Avis BD Glénat : Les Grandes batailles navales – Falkland

La collection « Les Grandes batailles navales » de l’éditeur Glénat est déjà bien garnie, et on peut y découvrir des ouvrages sur Tsushima, Le Bismarck ou encore Midway. Nous avions d’ailleurs eu la chance de découvrir « Les Grandes batailles navales – Leyte » à sa sortie, et c’est avec grand plaisir que nous nous sommes plongés à nouveau dans cette série avec un ouvrage intitulé « Falkland », disponible depuis le 6 juillet dernier. On retrouve Jean-Yves Delitte au scénario et Marco Bianchini au dessin, et il est temps de vois si le résultat est toujours aussi accrocheur. C’est parti !


Avis BD Glénat : Les Grandes batailles navales - FalklandSynopsis : En 1981, une nouvelle junte militaire succède à une précédente en Argentine sous fond de crise financière. Une junte qui dès lors est confrontée au mécontentement et au risque évident d’une insurrection. C’est alors qu’un archipel situé à 200 milles nautiques des côtes revient en mémoire. Les Falklands, un territoire anglais de quelques kilomètres carrés peuplé de 700 000 moutons et d’un millier d’âmes, va devenir une cause nationale. L’Argentine conteste la souveraineté des Falklands depuis de nombreuses années et davantage. D’ailleurs, épisodiquement, quelques menaces, des mots un peu plus fort que les autres ont été prononcés. Des gesticulations politiques pour se donner bonne conscience. Mais dans ces premiers mois de l’année 1982, la junte militaire fait le choix de reprendre par la force ce qu’elle considère comme sien ! À l’évidence, tout semble bon aux militaires argentins pour raviver la fierté nationale afin de faire oublier le marasme économique ! Mais est-il réellement prudent de s’attaquer à la quatrième puissance militaire mondiale avec sa légendaire Royal Navy ? L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis BD Glénat : Les Grandes batailles navales - Falkland


Lorsque l’on se lance dans ce genre d’ouvrage, on s’attend forcément à en apprendre plus sur les événements historiques abordés. Si vous souhaitez démarrer la lecture avec de bonnes bases, vous pouvez vous rendre directement à la fin de l’ouvrage pour découvrir les 7 pages consacrées au contexte historique. On en apprend beaucoup sur l’archipel des Falkland, sur le contexte économique difficile de l’Argentine et son intérêt soudain pour l’archipel, ou encore sur la crise diplomatique qui va en résulter. Une guerre peut-elle vraiment être déclenchée pour « un bout de terre perdu » ? Une question plus que jamais d’actualité, et que l’on retrouve dans une réplique particulièrement percutante : « J’ai pas de certificat scolaire, mais je sais encore constater que le prix du pain n’a pas cessé de grimper ! Tout comme l’essence à la pompe ! Une bonne petite guerre, ça te détourne l’attention ». Du 2 avril au 14 juin 1982, la bataille va faire rage, et « Les Grandes batailles navales – Falkland » nous raconte cette grande confrontation maritime. En plus du côté historique, c’est l’aspect humain qui est largement développé tout au long du récit, et chaque camp est représenté. Que l’on parle des soldats anglais ou argentins, tous ont une famille et des projets, et personne n’est ni blanc ni noir.

On retrouve malgré tout des sales types de chaque côté, comme cet anglais qui nomme les argentins « bouffeurs de tacos », ou encore ces anciens nazis qui s’allient avec les dirigeants argentins. On suit donc les différentes étapes de cette bataille, le tout intégrant quelques personnages dont nous allons découvrir le destin. L’ensemble est clairement immersif, avec de très belles illustrations qui retranscrivent parfaitement l’immensité de certains lieux et des différentes forces en présence, aériennes comme maritimes. Les engins sont superbement représentés, et le tout est vraiment dynamique. Néanmoins, nous allons faire le même reproche que pour « Les Grandes batailles navales – Leyte » : les visages sont assez inégaux, et on peine parfois à reconnaître quel camp est représenté. Heureusement, des indicatifs visuels, comme des drapeaux, permettent de distinguer les anglais des argentins, mais c’est parfois un peu confus. Malgré ce défaut, l’ensemble est intéressant, détaillé, et on en apprend une nouvelle fois beaucoup sur un événement pas forcément mis en avant dans les livres d’histoire. Une belle découverte au final, qui a le mérite de proposer une vision globale des faits, d’un côté comme de l’autre !


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