Avis & critique manga : Fake Rebellion – Tomes 1 et 2 (série complète)
Présenté comme « une dystopie à l’efficacité redoutable », le manga « Fake Rebellion » débarque en ce tout début d’année 2026 chez son éditeur Mana Books ! Série complète en 2 tomes, disponibles le même jour, à savoir le 8 janvier très exactement, « Fake Rebellion » est signé Sasaki Yuchang et nous offre un cocktail d’humour et d’action dans une société dystopique où les machines ont pris le contrôle. C’est parti pour notre avis !
Synopsis : Et si la révolte n’était qu’un mensonge ? Tombée sous le joug de l’empire des Machines, l’humanité a été classée en fonction de ses capacités. Hanamiya, héritière du trône de l’ancien empire de Einheit, rallie à elle les orphelins de rang F dans l’espoir de lancer, un jour, une grande rébellion. Dans cette lutte acharnée, le « death genesis drive » pourrait bien être le dernier espoir des hommes, le tremplin leur permettant d’en finir avec ce monde d’acier qui entrave leur avenir !

On peut dire sans se tromper que les couvertures de « Fake Rebellion » ne passeront pas inaperçues dans votre librairie, comme vous pouvez le voir sur la photo principale de notre article ! Le manga de Sasaki Yuchang débarque donc en ce début d’année chez Mana Books, avec deux tomes disponibles en simultané. La série est d’ores et déjà complète, et découvrir un récit de ce genre dans son intégralité est vraiment chouette. On se lance dans « Fake Rebellion » comme on se lance dans un bon film de science-fiction, pour y découvrir une société dans laquelle les machines ont pris le contrôle de notre société et classent les humains en fonction de leurs capacités.
Rapidement, on découvre notre duo de héros, une « fausse » princesse et « vrai » prince, qui s’allient pour faire bouger les choses. Dès son premier tome, « Fake Rebellion » étonne, par son dynamisme, ses personnages, sa mise en scène, mais également par les thèmes qu’il aborde. On nous parle de lutte des classes, d’héritage, mais surtout de résister à la menace et de toujours garder espoir. Nos héros font des rencontres, parfois touchantes, et on découvre le pouvoir de Kicca, le « death genesis drive », une arme qui permet de recréer virtuellement des personnes à partir des regrets qu’elles ont laissés sur Terre en mourant. De quoi donner un dernier moment de bravoure voire un dernier sourire à des personnes parties trop tôt.

« Fake Rebellion » mélange très bien les genres, et nous livre une société crédible dans laquelle les humains ont tout perdu ou presque. Les quelques touches d’humour fonctionnent bien (principalement liées aux relations entre nos héros), on trouve quelques cases plus sexy (avec un référence plutôt sympa à Tortue Géniale), un poil de violence, et des séquences d’actions très bien gérées. Le récit manque parfois d’originalité, mais on se laisse tout de même embarquer grâce au rythme maîtrisé, principalement dans le tome 2, qui développe davantage le potentiel aperçu dans le premier volume.
Visuellement, le trait de Sasaki Yuchang gagne en ampleur, notamment dans les scènes d’action, plus lisibles et proposant un vrai sens du mouvement. Les designs des machines et des environnements renforcent encore cette impression de monde oppressant et déshumanisé, tandis que certaines doubles pages dégagent une belle classe. Le ressenti global est donc très positif : le récit monte en puissance, les enjeux se précisent et vont droit au but. Sans révolutionner le genre, ce deuxième tome conclut l’histoire de manière efficace et laisse une impression de maîtrise, avec un univers (certes parfois cliché) qui mériterait de revenir dans de futures histoires !
Lageekroom
