TEST : The Walking Dead: Streets of Survival (PS5)

Les jeux vidéo The Walking Dead, c’est clairement le jour et la nuit. On a eu droit notamment, à la grande époque de Telltale, à la première saison avec Lee et Clementine, qui était absolument excellente en termes d’émotions et qui a contribué à populariser cette formule basée sur les choix et leurs conséquences. Et puis, à l’inverse, on a aussi eu de véritables purges, comme The Walking Dead: Survival Instinct sur PS3 et Xbox 360, qui était franchement immonde, ou plus récemment Destinies, qui a presque été un plaisir coupable de notre côté, mais qui était tellement handicapé par ses bugs et sa réalisation graphique risible qu’il était difficile de le défendre. Aujourd’hui, la licence revient avec The Walking Dead: Streets of Survival, un beat’em up 2D développé par Odaclick Game Studio et édité par Trailmark Games, disponible le 18 septembre 2026 sur PS5, Xbox Series, PC, Switch et Switch 2. C’est parti pour notre avis !


The-Walking-Dead-Streets-of-Survival-Deluxe-Edition-PS5The Walking Dead: Streets of Survival s’intéresse à l’arc de la guerre contre les Sauveurs, directement inspiré de l’arc All Out War et de la période des saisons 7 et 8 de la série TV, avec Rick, Daryl et Michonne comme personnages jouables,ainsi que Negan à débloquer. L’idée est donc de transposer cet univers dans un genre qui a connu un joli retour ces dernières années, avec des jeux comme Double Dragon Gaiden, Teenage Mutant Ninja Turtles: Shredder’s Revenge ou encore Marvel Cosmic Invasion. Et sur le papier, ça fonctionne plutôt bien. On a quatre modes de difficulté, mais attention : même en normal, le jeu peut être particulièrement corsé.



On affronte évidemment des rôdeurs, mais également les Sauveurs de Negan, et surtout des ennemis armés. Et c’est clairement là que le bât blesse : quand on se retrouve face à cinq, six ou sept ennemis équipés d’armes à feu, ils peuvent littéralement vous empêcher de jouer. Dès qu’on se relève, on se prend une balle, on retourne au sol, on se relève, nouvelle balle, et ainsi de suite. Il faut donc apprendre à utiliser les roulades, à se mettre à couvert, à s’accroupir et à gérer son placement, mais certains passages deviennent franchement pénibles tant les ennemis peuvent enchaîner leurs attaques. Nous avons d’ailleurs fait environ les trois quarts du jeu en normal avant de passer en facile sur la fin, notamment parce que certains checkpoints sont assez éloignés. Et c’est dommage, parce que le gameplay de base se prend très bien en main.

On avance dans les niveaux, on tabasse des rôdeurs et des humains, on récupère quelques objets, on atteint un objectif puis on termine généralement par un affrontement contre un boss. La campagne compte sept missions principales avec différentes variantes, et il faut compter un peu plus de deux heures pour terminer le jeu une première fois. Notre première session a duré environ trois heures, notamment parce que nous avons pris le temps d’améliorer nos personnages. De base, on peut incarner Rick, Daryl et Michonne, chacun avec son style et ses armes, puis on débloque finalement Negan et sa fameuse batte Lucille.



Les améliorations sont plutôt utiles : on peut augmenter le nombre de trousses de soins, les munitions disponibles, la puissance des armes, mais aussi débloquer l’adrénaline, qui permet de déclencher une attaque plus puissante, ou encore réduire le temps de recharge de la roulade. Cette dernière est particulièrement importante puisqu’elle permet d’éviter les attaques et les balles tout en nous rendant invincibles pendant son utilisation, mais elle possède un temps de recharge qui empêche évidemment de la spammer. Malgré tout, le vrai problème du titre vient de son manque de profondeur. On dispose du corps-à-corps, de quelques armes à feu et de quelques combos, mais les possibilités restent très limitées. Michonne, par exemple, se repose essentiellement sur son sabre, et même si c’est plutôt agréable de jouer avec Lucille ou le magnum de Rick, on fait rapidement le tour des mouvements disponibles.

