TEST : Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy, réveillez l’avocat qui est en vous !

Créée par Shu Takumi, la licence Phoenix Wright : Ace Attorney a vu le jour en 2001 au Japon sur Game Boy Advance. Deux autres opus sont logiquement venus compléter cette première trilogie (il y en a bien une deuxième) en 2002 avec Justice for All et en 2004 avec Trials and Tribulations, toujours sur GBA. Ce n’est qu’en 2005 que le premier opus est adapté sur Nintendo DS au Japon, avant de passer les frontières l’année suivante pour débarquer sur nos DS occidentales. Les deux autres opus ont suivi le même chemin en 2007 et 2008 pour les versions européennes. Après un portage en 2010 sur iPhone puis un remaster HD sur iOS en 2013, Capcom propose aux joueurs PC, PlayStation 4, Nintendo Switch et Xbox One de découvrir cette première trilogie au travers de la Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy…


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Pour ceux qui ne le savent pas, précisons que la licence Phoenix Wright mêle visual novel et point and click pour un résultat plus que convaincant. On alterne entre des phases d’enquête, avec analyses des lieux pour trouver des indices et interrogatoires des témoins, et des phases au tribunal menant à l’écoute des témoins appelés à la barre et au contre-interrogatoire de ces derniers pour chercher les mensonges cachés dans les témoignages. Pour cela, il n’y a rien de plus simple, notre avocat peut presser le témoin en insistant sur un détail de son témoignage pour tenter de mettre en évidence une incohérence, ou avoir plus de détails, ou il peut carrément présenter une preuve (dans un menu facile d’accès prévu à cet effet) pour montrer une incohérence, voire révéler un mensonge. Le gameplay est simple et l’ensemble est facile à prendre en main. En plus, lors des enquêtes, les joueurs ont une certaine sécurité puisque notre avocat ne quitte pas cette phase tant qu’il n’a pas toutes les pièces à conviction entre ses mains. Cela permet de ne pas se pointer au procès en étant passé à côté de quelque chose.


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En revanche, lors des procès, mieux vaut réfléchir un minimum, sinon une sorte de barre de crédibilité / vie (retravaillée dans le premier opus pour l’occasion) descend lorsque le juge ne trouve pas une preuve avancée convaincante. Or, si celle-ci tombe à zéro, notre client est forcément jugé coupable. Il faut donc tout faire pour trouver les failles, les réflexions entre parenthèses de notre protagoniste (pour lui-même et donc le joueur par extension) et les interventions de certains membres de la famille Fey aidant le joueur à faire le point. Le bon côté, c’est que la difficulté est vraiment bien équilibrée, permettant à tout un chacun d’y aller à son rythme en profitant comme il se doit des quatorze affaires, celles-ci devenant de plus en plus complexes. Ce qui fait la force de la licence, c’est assurément le scénario. Les enquêtes sont parfois assez fun, d’autres fois plus sombres, voire plus personnelles (le troisième volet revient pas mal sur le passé de nos personnages principaux, jusqu’à avoir deux passages jouables avec un autre perso très apprécié) mais elles apportent toutes ce petit truc qui fait qu’on ne s’en lasse pas. Humour, jeux de mots à foison, personnages hauts en couleur, situations rocambolesques, retournements de situations inattendus, tout est fait pour garder le joueur scotché à sa manette durant une trentaine d’heures.


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Logiquement, mieux vaut commencer par le premier opus et continuer dans l’ordre si vous ne connaissez pas du tout la licence. Visuellement, le titre se compose majoritairement de plans fixes et de dessins légèrement animés. Le portage de la version iOS HD passe bien sur nos écrans, c’est propre et net, à l’exception des plans larges qui perdent en détails. Le lissage ne plaira pas forcément à tous puisqu’il enlève également un peu de cachet au pixel-art de l’époque. Le portage a tout de même le mérite d’offrir des visuels certes assez simples mais qui passent parfaitement sur nos grands écrans larges. La musique est toujours aussi bonne et les bruitages typiques de la licence, notamment lors des Objections!, Hold it! et Take that! sont dans leur jus, aussi caricaturaux que par le passé. En somme, le portage est réussi et le prix est très correct puisqu’il est affiché à 29,99€. Si on compare avec les opus Nintendo DS, que l’on trouve en occasion entre une quarantaine et une centaine d’euros chacun, on peut dire que ça vaut le coup.


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En revanche, si on regarde le prix de la version iOS de 2013, fixé à 18,99€, on se dit qu’il vaut mieux opter pour cette dernière si on est équipé. De même, si on connaît déjà bien cette première trilogie, le passage à la caisse est plus que dispensable puisqu’il n’y a aucun bonus. Ce ne sont pas les dix slots de sauvegarde et la possibilité de sauvegarder à tout moment via le menu des options, certes deux features très appréciées, qui vont changer la donne. Quand on sait en plus que les titres ne sont actuellement disponibles qu’en japonais et en anglais, alors que les opus DS ont bien été localisés, on se dit qu’il y a un souci. Les sous-titres français (espagnols, allemands, etc.) arriveront cet été mais cela a de quoi refroidir les non anglophones (qui ne maîtrisent pas le japonais), du moins jusqu’à cet été…



Sur nos consoles, Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy est le portage du resmaster du portage du portage… Mais cette trilogie des trois premiers opus reste un bon investissement pour tous ceux qui ne connaissent pas la licence et qui apprécient les jeux d’enquête et l’idée de se mettre dans la peau d’un avocat. Le scénario et les dialogues sont clairement les points forts de la licence. Ces éléments ont beau avoir entre 15 et 18 ans, ils n’ont pas vieilli d’un poil, mêlant avec brio passages loufoques, drôles et passages plus sérieux, sombres. Le lissage enlève un peu du charme de l’époque mais il ajoute un confort visuel non négligeable. Le prix est relativement intéressant, surtout si on n’a pas les opus DS et qu’on n’a pas forcément envie d’y jouer sur son smartphone. Pour le reste, on peut regretter l’absence de bonus ou encore le fait que la localisation dans la langue de Molière ne débarquera pas avant cet été.


Les +

  • Le scénario
  • L’humour
  • Personnages hauts en couleur
  • Difficulté croissante bien dosée
  • 10 slots de sauvegarde
  • La sauvegarde rapide à tout moment
  • La version française sera ajoutée (via une MaJ)
  • Un certain confort visuel
  • La 1ère trilogie pour 29,99€…

Les –

  • Mais la version iOS HD est à 18,99€
  • La version française pas avant cet été
  • Pas de bonus
  • Le lissage enlève un poil du charme de l’époque

Test rédigé par Vincent – Lageekroom

Une pensée sur “TEST : Phoenix Wright : Ace Attorney Trilogy, réveillez l’avocat qui est en vous !

  • 9 avril 2019 à 20 h 44 min
    Permalink

    Ah les Phoenix Wright, définitivement mes jeux préférés après The Last of Us! Même si je les ai refais plus de fois que je ne peux compter, je prendrai cette trilogie sur PS4. Je trouve cette série de jeu tellement bien faite, l’histoire « principale » qu’il y a derrière et les différentes affaires sont passionnantes.

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