Test & avis : Resident Evil Requiem, Capcom frappe encore très fort (PS5 Pro)

La sortie d’un nouvel épisode de Resident Evil est toujours un événement. Nous avons découvert la saga dès son tout premier épisode, sur Sega Saturn, avant de passer par toutes sortes d’émotions (positives comme négatives) en découvrant le 2, le 3, le Code Veronica, les épisodes Survivor ou Révélations, l’incroyable remake sur GameCube, l’enfer du 6 ou encore la « renaissance » de la série avec un septième épisode qui changeait la donne. Tout ça pour dire que malgré des hauts et quelques bas, Capcom a toujours su se renouveler, s’adapter, et proposer des expériences marquantes. Après avoir imaginé une expérience coopérative et même un épisode en monde ouvert, Capcom a trouvé sa voie avec Resident Evil Requiem, notre jeu du jour : un subtil mélange entre l’horreur immersive à la première personne du 7 et de Village, et l’action en compagnie de Leon à la troisième personne. Nous avons eu la chance de recevoir le jeu et de le terminer sur notre PS5 Pro, et il est temps de vous en parler.


resident evil requiem cover jaquette ps5Dans notre introduction, nous avons parlé d’un mélange de styles. C’est en effet le cas avec Requiem, qui prend le meilleur de Resident Evil 7 et 8, ainsi que l’action du 4 (oubliez le 6…). Précisons néanmoins que si l’expérience a été pensée pour être vécue à la première personne avec Grace et à la troisième avec Leon, il vous est tout à fait possible de modifier ça dans les options. Vous pouvez ainsi adapter votre expérience, et tout faire en première personne, ou en troisième, voire même alterner en jeu. Une possibilité vraiment chouette, et nous avons terminé le jeu une première fois avec l’option par défaut, avant de le recommencer en optant pour la troisième personne avec Grace. De quoi redécouvrir certains environnements et vivre certaines scènes sous un autre angle.



Disons-le clairement : Resident Evil Requiem est un gros jeu. Gros dans tous les sens du terme, et on ressort de cette aventure avec l’impression d’avoir vécu une sacrée expérience. De l’épouvante, de l’action, du fan service maîtrisé, des séquences d’action en mode blockbuster (avec une scène à moto pas ultra interactive mais qui donne lieu à des plans somptueux), et un scénario « à la Resident Evil », avec de bons gros méchants malheureusement pas toujours bien exploités : tout ou presque est là.

Oui, le jeu a des défauts, certains presque inhérents à la saga (gameplay un peu lourd, quelques longueurs, des énigmes clairement pas réalistes), mais on a l’habitude et les points positifs reprennent rapidement le dessus. Le jeu démarre fort, avec une intro ultra immersive et l’arrivée de Leon dans une séquence d’action qui semble tirée de The Last of Us, un titre qui a sans aucun doute inspiré les développeurs à de nombreuses reprises d’ailleurs. Resident Evil Requiem prend des idées ça et là (d’Alien: Isolation notamment), y apporte ses bases ultra solides, et le tout donne un titre vraiment généreux.



Vous l’avez compris, les séquences avec Grace misent sur l’épouvante. Elle n’est pas une super soldat, loin de là, et va devoir se débrouiller avec son petit briquet puis un ou deux flingues. Les munitions sont rares, il faut opter pour l’infiltration, et on se retrouve face à des zombies qui ont conservé quelques réflexes de leur vie humaine (ils peuvent même prononcer quelques mots), ce qui apporte un réel plus à l’ambiance. C’est assez stressant (et glauque), on explore, on trouve ses premières clés, et il va falloir tout faire pour quitter les lieux.

On ne vous en dira pas davantage sur l’histoire, mais sachez que vous allez rencontrer une mystérieuse fillette aveugle et que, Resident Evil moderne oblige, une créature va vous coller aux basques (pas qu’une en réalité…). De quoi stresser en permanence ? Oui et non, car l’ensemble reste globalement scripté, mais certaines apparitions restent très réussies. La partie avec Grace est composée d’énigmes relativement classiques pour la saga, mais on ne s’ennuie pas une seconde, et c’est très efficace. On retrouve le système de coffres habituel, les plantes, et son inventaire à gérer.



Avec Leon, c’est pas la même limonade, et c’est la foire au coup de pied retourné. Le lascar a pris de l’âge, mais manie toujours aussi bien la tronçonneuse. On l’avait aperçu dans les vidéos lors de la communication autour du jeu : la partie avec Leon défouraille, et c’est gore, très gore. On peut aiguiser et planter sa hachette dans le crâne des ennemis, les terminer au corps à corps et leur exploser la tête d’un coup de tatane bien placé. L’action est intense, mais rassurez-vous, largement mieux maîtrisée que dans Resident Evil 6.

