Avis BD Glénat : Troubles de l’oralité et La vie en plus
C’est un double avis BD que nous vous proposons dans notre article du jour, avec deux nouveautés à venir aux éditions Glénat le 4 février 2026. Nous avons d’un côté « Troubles de l’oralité », de Stomie Busy et Juliette Mercier, qui aborde le thème des troubles alimentaires pédiatriques, et de l’autre « La vie en plus », d’Izabo et Juliette Vaast, qui nous emmène aux côtés de Marion, victime d’un cancer du sein. C’est parti pour nos avis !
Synopsis de « Troubles de l’oralité » : Bienvenue dans un univers où les cuillères volent, les purées font des tâches et les repas deviennent des aventures ! Ce monde c’est celui de Lola, Simon, Ambre, Kaïs et de tous ceux qui souffrent de troubles alimentaires. En les suivant dans leur quotidien, on découvre des familles confrontées aux troubles de l’oralité chez l’enfant : ces difficultés souvent liées à des maladies digestives chroniques. Pour ces enfants et adolescents, l’action de manger, parler, ou même se brosser les dents devient souvent un défi. Les inquiétudes et les maladresses de la part de l’entourage sont fréquentes et il y a encore une incompréhension autour de ces troubles taxés de caprices. Mais la réalité médicale est tout autre. Dans la grande majorité des cas, l’environnement, les émotions et les expériences passées influencent fortement le rapport à la nourriture. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.

Commençons avec « Troubles de l’oralité« , de Stomie Busy et Juliette Mercier, ouvrage pensé avec le CHU de Lyon qui aborde le thème des troubles alimentaires pédiatriques à travers le cas de différentes familles. Des familles qu’on nous présente au début de la bande dessinée, qui seront aidées par une équipe de professionnels attentifs et surtout pédagogues. Docteurs, infirmières, éducateurs, orthophonistes, diététiciens ou encore psychologues accompagnent les enfants afin de les aider à avancer, chacun à son rythme. Si l’ouvrage se penche sur de vraies difficultés, traversées par de nombreuses familles, l’ambiance proposée est bourrée de fraîcheur et de bienveillance. L’humour est très présent (et fait clairement mouche), on s’attache très vite aux différentes familles, et on suit leur parcours avec attention et émotion. À travers des rencontres avec des spécialistes, des ateliers ou tout simplement des tranches de vie familiales (pas toujours faciles lorsque vient le moment du repas), on suit ces enfants et leurs évolutions.
L’ensemble est très ludique et très accrocheur, et tout est expliqué avec pédagogie, un cahier complet étant même présent en fin d’ouvrage. On y découvre différentes définitions, des procédés permettant d’aider les enfants à découvrir de nouveaux aliments, ce qu’il ne faut pas faire (le forcing alimentaire) ou encore différentes dispositifs comme des sondes pour aider à l’alimentation. C’est complet et vraiment intéressant, et l’humour et la mise en scène permettent de rendre le tout accessible et agréable à lire. Les dessins sont très chouettes, les couleurs bien choisies, et les textes parfois nombreux restent parfaitement digestes. Cerise sur le gâteau, l’ouvrage est vendu à prix doux (11,50 €). Pourquoi se priver ?

Synopsis de « La vie en plus » : Marion est une mère de famille épanouie. Alors, le jour où le diagnostic tombe, son monde vacille. Car Marion est atteinte d’un cancer du sein, comme « tante Catherine » avant elle. Très vite, la jeune femme est orientée vers Gustave Roussy, premier centre français et européen de lutte contre le cancer. C’est entre les murs de cet établissement d’excellence, où se croisent de nombreux patients, qu’elle va entamer un chemin vers la guérison. À travers le regard de Marion, d’une mère, d’une femme, d’une battante, le lecteur plonge dans un parcours de soin à la fois intime et universel. Entre diagnostics éclair, chirurgie de pointe et espoirs portés par la recherche, chaque étape, comme chaque rencontre, va permettre à Marion d’avancer et de porter un regard neuf sur les progrès médicaux et les idées reçues. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.

On change de sujet avec « La vie en plus – Ensemble, guérir le cancer« , qui aborde le thème du cancer du sein à travers l’histoire de Marion. Mère de famille épanouie, Marion voit sa vie chamboulée lorsqu’on lui découvre un cancer du sein après différents examens. Direction Gustave Roussy (premier centre français et européen de lutte contre le cancer) pour Marion, que nous allons suivre durant les différentes étapes de sa maladie. Rencontres touchantes, moments de doute mais aussi d’espoir, vie familiale : les moments d’humanité se succèdent, tous très forts, et on accompagne Marion dans cette difficile épreuve. L’ouvrage nous raconte son parcours, mais pas que, et on découvre également celles et ceux qui travaillent dans l’ombre (scientifiques, cliniciens, chercheurs) mais dont le rôle est capital, et qui traversent eux aussi des moments difficiles. Profondément humain, l’ouvrage s’attarde sur tous ces personnages qui accompagnent et rassurent, avec un seul objectif : aller de l’avant et aider son prochain.
Marion passe par des étapes difficiles (perte des cheveux, nausées, fatigue, enfants à gérer) mais s’accroche et fait de belles rencontres, comme cette fillette déjà opérée six fois pour une tumeur au cerveau, et qui a perdu la vue après l’une des opérations. C’est poignant, et ça fait forcément réfléchir et relativiser, avec de beaux messages à la clé. Voir ces gens se battre au quotidien est une immense source d’espoir, et Marion réalise qu’elle n’est pas seule. On a d’ailleurs l’impression d’évoluer à ses côtés, et de ressentir ses émotions, le travail sur les regards étant très réussi. On trouve également de nombreuses citations durant la lecture, de différentes personnes du milieu hospitalier, de psychologues ou de Marion elle-même. Puis, comme pour « Troubles de l’oralité », un cahier complet est disponible en fin d’ouvrage avec des informations sur Gustave Roussy et tout ce qui tourne autour du cancer, clairement une des maladies du siècle. Le ton de « La vie en plus » est plus grave que « Troubles de l’oralité », mais plusieurs notions émergent de ces deux lectures, liées à l’humanité, la famille, et surtout l’espoir.

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