Avis & critique : Sweet Home – Tomes 11 et 12 (récit terminé)

Quasi 7 mois après un tome 10 au rythme haletant et qui nous laissait à peine le temps de respirer, « Sweet Home » est de retour aux éditions Ki-oon avec un nouveau volume disponible depuis le 14 août 2025 ! Trahison, suspense et monstruosités nous attendent dans cet avant-dernier tome, toujours concocté par le duo Carnby Kim et Youngchan Hwang, et il est temps de vous donner notre avis. C’est parti !

– Mise à jour de l’article avec notre avis sur le tome 12, disponible le 26 février 2026 (dernier tome) –


Synopsis : Alors que les créatures envahissent le rez-de-chaussée, les survivants sont éparpillés en plusieurs groupes : dans le parking souterrain, Eun-Hyeok et Byeong-Il sont obligés d’abandonner Du-Shik à son sort afin de transporter jusqu’au toit-terrasse le matériel que ce dernier leur a confié, tandis que Jung-Seop et Sang-Wook règlent leurs comptes à coups de poing pour prendre le contrôle du bus garé devant l’immeuble. De leur côté, Hyeon-Su et Ji-Su ont réussi à récupérer Eun-Yu ainsi que les enfants, mais pour rejoindre les escaliers, il faut distraire les abominations qui rôdent autour. La sœur d’Eun-Hyeok fait alors glisser au sol un téléphone… dont la sonnerie retentit dans tout le hall d’entrée ! Au même moment, une silhouette humaine s’approche des trois personnes qui ont atteint le 10e étage… Serait-ce une autre rescapée ?



« On a attendu si longtemps… C’est le début de notre ère »

Comme précisé dans notre introduction, ce tome 11 de « Sweet Home » est l’avant-dernier de la série. Et clairement, les choses semblent bien mal barrées pour nos héros. Difficile pour eux de ne pas perdre la boule face aux multiples épreuves traversées, et surtout face aux monstruosités de plus en plus nombreuses. Nous avons mis quelques pages avant de nous replonger pleinement dans l’ambiance, la sortie assez espacée des derniers tomes n’ayant pas favorisé l’immersion. C’est un peu dommage, surtout quand un personnage majeur du récit se sacrifie, dans une scène vraiment excellente mais qui a eu du mal à nous toucher totalement. Néanmoins, il faut avouer que ce tome 11 est riche, qu’on parle des combats et de leur mise en scène toujours aussi efficace, des tensions entre les différents personnages (qui entraînent bien souvent à de mauvaises décisions), ou des visuels toujours aussi classes (certains monstres font une nouvelle fois froid dans le dos).

Certaines séquences sont vraiment puissantes, et le rythme ne faiblit pas. L’humanité est au bord du gouffre, au bord de la folie mais surtout au bord de la transformation. Le lore se développe plutôt bien dans ce tome 11, avec encore de nombreux mystères liés aux cocons et à ces monstres à l’apparence humaine. L’âme humaine est au cœur du récit, et fait même partie d’une révélation aussi surprenante qu’étrange. Un parti pris assez audacieux, qui divisera sans doute, mais qui sort de l’ordinaire. Les transformations ne seraient pas liées à un virus, ou encore à une invasion extraterrestre, mais bel et bien à nous-mêmes et à notre âme. On nous parle de désir, de vide, de regrets, de famille, de nouveau départ… C’est assez intriguant, et clairement prometteur pour la suite. Un tome 12, qui sera le dernier donc, et qui promet de démarrer sur une séquence particulièrement haletante. Vivement !


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Sweet-Home-T12Synopsis du tome 12 (dernier tome) : Pour mettre le plan d’Eun-Hyeok à exécution, les survivants continuent leur ascension jusqu’au toit-terrasse, avant de préparer le matériel bricolé par Du-Shik qui leur permettra, avec un peu de chance, d’atteindre la colline face à l’immeuble. Hélas, les monstres sont à leurs trousses et risquent de débarquer d’une minute à l’autre ! Afin de gagner du temps, Yi-Hyeon et Yu-Ri essaient tant bien que mal de leur barrer la route, mais c’est l’intervention de Ji-Su, retournée dans son appartement, qui parvient à détourner l’attention des abominations : la jeune femme s’est en effet mise à jouer de la basse aussi fort que possible ! Seulement, Hyeon-Su refuse qu’elle se sacrifie… Arrivera-t-il à la sauver ?

« Est-ce une bonne chose de ne plus avoir aucun désir ? Est-ce qu’on réellement plus heureux sans émotions ? »

Clap de fin pour la série « Sweet Home » le 26 février prochain, avec un tome 12 qui viendra conclure une histoire débutée en 2022 ! Après toutes ces années à suivre le récit de Carnby Kim et Youngchan Hwang, cela fait forcément quelque chose, mais tout a une fin et nous nous sommes lancés dans ce dernier volume avec l’envie d’avoir quelques réponses à nos questions. De ce côté-là, c’est du 50/50, et si quelques révélations ont été au programme du tome 11, celui à venir est plus avare et laisse planer le doute sur de nombreux éléments. Est-ce vraiment un mal ? Pas forcément, car tout n’a pas besoin d’être expliqué, et c’est surtout le destin de nos héros que nous avions hâte de découvrir. À l’image des films de zombies de Romero, l’ouvrage ne cherche pas à donner de significations scientifiques à ce qui se déroule, le focus restant sur l’humain et pas sur le mystère. « Sweet Home » n’a pas l’ambition de développer d’où viennent les monstres, mais s’attarde sur des thèmes liés à la solitude, la dépression, au désir, à nos réactions face à l’horreur…

Le « double » de notre héros, qui représente en quelque sorte son âme, déstabilise quelque peu dans le tome précédent. La « blancheur » de ce double (pur, sans émotion), représente en quelque sorte l’état brut du désir, avant qu’il ne prenne une forme monstrueuse. Le désir et les transformations qui y sont liées ne viennent pas d’un virus extérieur, mais sont déjà en nous. Qui va vivre, qui va mourir ? Vous le saurez en découvrant ce dernier tome, mais sachez une chose : tout est possible ! Action, monstres bien dégueu et visions d’horreur se succèdent dans un rythme toujours aussi soutenu et une tension qui ne faiblit jamais. On tourne les pages à vitesse grand V pour découvrir le destin de chaque personnage, et des monstres de plus en plus horribles. Plus le désir de l’humain est fort, plus la transformation est extrême, avec quelques subtilités qui laissent penser à un nouveau type de créature, une nouvelle étape dans l’humanité (incarnée par notre héros). C’est puissant et toujours aussi accrocheur, à l’image de la série dans sa globalité.


Lageekroom

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