TEST HATRED : ultra violent, défoulant, mais bien trop creux…

Les jeux qui font polémique, on connaît ça depuis un paquet d’années, voire même depuis les prémices du jeu-vidéo. Plus récemment, on citera des jeux comme Manhunt, Soldier of Fortune, ou le désormais culte et rare Rule of Rose, comme étant réputés polémiques et traînant leurs casseroles. Le jeu qui nous intéresse aujourd’hui est Hatred, développé par Destructive Creations, et dont beaucoup de sites ont fait l’impasse. Nous y avons joué (il était temps !), et bien qu’il soit défoulant, le jeu s’avère finalement assez répétitif. 



On ne s’embarrasse pas d’un scénario ici : le personnage que vous incarnez a la haine, est très en colère, et décide de passer ses nerfs sur la population. En bon meurtrier de masse que vous êtes, vous attrapez votre AK47, votre flingue et vos grenades, pour aller charcler du civil. Attention, Hatred s’avère assez difficile et exigeant et ne propose pas de checkpoints lors des 7 niveaux que vous allez parcourir, à moins de terminer des missions secondaires pour gagner une chance supplémentaire. Le seul moyen de reprendre de la vie est d’achever ses ennemis ou les civils au sol, dans des cut-scenes bien hardcore, qui donnent souvent lieu à des bugs de caméra. Le jeu se joue en vue de dessus (3D isométrique), et la caméra se rapproche lors de ces exécutions. C’est défoulant, violent, mais malheureusement bien vite répétitif, et finalement un poil malsain. On achève sans pitié de pauvres civils en les égorgeant ou en leur collant une balle dans la nuque. Défoulant parfois, mais souvent malaisant, il faudra avoir le cœur bien accroché devant tant de haine. Quelques flics ou membres du SWAT viendront vous mettre des bâtons dans les roues avec leur puissance de feu supérieure.



Le jeu se joue avec les 2 sticks de votre manette (nous avons utilisé notre manette Xbox One qui se prête parfaitement à l’expérience sur PC), mais la caméra manque souvent de nervosité et flingue la lisibilité. Côté graphique, le jeu est vraiment chouette et propose un style déjà vu mais bien exploité : tout en noir, blanc et gris, avec quelques touches de couleurs, pour le sang ou encore les gyrophares des voitures de police. Le tout rend super bien et est parfaitement fluide, et cerise sur le gâteau : la plupart des décors sont destructibles. On kiffera exploser la porte d’une baraque pour entrer et faire un carnage, les occupants criant et courant dans tous les sens.



Le jeu s’avère au final extrêmement répétitif : on avance, on flingue, on achève tout le monde, on explose tout ce qui bouge, et on recommence encore et encore. L’ambiance est glauque, notre personnage est vener comme jamais, mais au delà de cette violence qui peut gêner, Hatred manque clairement d’intérêt. Défoulant l’espace de quelques minutes, histoire de faire péter le compteur de morts, le jeu ne vole pas bien haut et aurait mérité des séquences un peu plus variées pour garder le joueur en éveil. Hatred, un jeu polémique certes, mais surtout répétitif.


Panzer

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