Avis manga Glénat : The Regalia of the Underdog – Tome 1
Certaines séries démarrent pépère, posent tranquillement leurs bases et nous présentent leurs personnages, et puis il y a notre manga du jour, « The Regalia of the Underdog », tout juste débarqué chez Glénat, qui préfère balancer direct une petite claque visuelle et narrative. C’est signé Shinachiku, disponible depuis le 4 février 2026, et franchement, ça réveille. C’est parti pour notre avis !
Synopsis : Richesse. Pouvoir. Talents. Tarte est né avec tout. Son objectif : le Test de Sélection du Roi, le Tessère, qui décide qui au monde sera l’unique élu. Mais le jour de la fin de leur scolarité, Figo, le fils d’un forgeron, le provoque en duel ! Il ne s’agit pourtant que d’un “roturier” aux yeux de Tarte. Pour le garçon pourri par la vie, voici venue l’heure du retour de bâton. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.

Dès ses premières pages, ce premier est un régal visuel. Les planches sont ultra soignées, avec des illustrations qui explosent littéralement sur certaines doubles pages. Il y a un vrai sens du spectacle : armures détaillées, postures héroïques, regards intenses, scènes d’action dynamiques… On sent que l’auteur veut impressionner d’emblée, et ça marche. Et même dans les moments plus calmes, le dessin garde une certaine prestance. On suit un héros qui se voit déjà roi, mais en écrasant les autres. Le genre à traiter tout le monde comme de la plèbe, persuadé que le monde lui appartient déjà.
Ambitieux, arrogant, sûr de sa supériorité, notre « héros », Tarte Aupoir Croqmonsieur (rien que ça), ne connaît pas l’humilité, lui qui est né avec une cuillère dans la bouche et a été accompagné par des domestiques ou des entraîneurs durant toute son enfance. Et forcément, il va tomber sur un os. L’os en question, c’est un fils de forgeron. Pas noble, pas prédestiné, pas spécialement avantagé par la vie, juste un gars solide, déterminé, et capable de lui mettre une bonne petite raclée des familles. Et ce moment-là change tout, parce que derrière l’humiliation, il y a un vrai basculement.

Le récit quitte le fantasme de grandeur pour entrer dans quelque chose de plus aventureux. Ce premier tome pose ses bases, c’est évident, mais on sent déjà que l’univers est plus vaste qu’il n’y paraît et que les enjeux politiques ne demandent qu’à s’étoffer. Mais malgré ce rôle d’introduction, il y a déjà un gros souffle d’aventure. Une énergie qui donne envie de voir les personnages sortir de leur cadre initial, d’explorer, de se confronter au monde. Et c’est ce qui va se passer, avec des premières quêtes secondaires, dignes d’un jeu vidéo, qui vont intégrer de nouveaux personnages et de nouveaux enjeux.
Le potentiel de la série est déjà clairement palpable. Le récit est encore un peu sur la retenu lors de certaines séquences, comme s’il gardait sous le pied des révélations et des affrontements à venir. Les bases sont d’ores et déjà solides, l’opposition entre héritage et mérite est bien installée, et le héros a clairement une marge d’évolution énorme (et nécessaire). Les personnages qui gravitent autour de lui ne sont pas en reste, et quelques petites touches d’humour viennent pimenter le récit. On pourrait bien tenir là une série qui monte en puissance volume après volume, et nous sommes vraiment curieux de voir jusqu’où l’auteur va nous embarquer, après ces débuts prometteurs.
Lageekroom