Le bestiaire est assez varié, quelques boss bien massifs s’invitent à la fête, mais la partie avec Leon réserve aussi quelques énigmes, pas mal d’exploration avec des zones plus grandes, et du fan service (et pas mal de références au cinéma dont une séquence qui rappelle fortement Mission: Impossible 2). Le fan service procure sa dose de frissons ! Forcément, Grace et Leon se croisent, notre héros n’hésite pas à la protéger, mais chaque personnage a sa propre narration. On alterne entre les 2, de façon logique, même si Léon bénéficie d’un segment un peu plus long. Encore une fois, le fan service fait son taf, et si vous avez joué aux précédents titres, et en particulier au remake de Resident Evil 2, vous allez kiffer !



Niveau rythme, ça le fait plutôt bien malgré quelques longueurs, avouons-le. La dernière partie, souvent pénible dans les épisodes récents, est mieux gérée ici. Nous avons mis un peu moins de 13h pour notre premier run, sachant que la rejouabilité est une nouvelle fois au rendez-vous. Comme précisé juste au-dessus, quelques défauts restent présents, comme la lourdeur du gameplay (on peste parfois fort contre Leon) et quelques bons gros clichés qui font lever les yeux au ciel. Un peu comme les punchlines de Leon, trop présentes à nos yeux.

Dès qu’il parle, c’est pour lancer une vanne, et c’est un peu lourdingue à la longue. On n’est pas au niveau de Mister Freeze dans le film Batman et Robin, mais vous avez compris l’idée. Et puis il faut également avouer que certains passages sont ultra abusés… On finit par en rire, mais voir Leon contrer tout et rien avec sa hachette, c’est un peu gros, même si RE ne serait pas RE sans ce genre de choses. Par contre, là où le jeu est quasi inattaquable, c’est dans sa partie technique, et en particulier sur PS5 Pro.


RESIDENT EVIL requiem screenshot ps5 pro review


Visuellement, c’est la claque, et ce d’emblée. Le RE Engine continue de faire des merveilles et Capcom prouve une fois de plus qu’il maîtrise parfaitement son moteur. Les environnements sont ultra détaillés, que ce soit dans les zones urbaines dévastées, les intérieurs ou les décors plus organiques et franchement dérangeants que la série aime tant. L’éclairage joue un rôle central : la lumière de la lampe torche, les ombres ou les reflets au sol sont magnifiques. Les personnages sont eux aussi particulièrement réussis.

Les visages sont expressifs et hyper détaillés, les animations faciales crédibles, et les créatures profitent d’un niveau de détail tout aussi impressionnant. Les zombies, notamment, affichent des textures de peau et des blessures réalistes, et certains monstres sont vraiment cradingues. Le jeu est un véritable blockbuster horrifique, aussi bien dans ses graphismes (et notamment ses décors) que dans sa mise en scène. Et cerise sur le gâteau, ça tourne au poil, en 60 images par seconde ! La DualSense est de son côté très bien exploitée, notamment au niveau des vibrations (notamment au début, quand il pleut). La classe.


RESIDENT EVIL requiem screenshot ps5 pro review


Avec Resident Evil Requiem, Capcom réussit une nouvelle fois à trouver l’équilibre entre tradition et modernité. En mélangeant l’horreur immersive de Resident Evil 7 et Resident Evil Village avec l’action plus musclée popularisée par Resident Evil 4, l’éditeur livre une aventure généreuse qui devrait parler aussi bien aux amateurs de frissons qu’aux fans des épisodes orientés action. L’alternance entre Grace et Leon fonctionne bien et permet de varier les sensations, passant d’une horreur oppressante à des séquences d’action beaucoup plus explosives. Le tout est porté par une réalisation solide, un contenu généreux et un fan service bien dosé. Tout n’est évidemment pas parfait : le gameplay reste parfois un peu rigide, certains clichés scénaristiques font sourire, et quelques passages abusés rappellent que Resident Evil aime aussi flirter avec l’exagération. Mais malgré ces petits défauts, l’aventure reste intense, immersive et franchement plaisante à parcourir.


Les +

  • Une aventure variée et généreuse
  • L’alternance entre horreur pure et action nerveuse
  • La possibilité de jouer à la première ou à la troisième personne
  • Les zombies qui « parlent », bien glauques
  • Une réalisation technique impressionnante sur PS5 Pro
  • Un fan service bien dosé pour les fans de la saga
  • Le sound design, excellent
  • Quelques musiques qui collent le frisson
  • Des séquences d’action spectaculaires
  • Une ambiance toujours aussi efficace

Les –

  • Un gameplay parfois un peu lourd
  • Les punchlines de Leon trop présentes
  • Certains passages un peu abusés
  • Quelques longueurs par moments
  • De bons gros clichés et des méchants sous exploités

Lageekroom

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