Test & avis : Adorable Adventures, un jeu apaisant qui porte bien son nom (PS5)
Après Aphelion, Pragmata ou encore Cronos que nous découvrons en parallèle de nos tests, Adorable Adventures tombe à pic. En effet, le jeu porte bien son nom et nous propose une petite aventure fort sympathique et apaisante, dans laquelle on incarne Boris, un petit marcassin qui va devoir retrouver sa famille. Ambiance calme, graphismes mignons et exploration agréable sont au programme de ce jeu développé par Wild Sheep Studio (un studio montpelliérain) et édité par PQube, que nous avons eu la chance de tester sur notre PS5. C’est parti pour notre avis !

Adorable Adventures tranche totalement avec toutes nos découvertes récentes, et ce n’est clairement pas un mal. Au contraire, l’expérience a été très agréable et apaisante, et ce dès les premières minutes, avec la présence de Maxime, narrateur intégralement doublé en français, qui n’est autre qu’un garde forestier qui guide notre petit héros dans sa quête pour retrouver sa famille. Le pitch est simple : un incendie a séparé Boris de sa famille, et il va falloir les retrouver en utilisant son flair. Un flair puissant, qui permet de retrouver les siens mais également de dénicher tout un tas de plantes, de déchets à mettre dans des poubelles ou encore de crottes à l’odeur fort peu agréable. L’ensemble se prend facilement en main, et on prend plaisir à découvrir les différentes zones, séparées par des barrières qu’on pourra détruire après avoir retrouvé un nombre suffisant de vos frères et sœurs.

Prairies, sentiers, forêts, grottes ou encore plateaux rocheux sont à découvrir, sans oublier la zone victime de l’incendie et ses décors plus sombres et cendreux. Des environnements inspirés du Parc national des Cévennes, dans le sud de la France, qui s’avèrent suffisamment variés pour avoir envie de progresser. La progression, justement, se fait de manière naturelle, avec un petit aspect bac à sable bien sympathique, l’ensemble proposant de petits défis, des actions à découvrir ou encore des courses contre-la-montre ou des défis photo. À ces petites activités s’ajoutent donc nos missions « principales », qui consistent à retrouver notre famille. Il faudra remplir certaines conditions (par exemple, votre sœur Justine vous demandera de rapporter et de planter trois champignons différents) pour qu’ils se joignent à vous et vous permettent d’accéder à de nouvelles zones. On trouve également quelques quêtes secondaires, comme partir à la recherche de bébés lapins.

Comme dit précédemment, votre flair fera partie intégrante du gameplay. Concrètement, Boris peut flairer ce qui l’entoure, et se laisse dans un premier temps un peu déborder par toutes ces odeurs. Plantes, champignons, déchets, membres de votre famille : les odeurs se mélangent, et on peine à s’y retrouver. Mais lorsqu’on a découvert suffisamment d’éléments de même type (par exemple, plusieurs coquelicots), il est possible d’ignorer l’odeur en question. On peut donc « filtrer » son flair, pour au final se concentrer sur certaines odeurs (celles des autres marcassins par exemple) et avancer dans l’histoire. La mécanique fonctionne bien, et on comprend rapidement comment cela fonctionne. Quand c’est bien amené, pas besoin d’une tonne d’explications superflues.

On peut également sauter et sprinter, et presque déraper dans les virages quand on est à pleine vitesse. Les contrôles sont parfois un peu capricieux, notamment quand on est lancé à pleine vitesse et que la visibilité laisse à désirer à cause de la végétation. Notre petit héros est quoi qu’il en soit touchant, mignon, et sa quête est riche en émotions. Tout est juste dans le récit, bien raconté, et les thèmes abordés sont sincères et développés avec une certaine finesse. On découvre notre environnement comme on le souhaite, et on organise son aventure comme on l’entend, d’où l’aspect cosy du jeu. Pas de stress, pas de pression, pas d’obligation : on fait comme on le sent. Néanmoins, certains objectifs peuvent sembler un peu obscurs, et il arrive de tourner un peu en rond avant de réellement comprendre ce que le jeu attendait de nous. Côté durée de vie, comptez environ quatre heures pour terminer la plupart des objectifs et deux petites heures supplémentaires pour les derniers défis, dont les courses.

L’ambiance est très réussie, et on sent que les développeurs ont voulu proposer un univers cohérent et réaliste, tout en proposant une certaine forme de poésie dans la direction artistique. C’est beau, il y a de chouettes effets de lumière, et le tout est parfaitement fluide. On se surprend souvent à s’émerveiller devant un panorama, quand Boris prend de la hauteur et s’assoie pour admirer la vue. La partie sonore est très réussie également, avec un sound design immersif (on se sent réellement en connexion avec la nature) et un narrateur à la voix posée et agréable. Clairement, le travail réalisé fait plaisir et ne cherche pas le réalisme à tout prix. Mention spéciale également pour les animaux, bien modélisés et forcément mignons, même si quelques bugs de collision nous rappellent qu’on est bel et bien dans un jeu vidéo (il arrive souvent que vos frères se bloquent dans les décors).

Adorable Adventures est une petite bouffée d’air frais. Dès ses premières minutes, le jeu parvient à proposer une expérience douce et apaisante, portée par un univers charmant et une direction artistique qui fait du bien. On prend plaisir à explorer, à avancer à son rythme et à suivre la quête touchante de Boris, malgré quelques petites maladresses dans les contrôles ou certains objectifs parfois peu clairs. Rien de rédhibitoire toutefois, tant l’ensemble dégage une vraie bienveillance. Un jeu cosy comme on les aime, parfait pour se détendre entre deux expériences plus intenses.
Les +
- Une ambiance douce et apaisante
- Une direction artistique pleine de charme
- Un univers cohérent et inspiré de la nature
- Le système de flair, simple mais efficace
- Une exploration libre et agréable
- Un récit touchant et sincère
Les –
- Des contrôles parfois capricieux
- Quelques objectifs peu clairs
- Des bugs de collision
- Un léger manque de profondeur sur la durée
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