi, et il faudra se procurer la version Deluxe pour bénéficier de ces DLC, qui constitueront la première saison de DiRT Rally 2.0, qui contiendra également de nouveaux bolides, comme la Citroën C4, la Skoda Fabia ou encore la Ford Focus 2007. C’est franchement dommage, car en l’état, le jeu manque de contenu, malgré un mode carrière plutôt sympa, proposant de gérer ses véhicules ou encore son équipe. Un mode sympathique, mais moins complet que dans certains autres jeux du genre. Le RallyCross propose de son côté des courses sur pistes, et l’IA pourra venir jouer des coudes, proposant une bonne alternative aux spéciales habituelles ! Le jeu permet également de créer ses propres championnats, dans lesquels le joueur devra gérer ses réparations (ou pas) et des défis communautaires ou en ligne. Malgré un manque de pays à traverser, il y aura de quoi faire et les futurs contenus viendront relancer la machine.


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Techniquement, DiRT Rally 2.0 est d’une fluidité exemplaire, et tourne en 60 images par seconde (testé sur One X et PS4 Pro). Bien que certaines textures fassent un peu ancienne gen’ et que le tout manque parfois de finesse, les environnements traversés restent travaillés. Passer à toute vitesse en pleine forêt sous la flotte a quelque chose de grisant et de véritablement immersif. Les courses la nuit, phares allumés, sont également très prenantes. On appréciera tout particulièrement (et comme dit précédemment) les voitures, superbes, et les effets de lumière qui claquent ! Les reflets du soleil dans la boue ou les flaques d’eau font plaisir à voir. Le jeu s’avère donc très agréable à regarder mais il lui manque un poil de finition et finesse pour réellement marquer le joueur !



DiRT Rally 2.0 est un excellent jeu de course, mais pas exempt de défauts. Si les fans du premier opus lui pardonneront son manque de contenu, ils risqueraient bien de faire la grimace face au gameplay nettement plus accessible. Le jeu se veut en effet moins complexe à prendre en main, mais heureusement sans sacrifier son gameplay précis. Les sensations sont excellentes, les voitures se pilotent différemment (certaines étant vraiment puissantes), et les changements de surface rendent certaines courses vraiment stressantes et prenantes. Ajoutez à cela un copilote de qualité, un sound design réaliste et les courses de RallyCross qui permettent de varier les plaisirs, et vous obtenez un jeu qui possède de nombreuses qualités. Bien que le jeu s’éloigne de la simulation pure et dure, il reste un cran au dessus de la concurrence en terme de difficulté et de réalisme. DiRT Rally 2.0 risque de décevoir les fans du premier jeu, mais plaira à un public bien plus large. Dommage que les développeurs ne puissent pas contenter tout le monde, et que de nombreux DLC s’invitent à la partie.


Les +

  • une cinquantaine de voitures parfaitement modélisées
  • fluidité exemplaire
  • prise en main plus accessible
  • le copilote, toujours précis
  • des sensations de vitesse excellentes (surtout en vue intérieure)
  • participer à des rallyes historiques
  • créer ses propres championnats
  • de chouettes effets de lumière
  • gestion des dégâts réussie
  • sound design au top, en particulier le son des moteurs
  • les pistes plutôt vivantes (public, effets météo)

Les –

  • un peu moins simulation que le premier opus
  • manque de contenu (seulement 6 pays)
  • la blinde de DLC à venir…
  • quelques textures un peu floues
  • le mode carrière, somme tout assez simpliste

Lageekroom

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