Avis BD Glénat : Ce qui se cache derrière les étoiles (histoire complète)
Et si toute la jeunesse avait quitté la Terre ? Une phrase énigmatique qui nous met directement dans le bain de notre bande dessinée du jour, Ce qui se cache derrière les étoiles, disponible aux éditions Glénat depuis le 26 août 2026. Une aventure spatiale signée Julien Josselin (au scénario) et Manon Dubreuil (au dessin et à la colorisation) destinée aux plus jeunes, qui mélange exploration, amitié, écologie et surtout quelques surprises auxquelles on ne s’attendait pas forcément. C’est parti pour notre avis !
Synopsis : Depuis que les voyages interstellaires sont devenus accessibles, l’Humanité s’est exilée dans l’espace infini. Rares sont ceux qui vivent encore sur Terre. Camille, qui fait partie des derniers habitants, passe ses journées au milieu des débris, à ravitailler les vaisseaux en escale sur Terre. Pompiste, Camille n’a qu’un rêve : rejoindre les étoiles en devenant pilote ! Mais comment quitter cette planète dévastée ? Tel un Kakapo, ces oiseaux aux grandes ailes incapables de voler, Camille n’arrive pas à quitter le sol de la Terre. Une opportunité inattendue va bientôt lui donner espoir : Camille va enfin pouvoir passer le concours de la dernière école des pilotes !

Les voyages spatiaux sont devenus accessibles et une grande partie de l’humanité a abandonné la Terre pour aller explorer les étoiles. Camille en rêve, elle qui ravitaille les vaisseaux de passage et les regarde s’envoler vers l’infini vers de nouvelles aventures. Elle aimerait vraiment pouvoir participer à tout ça et quitter, elle aussi, notre planète. C’est son rêve, son objectif de vie. Un jour, elle reçoit une lettre : elle est acceptée dans une école de pilotage. Elle va y rencontrer Sacha et les deux vont rapidement former un excellent duo, avec un objectif commun : viser les étoiles et partir à leur tour vers de nouvelles aventures. Avec Ce qui se cache derrière les étoiles, on est clairement sur un ouvrage destiné aux plus jeunes. C’est un peu Les Goonies dans l’espace, avec notre héroïne qui va rencontrer Sacha, puis rapidement d’autres personnages.
La mère de Camille est quant à elle totalement contre ce projet, et elle veut qu’elle reste auprès d’elle, qu’elle ne quitte pas la maison. On retrouve donc également cette relation mère-fille, avec une maman qui a évidemment peur de voir son enfant partir, et on comprend par la suite pourquoi. La BD est très rythmée, avec une narration assez vive. Il se passe énormément de choses, parfois peut-être même un peu trop : l’ensemble va assez vite et on a un petit peu de mal à suivre, avec des passages où l’on passe rapidement du coq à l’âne. Mais malgré cette narration parfois un peu trop rapide, plusieurs choses nous ont agréablement surpris. Notamment les thèmes abordés, autour de la planète et de l’écologie, qui sont amenés de manière assez fine, mais également toute la richesse de l’univers qu’on nous propose.

Même si l’ouvrage manque peut-être un petit peu de temps pour développer totalement ses personnages, il est malgré tout parvenu à nous surprendre. Il y a notamment deux gros rebondissements au cours de l’histoire, qui sont vraiment intéressants et qui pourront surprendre aussi bien les adultes que les plus jeunes. Clairement, on ne les avait pas vu venir ! Visuellement, on est sur quelque de chose de très dépaysant et de très immersif. Les couleurs varient énormément selon les environnements (parfois sous l’eau, parfois sur la plage, parfois dans l’espace), et on passe du jaune, du marron et de l’orange à des teintes beaucoup plus bleutées.
Les personnages ont quant à eux des visages assez ronds et enfantins, mais l’ensemble fonctionne plutôt bien et reste très agréable à l’œil. Dans son ensemble, Ce qui se cache derrière les étoiles se laisse suivre avec plaisir, et ce sont clairement ses rebondissements qui nous ont le plus tenus en haleine, ainsi que son univers et les thèmes qu’elle aborde. Mais on le répète : c’est avant tout une BD destinée aux plus jeunes, et c’est vraiment avec ce public en tête qu’il faut l’aborder.
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