Avis BD Glénat : Grimoire Noir, la claque visuelle de ce début d’année !

C’est le 17 février prochain que sera disponible « Grimoire Noir » aux éditions Glénat. La bande-dessinée de 288 pages scénarisée par Vera Greentea et dessinée par Yana Bogatch (également connue sous le nom de Comic Spectrum sur le net) nous attirait depuis son annonce, et le visuel de sa couverture n’a fait qu’amplifier notre hype. Mais on ne juge pas un ouvrage à sa couverture, vous le savez, et il reste à voir si le contenu vaut le coup d’œil. C’est parti pour notre avis, rassurez-vous sans aucun spoiler.


Avis BD Glénat : Grimoire Noir, la claque visuelle de ce début d'année !Synopsis : Nous sommes aux États-Unis à une époque proche de la nôtre. La commune de Blackwell est la seule de tout le pays à ne pas considérer la sorcellerie comme un acte criminel. Cela n’empêche cependant pas certaines sorcières à abuser de leur magie… Dans cette petite ville, Bucky Orson est un peu morose – qui ne l’est pas, à 15 ans ? Alors que sa meilleure amie l’a quitté pour traîner avec des gens bien plus cool, sa jeune sœur vient d’être kidnappée dans des circonstances troubles. Et face à l’impuissance de son père, shérif de la ville, Bucky décide de mener lui-même l’enquête. Finira-t-il par percer les mystères de la magie de Blackwell ? Dans cet univers fantastique où les larmes font pleuvoir et où les plumes modifient les ombres, revient ce thème de la chasse aux sorcières. D’un romantisme gothique somptueux que ne renierait pas Yslaire, Grimoire Noir s’annonce également comme la révélation d’une jeune dessinatrice à suivre : Yana Bogatch, véritable star d’Instagram. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis BD Glénat : Grimoire Noir, la claque visuelle de ce début d'année !


Une fois n’est pas coutume, nous allons parler des dessins de Yana Bogatch avant de revenir sur l’histoire de « Grimoire Noir ». Pour faire simple, c’est une claque visuelle. Yana Bogatch nous émerveille page après page, avec une immersion incroyable rendue possible par un chara-design réussi et une utilisation des « couleurs » qui hypnotise. Certains chapitres sont en noir et blanc, mais laissent filtrer quelques touches discrètes de couleurs (notamment au niveau des yeux) tandis que d’autres optent pour des couleurs chaudes, penchant du côté du marron ou de l’orange (ces tons là sont plutôt utilisés lors des flashbacks). On notera également l’usage du bleu pour représenter un fantôme, dans une séquence au fond d’un puit qui gère les contrastes à la perfection. On a souvent l’impression d’être embarqué dans un film, tant les visages sont expressifs et variés. Les émotions transpercent les pages, tout comme le malaise que l’on peut ressentir lors de certains passages. Vous vous en rendrez un minimum compte en jetant un œil aux photos prises pour cet article : la mise en scène bénéficie également d’un soin tout particulier, mise en avant par un découpage qui fait ressortir la beauté de certains décors et des silhouettes. Chaque personnage bénéficie de traits caractéristiques, qui facilitent l’immersion et la compréhension d’un scénario qui réserve quelques rebondissements.


Avis BD Glénat : Grimoire Noir, la claque visuelle de ce début d'année !


S’il ne raconte pas l’histoire la plus originale du monde en apparence, « Grimoire Noir » sait apporter sa touche personnelle et nous présenter des personnages souvent mystérieux. La petite sœur de Bucky vient de disparaître… A-t-elle été kidnappée ? C’est ce que pense notre héros, qui aimerait aider son père, désemparé malgré sa fonction de shérif de la ville. Bucky va donc mener l’enquête de son côté, et commencer à découvrir quelques secrets qu’il n’était pas forcément prêt à affronter… Il est également question de sorcellerie, cette dernière étant tolérée dans la commune de Blackwell. Une sorcellerie et des pouvoirs magiques qui ne concernent que les femmes, mais qui pourraient s’avérer être autant un cadeau empoisonné qu’un véritable atout. Difficile de vous en dire plus sans vous gâcher la surprise, mais sachez que de très bonnes idées sont mises en place tout au long de ce récit qui réserve quelques surprises. On notera par exemple le fait, et c’est indiqué dès les premières pages, que le chagrin de la mère de Bucky (d’avoir perdu sa fille) fait tomber la pluie sur la ville. Une pluie qui ne cesse de faire grimper l’eau, à tel point que notre héros se déplace en bateau, et que tout ça commence à créer de réels problèmes auprès des habitants. L’immersion est vraiment excellente, et certains chapitres sont assez oppressants, abordant quelques thèmes forts liés à la famille, à la peur de la différence, et à ce besoin de liberté que ressent chaque être humain au moins une fois dans sa vie.


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Notre ouvrage du jour est une sacrée claque visuelle ! Le coup de crayon d’Yana Bogatch donne à « Grimoire Noir » une identité visuelle marquante, et chaque page est un émerveillement. Le choix des tons et des couleurs est intelligent, et les personnages sont très détaillés et expressifs. L’ambiance parfois sombre, voire gothique, transperce les pages et l’immersion est clairement au rendez-vous ! L’univers présenté est fouillé et détaillé, et de bonnes idées sont mises en place. Côté scénario, quelques rebondissements sont au rendez-vous et bien que l’ensemble ne soit pas très bavard (on enchaîne parfois les pages sans bulles de texte), Vera Greentea sait nous surprendre. L’ouvrage est également superbe qualitativement, avec une couverture rigide de toute beauté et un papier épais qui met en valeur les illustrations. Les éditions Glénat nous font plaisir en ce mois de février, avec un ouvrage à découvrir absolument !


Lageekroom

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