Il n’y a pas de véritable système de boutique, pas énormément de combos à débloquer et même pas de saut. On aurait vraiment aimé avoir davantage de possibilités pour enrichir les affrontements. Heureusement, les niveaux sont plutôt variés : on traverse des rues, des bâtiments, des immeubles, on monte à l’étage pour fouiner un peu, on doit parfois fuir, chercher une carte pour ouvrir une porte ou accomplir quelques objectifs différents. Ce n’est pas révolutionnaire, mais ça permet de casser un peu le simple enchaînement « avancer, taper, tuer » de ce genre de jeu. On retrouve également quelques éléments de l’univers de The Walking Dead, avec notamment les lieux et les ennemis issus de la guerre contre les Sauveurs. Mais c’est justement là que se trouve notre principale frustration : il y avait vraiment un vrai potentiel.



L’univers de The Walking Dead se prête parfaitement à ce genre de jeu, et on sent qu’il y avait de bonnes idées, mais également que le développement a probablement manqué de temps et de moyens pour aller au bout des choses. La réalisation est pourtant loin d’être honteuse. Les sprites sont assez grands, bien animés, les zombies sont particulièrement réussis dans leurs déplacements et leurs animations lorsqu’ils sont touchés ou qu’on leur fracasse le crâne, et les boss sont plutôt sympathiques. Les décors sont en 3D avec une esthétique pixel art, tandis que les personnages sont entièrement réalisés en 2D. Le résultat fonctionne plutôt bien, avec en prime de jolis effets de lumière et de bonnes musiques. Les sprites en jeu sont d’ailleurs bien plus convaincants que les personnages illustrés que l’on retrouve pendant les dialogues.

Dommage également pour la caméra, qui ne se cale pas toujours correctement et peut parfois nous empêcher de voir arriver certains ennemis, ce qui est particulièrement problématique lorsque plusieurs adversaires armés nous canardent à distance. Côté histoire, ne vous attendez pas non plus à quelque chose de très développé. On retrouve bien quelques dialogues et des personnages familiers, mais le scénario reste très basique et sert surtout de prétexte pour nous faire traverser les différents niveaux. Et au final, c’est vraiment ce sentiment de potentiel gâché qui domine. Le pire dans tout ça ? Il n’est pas possible (en tout cas pour le moment) de jouer en coopération avec un ami…


The Walking Dead: Streets of Survival


The Walking Dead: Streets of Survival n’est pas désagréable à jouer, loin de là. Il est même plutôt fun pendant les premières parties, possède une bonne ambiance, une réalisation pixel art réussie et un gameplay immédiatement accessible. Mais il est beaucoup trop limité dans ses possibilités, trop court et surtout pas suffisamment profond pour vraiment rivaliser avec les meilleurs représentants du genre. À une vingtaine d’euros en dématérialisé, le tarif reste correct, mais nous avons clairement pris davantage de plaisir sur Marvel Cosmic Invasion ou les derniers Teenage Mutant Ninja Turtles. C’est dommage, parce qu’avec un peu plus de temps de développement, davantage de coups, de combos, de possibilités et un meilleur équilibrage des ennemis armés, The Walking Dead: Streets of Survival aurait vraiment pu devenir une bonne surprise. En l’état, ça reste un beat’em up sympathique, mais très moyen, qui laisse surtout derrière lui l’impression d’être passé à côté de son potentiel.


Les +

  • L’univers The Walking Dead/arc Negan qui fait toujours sont petit effet
  • Rick, Daryl, Michonne et Negan avec Lucille jouables
  • Des combats assez nerveux
  • Les améliorations de personnages vraiment utiles
  • Des niveaux plutôt variés
  • Des zombies et des sprites réussis et bien animés
  • De jolis effets de lumière
  • Une bande-son efficace
  • Une direction artistique pixel art réussie
  • Des boss plutôt sympathiques
  • Plusieurs niveaux de difficulté (heureusement !)

Les – 

  • Très court : un peu plus de 2 h pour le terminer
  • Gameplay trop basique et vite limité
  • Peu de combos et de possibilités, pas de saut
  • Ennemis armés beaucoup trop pénibles, qui peuvent littéralement empêcher de jouer
  • Quelques gros pics de difficulté
  • Checkpoints parfois trop éloignés
  • Caméra parfois mal fichue, avec des ennemis qu’on ne voit pas arriver
  • Histoire très basique, et personnages peu développés
  • Manque clairement de contenu et de profondeur
  • Pas de coopération, malheureusement

Lageekroom

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *