TEST : The Caligula Effect Overdose, un J-RPG répétitif mais plein d’idées !

Sorti sur PS Vita en 2016 au Japon puis en 2017 en Europe et aux Etats Unis, The Caligula Effect revient sur Nintendo Switch et PS4 dans une édition Overdose en ce mois de mars. Si vous ne connaissez pas encore ce RPG pour le moins atypique, laissez-nous vous en parler !


TEST : The Caligula Effect Overdose, un J-RPG NIS America blog gaming lageekroomL’histoire de The Caligula Effect Overdose est pour le moins intrigante et prenante. Vous incarnez un lycéen de seconde année qui débarque dans son nouveau lycée, mais les choses s’avèrent pour le moins inhabituelles et curieuses. La réalité semble fuir notre héros, et les élèves du lycée sont comme « possédés » et équipés de pièces d’armures noires. Sous l’emprise de musiciens et d’une IA appelée µ (Mu), les élèves sont hypnotisés et semblent tous heureux. Mais en apparence seulement, et vous allez rapidement vous rendre compte que ce monde n’est pas réel, et qu’il va falloir fuir de cette « matrice » nommée Mobius. Vous n’êtes pas seul, et le Go Home Club, groupe d’élèves que vous allez intégrer, fera en sorte de trouver un moyen de rejoindre le monde réel. L’histoire se dévoile de chapitre en chapitre et certains personnages sont vraiment travaillés, le chara design étant vraiment bon. Des thèmes graves sont abordés, comme la solitude ou encore le deuil. Le jeu pose des questions intéressantes et appuie parfois là ou ça fait mal : ne vaudrait-il pas mieux resté prisonnier de ce monde idyllique plutôt que de retourner dans une réalité triste et monotone, à base de métro/boulot/dodo ?


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Ce qui frappe assez rapidement dans The Caligula Effect Overdose, ce sont ses combats pour le moins travaillés. Concrètement, les affrontements contre les « Digiheads » se déroulent au tour par tour, comme dans tout bon J-RPG qui se respecte, avec des combos et des attaques ultimes à déclencher au moment opportun. Mais la particularité des combats et de présenter à l’avance au joueur les coups qu’il va porter et ceux de l’adversaire. Cette vision du futur permet de planifier ses attaques, ses enchaînements, et d’anticiper certains contres, et l’on retrouve 3 actions différentes à effectuer : attaques, buffs, et soutiens . Mais attention, toute cette organisation peut voler en éclat, et un contre ennemi peut casser l’enchaînement et flinguer votre tour complet. Bien que les affrontements soient plutôt faciles et qu’il soit tentant de tomber dans le bourrinage (sachant que vos personnages reprennent l’intégralité de leurs points de vie après chaque combat et qu’il n’y a aucune potion de soin), les différentes tactiques à mettre en place permettent de varier les plaisirs et de proposer des combats vraiment classes. Le tout est agrémenté d’attaques spéciales visuellement réussies qui dynamisent l’ensemble. De ce côté là, c’est du tout bon.


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Améliorations, nouveaux pouvoirs, tout y est !

On regrettera par contre le level design des « donjons ». Bien que proposant des décors sympathiques, le tout devient vite répétitif, les couloirs se déclinant encore et encore. Il est souvent difficile de s’y retrouver dans ce dédale de couloirs et d’angles droits, et on cavale en cherchant péniblement l’objectif suivant. Les combats et les élèves menaçants étant nombreux, il nous a été fréquent d’éviter un maximum les combats qui ralentissaient considérablement notre progression. Dommage, car l’ennui n’est pas loin. L’aspect RPG est plutôt basique lui aussi, avec du gain d’XP et l’achat et la découverte d’améliorations ou de nouvelles armes. Cet aspect simpliste a pour avantage une bonne accessibilité, permettant au jeu de s’adresser à tous les types de joueurs. Autre chose qu’apporte le portage sur PS4, la possibilité de jouer dans le camp des musiciens, dont le combat et les motivations peuvent s’avérer légitimes. Un point de vue différent bienvenu dans un scénario qui tient plutôt bien la route.


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le chara-design réalisé par Oguchi est vraiment réussi

Le thème de la musique est capital dans le jeu, et la bande son a été choisie en conséquence, optant pour des musiciens Vocaloids comme Pinocchio-P ou encore Kagi-P. Un résultat réussi si ce n’est que la répétitivité s’invite une nouvelle fois à la fête. Les thèmes musicaux tournent en boucle, se répètent, et seules quelques nuances sonores viennent varier les plaisirs tout au long d’un donjon. Après 4h à crapahuter dans les mêmes couloirs et à entendre la même musique, une petite pause s’impose.  The Caligula Effect Overdose mêle visual novel et RPG et le rendu est très coloré. Les textures restent souvent basiques mais le tout possède son identité et il existe quasi 500 élèves différents à recruter dans son équipe. On est loin d’un AAA, mais le résultat est tout à fait correct et fluide.


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On retrouve Tadashi Satomi, scénariste des premiers Persona et de Devil Digital Saga

The Caligula Effect Overdose est un J-RPG accrocheur qui tente quelques originalités visuelles, sonores, et concernant son système de combat. Le tout est en partie réussi, et le jeu souffre principalement d’une grande répétitivité, la faute à des donjons longs au level design plus que basique. C’est dommage, car le scénario mérite que l’on s’y attarde, et le développement des personnages est travaillé, certains thèmes abordés étant profondément matures. Le chara-design est bon, la bande son également (malgré qu’elle tourne souvent en boucle), et les combats, bien que trop faciles, sont assez jouissifs et originaux. Si vous n’avez pas peur de vous ennuyer dans des donjons à rallonge, le jeu vaut clairement le coup d’œil !


Les +

  • chara-design excellent
  • les combats, jouissifs et originaux
  • la direction artistique globale
  • des thèmes matures et véritablement profonds abordés
  • une histoire accrocheuse
  • pouvoir jouer du côté des musiciens
  • des menus accessibles et clairs
  • nombreux PNJ avec lesquels interagir et à découvrir
  • fluide et coloré

Les –

  • level design archi basique
  • combats relativement faciles
  • musiques en boucle
  • donjons très répétitifs
  • graphiquement pauvre


Lageekroom

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