TEST : Toutous et Chatons Mon Petit Salon (Nintendo Switch)

Certains studios ont bien compris qu’ils pouvaient facilement attirer un certain public en utilisant les animaux dans leurs jeux. Outre la licence Animal Crossing, on ne compte plus le nombre de jeux qui mettent en avant les animaux de compagnie. Little Friends : Dogs and Cats, les jeux Pet Clinic Cats & Dogs et My Baby Chiens et Chats de la licence My Universe, Nintendogs, Léa Passion Vétérinaire, Ma Vie : Vétérinaire, et ce sans parler de ceux qui mettent en avant les chevaux ou des animaux plus fantastiques, on peut dire qu’il y a à boire et à manger. Cela n’a pas arrêté Numskull Games qui a tenu à éditer un autre jeu dans le genre, le bien nommé Toutous et Chatons Mon Petit Salon qui est disponible depuis peu en échange de 34,99€ en version numérique sur Nintendo Switch et en échange de 39,99€ en version physique (grâce à Just For Games). L’éditeur nous ayant transmis un code, nous pouvons vous dire ce que nous retenons de cette expérience…


TEST : Toutous et Chatons Mon Petit Salon (Nintendo Switch)Pour se démarquer un peu du genre, il n’est pas question ici d’être un vétérinaire mais bien d’incarner une employée d’une animalerie. Après avoir sommairement personnalisé le personnage féminin, nous nous lançons dans l’aventure. Notre demoiselle est recrutée dans une animalerie en même temps qu’un autre collègue, Shun. Les deux étant des débutants, la cheffe Mai va les former. L’occasion de camoufler un petit tutorial et de limiter les mini-jeux disponibles, le temps de s’habituer aux bases. On se retrouve donc devant un écran fixe qui matérialise l’animalerie sur lequel on peut naviguer de droite à gauche pour aller du vestiaire jusqu’aux cages des animaux (et une étagère un peu plus lointaine). Cela permet de voir les bulles qui apparaissent à l’écran, affichant des points de suspension (pour des commentaires), des points d’interrogation (pour des mémos notamment) et des points d’exclamation (pour les missions). En somme, une mission correspond à un mini-jeu.


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Il y en a une vingtaine qui sont répartis en trois catégories pourrait-on dire. La première, ce sont les neuf mini-jeux de toilettage (qui se débloquent au fil de l’histoire). Il faut brosser l’animal, lui donner la douche, lui brosser les dents, lui apprendre des tours, lui apprendre à rentrer dans sa cage, lui couper les poils des moustaches, lui raser les poils des pattes (en faisant attention aux coussinets), lui agiter une plume sous le nez ou encore remplir sa gamelle en faisant attention à la quantité de chacun des trois ingrédients utilisés (oui tous les animaux mangent la même chose et ne boivent pas). La deuxième, ce sont les mini-jeux orientés « jeux » pour l’énergie des animaux (jouer à la balle, lancer un disque, caresser sa tête quand elle apparaît complètement ou encore déplacer une fausse souris en évitant que l’animal ne l’attrape). Enfin, il y a les mini-jeux plus commerciaux, comme scanner des étiquettes à la caisse, coller des étiquettes promotionnelles sur les éléments à vendre (jouets, habits, articles de soin, nourriture), aménager la salle de jeu des animaux, assurer des séances photo ou encore passer l’aspirateur. Dans tous les cas, nous avons le droit à un mini-jeu assez simpliste.


TEST : Toutous et Chatons Mon Petit Salon (Nintendo Switch)


Appuyer sur une touche, tourner plus ou moins un élément, faire attention à un tempo ou à une orientation… C’est très basique mais ça reste efficace et accessible à tous les publics. Mieux, les mini-jeux sont en bonne adéquation avec l’action, ce qui donne un aspect cohérent appréciable. Les enfants y arriveront sans mal, du moins dans la difficulté Facile. En revanche, lorsqu’on obtient trois étoiles au mini-jeu, on passe à la difficulté supérieure, jusqu’à terminer en Difficile. Souci, une fois en Difficile, on ne peut plus revenir en arrière. Pour rejouer aux mini-jeux en Facile ou Normal, il faut revenir au menu principal et se lancer dans le mode Travail qui permet simplement d’accéder à toutes les activités (débloquées au préalable dans le mode Histoire) en choisissant la difficulté. Petit plus, tous les mini-jeux sont compatibles avec le tactile de la console en mode nomade. En revanche, tous ne sont pas aussi précis qu’avec les touches. Si les mini-jeux qui utilisent le joystick sont parfaitement adaptés en mode tactile, les autres perdent clairement en précision (le scanner en tactile est vraiment moins pratique par exemple).

Côté gameplay, au-delà de ça, il faut également cliquer sur l’icône associée à une cage avec un animal pour accéder à son menu. On peut alors le visualiser, le caresser, l’habiller d’un petit nœud, d’une cravate, d’une fleur, d’un bandana, etc., ou repartir sur l’une des activités de toilettage. Ceci est important car chaque animal qui arrive à l’animalerie a 0 étoile en énergie et 0 étoile en soin. Or, pour qu’il puisse être adopté, il faut qu’il ait au moins une étoile de soin, donc que l’on ait pratiqué au moins une activité de toilettage, c’est tout. Quand un « client » désire un animal, une icône rose avec des cœurs apparait au-dessus de sa tête. Il suffit alors de cliquer dessus, de passer un dialogue à deux choix (en gros lui dire oui pour l’animal ou l’orienter vers un autre) et de récolter trois tampons (le système de notation du jeu). Quand ce n’est pas ça, on peut avoir une personne qui nous laisse son animal pour une activité spécifique de toilettage, une autre qui nous demande un animal spécifique (race, sexe, voire caractère – ce qui ne change absolument rien dans le comportement des animaux pour le reste) que l’on doit alors trouver via le PC et le site en ligne de l’animalerie pour que l’éleveuse nous le livre le lendemain. Ensuite, on prodigue un soin, on va sur la liste d’attente et on finalise l’adoption. Voilà, cela fait pas mal d’éléments, avec un peu de gestion et beaucoup de mini-jeux.


TEST : Toutous et Chatons Mon Petit Salon (Nintendo Switch)


Le tout va se répéter inlassablement chaque jour. Plus précisément, chaque jour, on va participer à quelques activités sur le temps du matin, chaque activité faisant avancer l’horloge, avant d’attaquer l’après-midi de la même manière. A la fin de la journée, c’est l’heure du bilan, avec la remise du salaire. Pas d’euros ici, il s’agit de points attribués en fonction des mini-jeux faits, ce qui octroie également des tampons qui sont appliqués sur une carte façon carte de fidélité. Au bout de X tampons, vous gagnez un niveau et obtenez un meilleur surnom pour enjoliver votre statut d’employé. Fort heureusement, ici, un jour de travail correspond à une semaine, ce qui fait que quatre jours de travail permettent de boucler le mois. Même si ça semble assez surprenant, cela permet de bien structurer l’avancée, surtout pour les enfants, tout en laissant l’opportunité aux parents de mieux encadrer le temps de jeu.

L’histoire est d’ailleurs écrite de façon à parler à un public jeune et crédule. Cela prône les valeurs du travail avec une bienveillance apparente très prononcée. Notre employée est toujours congratulée et la patronne qui assure une visio chaque matin ne cesse de dire que le magasin a reçu de bons commentaires. Quant aux collègues, les discussions tournent vite autour de prétextes pour faire bosser la joueuse ou le joueur. En somme, ils sont soit incompétents et il faut leur montrer comment faire (Shun, Taichi, si vous nous lisez), soit toujours débordés même s’il paraît le contraire. Il y a bien un deuxième choix à chaque fois pour décliner l’aide mais vous vous doutez que la bonne réponse est toujours la première. Plus on avance, plus l’histoire découpée en chapitre se dilue. Il y a bien quelques événements pour donner un peu de piquant, comme un nouvel employé ou un chat égaré dans la boutique, mais globalement les journées s’enchaînent et se ressemblent (comme dans la vraie vie diriez-vous).


