TEST : le jeu narratif KONA est de retour en réalité virtuelle

Sorti il y a un an et demi environ, KONA était une expérience narrative réussie et à l’ambiance travaillée. Fort de son succès, le jeu fait à nouveau parler de lui aujourd’hui, à travers le Playstation VR. C’est en effet via le casque de réalité virtuelle de Sony que nous avons pu nous replonger dans l’aventure, un PS Move dans chaque main (jouable également à la manette). Les nouveaux arrivants pourront se procurer le bundle (jeu de base + mise à jour VR) pour une vingtaine d’euros, tandis que la mise à jour seule est disponible pour 6 euros (à télécharger ici). L’immersion est-elle au rendez-vous ?


Test Kona PSVR Lageekroom


QUE VAUT LA VERSION PSVR DE KONA ?


Disons le tout de suite, la jouabilité aux PS Moves est assez délicate. Les déplacements ne sont pas libres, et l’absence de stick se fait cruellement sentir. Chaque move représente une main de votre personnage, et vous devrez interagir et enquêter en les déplaçant sur les éléments du décor. Le tout aurait pu être vraiment sympa mais la manette procure de bien meilleures sensations, la liberté étant au rendez-vous. La jouabilité s’avère du coup plus immersive, et les raccourcis manette facilitent les contrôles.

Graphiquement, le jeu a baissé d’un cran, notamment en terme de résolution. Sans être une beauté fatale, le jeu de base proposait une chouette direction artistique et quelques décors vraiment sympas. En VR, le tout s’avère bien plus flou (comme souvent), et l’aliasing est très voyant. On a parfois l’impression d’avoir un jeu PS2 devant les yeux, mais avouons le, on s’y fait, et l’immersion, le scénario du jeu ainsi que sa bande son rattrapent le tout.

Il faut dire que le scénario du jeu et sa narration sont clairement les points forts d’un titre vraiment dépaysant. Kona est une expérience plaisante et une aventure intéressante. Le jeu est prenant, l’ambiance, visuelle comme sonore, est réussie et le narrateur canadien renforce l’immersion. On a clairement envie d’avancer dans l’enquête, d’en découvrir plus, tout en se laissant porter par l’atmosphère de plus en plus oppressante et froide du jeu. Les développeurs ont réussi à installer une ambiance travaillée tout en mettant en avant le folklore de leur pays. Les développeurs de Parabole savent créer une ambiance, c’est indéniable. Kona est prenant et la voix-off juste ultra immersive. On a envie d’avancer dans l’histoire et de plonger à fond dans l’univers glacé mis en place. Dommage que la technique ne suive pas et casse quelque peu le rythme, la faute à des temps de chargement pénibles et quelques carences graphiques. Mais l’immersion et la narration rattrapent le coche, même si le côté survie passe au second plan


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RETROUVEZ CI-DESSOUS NOTRE TEST DE KONA LORS DE SA SORTIE SUR XBOX ONE


Milieu des années 70 : vous êtes Carl, enquêteur de son état, envoyé dans une petite bourgade perdue dans les forêts canadiennes pour une enquête très particulière. Meurtres et événements paranormaux vont rythmer l’enquête de notre personnage, qui va être victime d’un accident de voiture dès le début de l’aventure. Accompagné par une voix-off incroyablement immersive (à l’accent canadien léger) et racontant vos faits et gestes, notre héros va rapidement se retrouver en pleine tempête et subir le froid local. L’aspect survie pointe le bout de son nez et il s’agira de fouiller le coffre de la voiture pour trouver de quoi aller se faire un feu dans la bâtisse la plus proche. Après un poil d’exploration, on pourra allumer un feu salutaire pour augmenter notre chaleur corporelle. Ces emplacements font également office de points de sauvegarde en cas de coup dur.

Après avoir trouvé des chaînes pour les pneus de la voiture (que l’on pourra conduire), on reprendra la route pour découvrir rapidement que les lieux sont bien calmes, trop calmes, voire déserts. L’enquête va se mettre en place et les révélations arriver petit à petit. Le titre se veut narratif et limite de ce fait les actions de votre personnage, le tout restant finalement assez linéaire. On se déplacera d’un bâtiment à l’autre pour trouver des items qui nous serviront plus tard pour progresser, et les allers-retours seront malheureusement assez nombreux. Les mécaniques de jeu restent finalement assez basiques, surtout pour le côté survie, qui est finalement relayé au second plan, mais qui parvient à entretenir une certaine menace, tout en créant une atmosphère angoissante. On peut le dire, l’ambiance est excellente, portée par des dialogues au poil et un sound design prenant.

L’envie d’en découvrir davantage pousse le joueur à avancer dans l’aventure et à résoudre les petites énigmes pour progresser. L’ambiance est loin d’être aussi horrifique que dans un Layers of Fear mais reste très travaillée et intéressante. Le jeu est un FPS et les développeurs ont ajouté des phases d’action loin d’être indispensables. Un peu molles, ces phases n’ont finalement que peu d’intérêt et un système de fuite ou de cache-cache à la Outlast aurait pu être davantage adapté. Autre bémol, technique cette fois-ci : le titre est correct sans être extrêmement beau ou détaillé, mais souffre de tearing, de lags et de temps de chargement pénibles. Les zones ne sont pourtant pas bien grandes, mais le jeu semble assez mal optimisé. Certaines textures sont vraiment basiques et le tout reste assez vide, même si l’ambiance, une nouvelle fois, est bien là. Niveau durée de vie, comptez entre 6 et 7h suivant votre envie de fouiller les lieux.



Nous ne boudons jamais notre plaisir à l’arrivée d’un jeu PSVR, et encore moins lorsqu’il s’agit d’un jeu réussi ! Kona en VR est une expérience intéressante, grâce à son scénario et son immersion, malgré une technique vraiment moyenne. C’est souvent flou, l’aliasing est très présent, mais on arrive à s’y faire et le jeu s’avère intéressant à jouer. Privilégiez par contre la jouabilité à la manette. Aux moves, c’est raté.


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