Avis manga Glénat : Baby – Tome 1 (série en 3 tomes de Chang Sheng)
Nous avons découvert le travail de Chang Sheng avec « Yan », série en 3 tomes dont nous avons parlé sur le blog à cette adresse. En ce mois d’avril, les éditions Glénat proposent de découvrir « Baby », troisième création de l’auteur taïwanais après « X Girl » et « Stanle », et avant « Yan ». Toujours éditée par les éditions Glénat, cette série en 3 tomes est une totale découverte pour nous, et nous avons eu la chance de recevoir le premier volume avec un peu d’avance. C’est parti pour notre avis.
Synopsis : 1er décembre 2043… Le “Jour du Jugement” est proche. Dans les rues délabrées de Taïwan un parasite inconnu, Baby transforme les êtres humains en monstres mécaniques, provoquant un véritable carnage et poussant l’humanité au bord de l’extinction. Attaquée par l’un de ces mutants, Élisa survit, mais un Baby réussit à s’introduire dans sa main gauche, sans pour autant la transformer en un hybride mécanique ! Un an plus tard, Élisa décide de quitter la ville pour faire toute la lumière sur cette affaire. Alors qu’elle est gravement blessée, elle croise sous terre une équipe de chercheurs en mission secrète : ils doivent ramener une mystérieuse jeune fille nommée Alice au sanctuaire des humains. Alors qu’ils sont cernés par les mutants et se demandent si leur dernière heure a sonné, Alice pourrait bien être la clé de l’énigme…
Dans une interview très intéressante de Chang Sheng sur le site Manga News, on découvre que le mangaka a travaillé sur le concept de « Baby » des années avant sa parution. « On peut dire qu’il y a un avant Baby et un après Baby dans ma carrière » affirme Chang Sheng, considérant sa série comme un tournant dans son esprit créatif. Et on comprend parfaitement ses dires en découvrant le premier tome proposé par Glénat (3 tomes seront proposés en tout contre 5 à l’origine), l’éditeur ayant mis les petits plats dans les grands. Grand format, plus de 300 pages pour ce premier tome, ajout de pages en couleurs sublimes, couverture à tomber par terre avec un très bel effet de brillance sur le personnage : l’ouvrage est ultra qualitatif et plaira tout autant aux collectionneurs qu’aux curieux de découvrir le récit. Chaque tome sera vendu 14€95, un prix tout à fait convenable quand on voit le résultat final. Ceci étant dit, il est temps de se pencher un peu plus sur le manga en lui-même. « Baby » nous embarque dans un univers post-apocalyptique, dans lequel un parasite transforme les êtres humains en monstres mécaniques. L’héroïne de notre histoire, Élisa, se retrouve elle aussi infectée, mais ne se transforme pas totalement et devient une combattante hybride qui va tout faire pour défendre une humanité quasi éteinte.
Le prologue envoie d’emblée la sauce, avec une séquence d’action ultra jouissive durant laquelle on découvre Élisa et la façon dont elle est infectée. Puis on découvre le monde après l’attaque, et tout a été réduit à néant. Néanmoins, Élisa, accompagnée du robot DR-34 (la touche d’humour de ce premier tome), n’est pas la seule humaine en ville, et on fait rapidement la connaissance de militaires partis à la recherche d’une jeune fille pour le moins mystérieuse. Des survivants intègrent également le récit, et on se retrouve avec pas mal de personnages et une intrigue qui commence tout doucement à s’écrire. Le scénario, assez cliché, n’est pas le point fort de ce premier volume, davantage emballant grâce à son univers, sa mise en scène cinématographique faite notamment de superbes plans aériens, et notre héroïne aussi sexy que badass. Ça bastonne fort d’emblée, et le rythme ne s’essouffle jamais, avec des séquences vraiment stylées ! Les créatures robotiques sont très classes en termes de design, et on trouve par exemple des créatures flippantes qui ressemblent à des mannequins mécanisés, tout droit sorties d’un jeu vidéo horrifique. Visuellement, c’est quand même une sacrée claque, et on jubile en découvrant les capacités d’Élisa et certaines illustrations qui tabassent. Élisa est superbement mise en valeur et « crève l’écran », même si l’expression s’adresse au cinéma. « Baby » commence fort, la découverte est pour nous totale et on en redemande.
Lageekroom