TEST : Toutous et Chatons Mon Petit Salon (Nintendo Switch)


A l’image de l’écriture, les visuels sont orientés pour plaire à ce public jeune. Le rendu pastel, les couleurs primaires agrémentées majoritairement de rose et de violet, les rendus 3D sommaires façon kawaï, les chiots et les chatons tout ronds au point de n’avoir que trop peu de distinctions physiques par rapport à leur race, tout est lissé, comme un petit bonbon à croquer. Tout est mignon, même les éléments comme la nourriture, les articles de soin ou les jouets qui font penser à des éléments de dinette. Les coupes de cheveux disponibles, au salon de coiffure accessible à la fin de la journée, sont assez clichées mais le rendu reste agréable. Les menus sont aussi travaillés dans un style plutôt féminin. Et les menus, on y passe un petit moment, pour changer sa coiffure ou sa couleur de cheveux, pour utiliser les points de son salaire pour acheter de nouveaux vêtements, pour simplement cliquer sur dormir pour finir la journée ou de cliquer sur l’animalerie pour retourner au travail. Côté bande-son, nous avons rapidement réduit le volume mais les bruitages sont très corrects, quand les musiques ne resteront pas en tête.

Avant de terminer, nous préférons prévenir les parents qui prendraient le jeu pour leurs enfants : Attention ! Attention car le titre (comme d’autres ont pu le faire) n’explique pas les dangers que peuvent représenter les animaux et qu’il ne donne pas forcément les bons principes pour vivre et s’occuper d’animaux. La partie gestion est tellement minimaliste qu’un simple brossage permet de faire adopter l’animal, même s’il n’est pas nourri. Il aurait été bien qu’il faille mieux s’occuper de l’animal, comme faire attention à son alimentation quotidienne par exemple, avant d’assurer l’adoption. De même, les mini-jeux, certes ludiques, ne donnent pas forcément les bons exemples. Caresser les animaux sur le museau, ce n’est pas un bon réflexe. Il en va de même, on évite d’agiter une plume juste devant un chat, au risque de se faire griffer ou du moins de l’exciter. De même, si les animaux sont présentés avec un trait de caractère, à aucun moment celui-ci n’est visible, il ne sert que pour satisfaire les demandes des clients. Il est même étonnant de voir qu’il est aussi facile de donner une douche à un chiot qu’à un chat. Quant au brossage des dents, nous déconseillons à un enfant de s’y essayer. Certes, ce passage paraît un peu dur et s’applique à d’autres jeux mais nous tenions à le préciser.



Avec notre regard d’adulte et trois enfants au compteur habitués à un samoyède et un chat, nous ne pouvons que vous dire que le titre ne montre absolument pas les bons comportements à adopter quand on est en présence d’animaux, au contraire même, certains mini-jeux montrent l’inverse de ce qu’il faudrait. De même, le titre n’avertit jamais sur les dangers potentiels alors qu’il se destine justement aux plus jeunes. Ceci étant dit, Toutous et Chatons : Mon Petit Salon saura trouver son public avec sa direction artistique très kawaï et ses animaux tout mignons tout plein. Dommage en revanche que le lissage opéré pour rendre le tout très rond, très chou, gomme une grosse partie des différences qu’il existe entre chaque espèce. Les journées prônant le travail s’enchaînent et finissent par vite se ressembler mais le titre a la bonne idée de proposer une vingtaine de mini-jeux différents pour varier un peu les plaisirs. En plus, ils sont jouables au tactile ou avec les boutons, ce qui permet d’opter pour la méthode la plus appropriée pour soi en fonction de l’action. Les plus jeunes apprécieront le côté ludique et la possibilité de jouer et habiller les petites boules de poils. Les adultes apprécieront le découpage de l’histoire pour maîtriser le temps de jeu mais devront rester plus vigilants, les actions en jeu n’étant pas à reproduire dans la réalité, d’autant que les animaux du jeu réagissent tous de la même manière, sans aucune distinction et ce malgré des caractères différents.


 Les +

  • Un effort d’écriture au début…
  • Un peu de personnalisation du personnage
  • Chiots et chatons tout mimis
  • Mini-jeux simples mais efficaces et cohérents avec l’action
  • Jouable au tactile
  • Une adoption, c’est toujours mignon
  • Le mode Travail pour rejouer à tout en Facile, Normal ou Difficile
  • Le côté kawaï et les couleurs façon pastel

Les –

  • Un scénario qui se dilue rapidement
  • Tactile moins précis sur certains mini-jeux
  • Collègues incompétents et/ou occupés qui nous font passer pour le larbin de service
  • Un lissage qui fait que les animaux ne se différencient pas assez
  • Des journées assez similaires, encore et encore
  • Le jeu ne montre pas les bons comportements à adopter
  • Une fois un jeu en Difficile en mode Histoire, il reste en difficile (désolé les enfants)

Test rédigé par Vincent – Lageekroom

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