TEST : Apartment No 129, descente aux enfers dans un immeuble maudit
« En 2009, deux jeunes filles vivant dans l’Appartement n°129 en Turquie ont effectué des rituels sataniques avec des bougies tard dans la nuit. Selon les allégations, les filles, qui vivaient au dernier étage de l’immeuble, ont mystérieusement perdu la vie cette nuit-là ». Présentée comme une histoire vraie, notre jeu du jour nous place dans la peau d’Emir, et nous propose une petite balade dans les couloirs sombres d’un immeuble qui réserve son lot de mauvaises surprises. Walking simulator horrifique, Apartment No 129 est une expérience de 3 à 4 heures maximum comme on en voit beaucoup, mais parvient, malgré ses défauts, à proposer quelques sensations intéressantes. C’est parti pour notre avis !
Apartment No 129 nous prévient d’entrée de jeu : il faut lire les documents découverts au fur et à mesure de notre progression pour, justement, progresser. Et il vaut mieux ne pas les louper, sinon vous allez tourner en rond, d’étage en étage, de salle en salle. Concrètement, chaque feuille (souvent mise en avant, précisons-le) vous donne une indication sur le prochain endroit où vous rendre. On découvre le « lore » de notre récit, et toutes les horreurs qui nous attendent. Pièces sombres, ambiance sonore bien flippante, rencontres glauques, tout est là pour vous faire frissonner, avec plus ou moins de réussite. On apprécie également les nombreuses références aux autres jeux du genre, et ce dès le début du récit. C’est bien intégré, et on se laisse globalement prendre au jeu, même si nous sommes clairement passés à côté de l’histoire et de son dénouement.

Le jeu démarre avec la découverte d’un homme pendu, et plus l’histoire avance, plus on s’enfonce dans l’enfer des lieux. Bras et jambes coupées, boyaux entassés, éviers remplis de sang, tas de crânes humains, tronçonneuse ensanglantée et visions cauchemardesques s’enchaînent, chaque pièce réservant de bien vilaines surprises. Il y a même quelques jumpscares efficaces ! Les situations s’enchaînent bien, et même si l’ensemble est globalement linéaire, il nous est arrivé une ou deux fois de tourner un peu en rond, la faute à une traduction française un peu approximative. L’ambiance reste excellente, immersive, lorgnant du côté du found footage, et le jeu est propre visuellement, très fluide, avec quelques effets visuels réussis. On peut dire qu’Apartment No 129 se place un peu au-dessus de la moyenne en termes de graphismes.

On trouve également quelques affrontements, qui réservent des sueurs froides mais pas dans le bon sens du terme. La visée est imprécise, et on vide son chargeur sur les différents ennemis sans trop comprendre ce qui se passe. Pire, le rechargement de l’arme n’est pas automatique quand le chargeur est vide, et on appuie parfois sur la gâchette comme un demeuré sans que ça tire et sans qu’on s’en rende compte dans le feu de l’action. Le premier affrontement, avec votre hache face à un « chien », est une véritable purge. Manipuler les objets de son inventaire reste globalement pénible, et on a toujours autant de mal avec ces lampes-torches dont il faut changer les piles toutes les 10 minutes. Si cela est censé renforcer le sentiment d’angoisse, ce n’est pas forcément réussi. Heureusement, on trouve assez rapidement une lampe à fixer sur son arme, ce qui règle le problème.

Apartment No 129 est un énième walking simulator, clairement, mais le jeu parvient malgré tout à proposer une expérience plutôt efficace pour les amateurs du genre. Son ambiance soignée, ses décors glauques et sa montée progressive dans l’horreur fonctionnent bien, et certaines séquences sont efficaces. Malheureusement, des mécaniques maladroites, une traduction approximative et des phases d’action franchement laborieuses viennent ternir l’ensemble. Rien de rédhibitoire pour qui aime explorer des couloirs sombres à la recherche de mystères macabres, mais l’expérience aurait gagné à être un peu plus peaufinée. Une curiosité du genre, imparfaite mais capable de surprendre.
Les +
- Ambiance horrifique réussie et immersive
- Bonne montée en tension au fil de l’exploration
- Environnements bien glauques
- Quelques jumpscares efficaces
- Références au genre bien intégrées
- Graphismes propres et fluides
Les –
- Traduction française approximative
- Combats maladroits, voire pénibles
- La gestion de l’inventaire
- Progression qui peut être confuse si on rate un document

Lageekroom
