TEST : The Alighieri Circle: Dante’s Bloodline (PS5)
Disponible depuis le 10 septembre 2026 sur PlayStation 5, The Alighieri Circle: Dante’s Bloodline est un walking simulator horrifique qui nous propose une réinterprétation particulièrement sombre de la Divine Comédie de Dante. Si le jeu repose sur un mélange d’exploration et de narration qu’on connaît déjà bien, il parvient surtout à se démarquer grâce à ses énigmes, nettement plus travaillées que la moyenne du genre. Nous avons eu la chance de recevoir le jeu dans sa version PS5, et il est temps de vous donner notre avis.
Dans The Alighieri Circle: Dante’s Bloodline, le joueur incarne Gabriele Alighieri, dernier descendant du poète Dante, dont la lignée est frappée par une malédiction : tous les 33 ans, la frontière entre notre monde et l’Enfer se brise et il faut accomplir un rituel au sein du manoir familial pour empêcher les deux mondes de se rejoindre. On retrouve donc tous les ingrédients du walking simulator horrifique, ou presque. Le jeu ne propose en effet pas de combat, pas d’armes, pas d’ennemis à fuir ou de cachettes, mais une progression basée exclusivement sur l’exploration, l’observation et la résolution d’énigmes. Et c’est clairement son point fort.

Le jeu vous demande d’être attentif, de fouiller les environnements, d’examiner les objets sous différents angles, de croiser les indices et parfois de se creuser sérieusement la tête pour progresser. Les énigmes sont logiquement intégrées au récit et à l’univers, avec notamment les références aux cercles de l’Enfer et à la Divine Comédie. Certaines peuvent néanmoins s’avérer un peu frustrantes, notamment lorsqu’on a raté un indice ou un texte important, et il faut avouer que l’ergonomie n’aide pas toujours : il arrive que l’on comprenne parfaitement ce qu’il faut faire sans réussir à cause de commandes un peu imprécises.
L’ambiance est quant à elle particulièrement réussie, avec ce sentiment constant de solitude et de malaise qui se dégage du manoir. Les secrets de famille, la culpabilité et les traumatismes de Gabriele viennent renforcer cette atmosphère, tandis que le passage dans l’autre monde nous plonge dans un Enfer beaucoup plus surréaliste où les décors déformés, les teintes rouges et les créatures étranges donnent véritablement l’impression de pénétrer dans un univers qui nous dépasse. Cette dualité entre le magnifique manoir italien, avec ses marbres, ses peintures et ses effets de lumière très réussis, et ces visions infernales beaucoup plus cauchemardesques fonctionne très bien. Quelques jumpscares bien placés viennent même vous stimuler de temps à autre.

Le sound design et les musiques sont également de qualité, renforcent l’immersion et parviennent bien souvent à mettre la pression. Avec sa durée de vie d’un peu moins de quatre heures, le jeu reste assez court, mais ce n’est finalement pas forcément une mauvaise chose, et ajouter plusieurs heures aurait peut-être fini par étirer inutilement l’expérience. Notez que la voix d’un ancêtre-guide accompagne Gabriele dans sa quête afin de donner un peu de consistance au récit, même si on peine à s’attacher à notre personnage. Côté bémol également, il faut savoir que les checkpoints sont parfois assez éloignés. Veillez à bien terminer une énigme une fois entamée, pour ne pas avoir à tout vous refarcir.
Visuellement, le jeu est clairement une réussite, qu’on parle des effets de lumière évoqués plus haut, du rendu des différentes matières et des décors, parfois impressionnants. La direction artistique rend vraiment bien, et on est souvent happé par le rendu est l’immensité de certains lieux. L’ensemble est parfaitement fluide, en 60 images par seconde, mais un détail nous a néanmoins dérangé, au moins durant les premières minutes : l’absence de réglage du FOV. Ce dernier est trop élevé, avec une déformation de l’image qui peut donner le tournis. C’est assez désagréable au début, mais nous sommes arrivés à passer outre. Espérons tout de même que les développeurs ajoutent l’option (disponible sur PC) dans un futur patch.

The Alighieri Circle: Dante’s Bloodline est une bonne surprise pour les amateurs de walking simulator horrifiques qui aiment surtout chercher, observer et réfléchir. Sa structure reste globalement classique, mais ses énigmes, son univers inspiré de Dante et surtout son impressionnante direction artistique lui donnent une vraie personnalité. Malgré quelques défauts d’ergonomie et cette absence regrettable de réglage du FOV, l’expérience est suffisamment immersive et intelligente pour que ses moins de quatre heures passent finalement très vite.
Les +
- Des énigmes nettement plus poussées que la moyenne et bien intégrées à l’univers
- L’ambiance horrifique et oppressante vraiment réussie
- La dualité entre le manoir réaliste et l’Enfer surréaliste fonctionne très bien
- Très beau visuellement, notamment les textures, le marbre, les peintures et les éclairages
- Une bonne utilisation de la Divine Comédie et des traumatismes de Gabriele
- Sound design et musiques réussis
- Une durée de vie assez courte qui évite de tirer inutilement l’expérience en longueur
Les –
- Certaines énigmes peuvent être difficiles à comprendre sans avoir trouvé tous les indices
- Ergonomie/commandes parfois frustrantes, notamment lorsqu’on a compris la solution
- Peu de véritables interactions en dehors des énigmes et de l’exploration
- Pas de réglage du FOV, avec une déformation de l’image qui peut donner le tournis
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