TEST : Dream Cage, quand la paralysie du sommeil devient un véritable cauchemar (PS5)
Dream Cage, c’est notre petit jeu d’horreur, créé par deux personnes seulement, du moment, qu’on vient tout juste de découvrir sur PlayStation 5. Un titre qui mélange un peu les genres et qui pioche ça et là dans d’autres jeux horrifiques : on va par exemple avoir un petit côté Outlast avec la présence d’une caméra, mais aussi un système déjà vu dans d’autres jeux du genre, où, grâce à cette caméra, on pourra voir des choses qui sont invisibles à l’œil nu. Et puis on a également ce système d’anomalies qui a été popularisé par Exit 8 et qu’on a pu retrouver depuis dans pas mal de petits jeux qu’on aime beaucoup. Est-ce que le cocktail fonctionne dans le cas présent ? C’est ce que nous allons voir !
On vous le dit tout de suite, Dream Cage est un jeu très court, et il faut compter environ 1h30 pour le terminer. Mais revenons au concept du jeu, en vous rappelant ce qu’est le concept d’anomalie. Concrètement, une anomalie, c’est quelque chose qu’il va falloir détecter avec votre caméra car invisible à l’œil nu. Il y en a dix par nuit, et il suffit d’en trouver sept pour ensuite aller se coucher. Ça peut être une télévision qui affiche soudainement une image horrifique (ou une petite référence à un film bien connu de David Fincher), un congélateur dans lequel on va retrouver des boyaux et des entrailles à la place de la viande congelée, ou encore toutes sortes de petites modifications du décor parfois franchement dérangeantes mais également discrètes (une petite écriture sur un tableau par exemple). Il va donc falloir observer l’appartement dans ses moindres détails pour les trouver.

La caméra demande évidemment une batterie pour fonctionner. Et là, c’est un peu étrange puisque chaque fois qu’on éteint la caméra et qu’on veut la rallumer, il faut une nouvelle batterie. Les piles sont donc disséminées dans l’appartement et réapparaissent au fur et à mesure lorsqu’on change de pièce. Même chose avec les pilules, qui permettent de faire baisser le niveau de peur (une idée déjà vue dans Visage par exemple). On peut en trouver dans les placards ou un peu partout dans l’appartement, et elle seront indispensable car la peur augmente lorsqu’on utilise la caméra, lorsqu’on fait trop de bruit et surtout lorsque des choses étranges commencent à se produire.
Et la cerise sur le gâteau, c’est la présence d’entités, de plus en plus menaçantes, et qui sont la source première de vos futurs game over (et de quelques jumpscares bien placés). Il faut donc vraiment faire attention à ce qui vous entoure ! Le problème, c’est qu’au début, lorsqu’une entité nous attrape, on ne comprend pas toujours très bien pourquoi, et elle peut parfois apparaître assez brutalement nous faisant alors recommencer toute la nuit. C’est un peu frustrant, surtout lorsqu’on vient de trouver cinq ou six anomalies et qu’on se fait surprendre sans trop savoir ce qu’on a mal fait. Il y a en tout cinq nuit, qui deviennent de plus en plus angoissantes.

Derrière ce principe très simple (une fois qu’on a pris le coup de main), il y a quand même une petite histoire, dans laquelle on incarne Robert, un homme qui souffre de problèmes de mémoire, d’insomnies et de paralysies du sommeil. Et les cinq nuits ne se déroulent pas toutes à la même période de sa vie : elles nous font en quelque sorte traverser différentes étapes de son existence, de son adolescence jusqu’à l’âge adulte, avec son appartement et son environnement qui évoluent au fil des années. Les pages de son journal, qu’on peut retrouver dans les pièces, permettent justement de remettre progressivement les morceaux dans l’ordre et de comprendre ce qui lui est arrivé, ses problèmes personnels, sa dégradation mentale et cette frontière de plus en plus floue entre ses souvenirs, ses hallucinations et ce qui est réellement en train de se produire.
Si on se contente de terminer les cinq nuits en trouvant suffisamment d’anomalies, on peut terminer le jeu sans réellement connaître toute l’histoire. Pour obtenir la vraie fin (il y en donc 2), il faut récupérer toutes les pages du journal de Robert, et comprendre ce qu’on cherche à nous raconter. À la fin de chaque niveau, on a également ce qu’on appelle la paralysie du sommeil. On va se coucher, on pense que tout va bien, mais on se retrouve dans son lit, dans une sorte de cauchemar éveillé, où l’on voit l’entité faire des choses assez cradingues. Et à ce moment-là, il faut surtout rester silencieux. Comment ça, rester silencieux nous demanderez-vous ? Tout simplement parce que le micro de la DualSense de la PS5 fonctionne ! C’est vraiment cool parce c’est souvent une feature mise de côté lors du passage de ce type de jeu du PC vers nos consoles.

Si jamais on crie, si on a peur ou si on se met simplement à parler (ou que quelqu’un dans la pièce vous parle) et que la jauge dépasse la limite, l’entité débarque ! Le micro peut être réglé en sensibilité, donc si on sursaute et qu’on fait un bruit, ça peut suffire à nous faire perdre. C’est très réussi de ce côté-là, et ça participe à l’ambiance, déjà très immersive. Globalement, l’ensemble fait peur, fait sursauter, mais c’est une nouvelle fois autant une expérience qu’un véritable jeu vidéo. Dream Cage reste assez réussi dans son genre, les visions d’horreur sont vraiment bien foutues et l’ensemble est plutôt joli.
Le jeu tourne en 60 images par seconde (avec néanmoins quelques ralentissements) et on frôle parfois le photoréalisme dans certaines pièces, notamment la salle de bain ou la chambre. Nous avons eu quelques bugs visuels malgré tout, notamment pendant les phases de paralysie du sommeil, lorsqu’on est dans le lit, avec un gros effet de flou sur le côté gauche de l’image qui casse un peu le délire. Et puis il y a le sound design, qui en rajoute une couche et qui fait ultra flipper avec des bruits vraiment bizarres (gémissements, portes qui claquent, qui grincent…). Si on se met bien dans l’ambiance avec un casque, il y a vraiment moyen de se taper quelques bons frissons.

Pour un jeu développé par seulement deux personnes, Dream Cage propose au final une petite expérience horrifique plutôt originale, qui mélange chasse aux anomalies, paralysie du sommeil et horreur psychologique. C’est court, parfois un peu frustrant dans ses mécaniques, mais l’ambiance et l’utilisation du micro de la DualSense apportent vraiment quelque chose sur PS5. Les frissons ont fait partie de notre découverte, et c’est déjà une victoire !
Les +
- Une ambiance horrifique très réussie
- Les anomalies, simples mais efficaces
- Les visions visibles uniquement avec la caméra
- Les phases de paralysie du sommeil particulièrement flippantes
- L’utilisation du micro de la DualSense, vraiment bien intégrée
- Un sound design au top
- Des graphismes plutôt réussis
- Une histoire qui devient intéressante si on cherche les pages du journal
- Un jeu développé par seulement deux personnes, ce qui force le respect
Les –
- Une durée de vie très courte (environ 1h30)
- Des morts parfois incompréhensibles, surtout au début
- Les entités peuvent apparaître assez brutalement
- Certaines mécaniques manquent un peu d’explications
- Le système de batteries
- Quelques bugs visuels, notamment pendant les paralysies du sommeil
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