TEST : Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition

La licence Farming Simulator a réussi, épisode après épisode, à se forger une petite réputation et à rassembler toute une communauté d’agriculteurs en herbe ou d’amateurs de jeux de gestion. GIANTS Software apporte, à chaque nouvel opus, des nouveautés de gameplay, du contenu, et toujours plus de réalisme. Chaque console a eu droit à son épisode, et la Switch ne déroge pas à la règle. Cela fait néanmoins 3 ans que la licence n’est pas revenue sur la console de Nintendo, et cette année est l’occasion de s’y replonger avec Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition, une version qui apporte quelques nouveautés mais également une accessibilité qui va diviser. C’est parti pour notre avis !


TEST : Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition

Il est bon de préciser d’entrée de jeu que Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition propose une expérience « simplifiée » et davantage accessible que les derniers jeux de la licence. On se retrouve face à un portage de la version mobile, vendu à prix fort, mais sans microtransactions. La sensation de découvrir un jeu mobile est quoi qu’il en soit immédiate, que l’on parle des menus assez gros et simplifiés ou encore du temps qu’il va falloir pour engranger suffisamment d’argent pour faire grandir son exploitation. Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition a beau être plus simple à prendre en main que les autres épisodes, il n’en reste pas moins exigeant et il va falloir lui accorder de nombreuses heures.


TEST : Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition


On choisit au départ l’une des 2 cartes proposées : Amberstone, qui s’inspire d’un environnement nord-américain ou Neubrunn, aux décors plus européens. Les maps ne sont pas très grandes et permettent d’aller à l’essentiel. Tout y est plus proche, plus accessible une nouvelle fois, et le jeu vous accueille, après vous avoir donné 100.000 dollars pour bien débuter, avec un didacticiel. Plusieurs véhicules sont mis à votre disposition, et on apprend les bases du métier, que vous connaissez forcément si vous avez déjà joué à un jeu de la série. On découvre donc nos premiers objectifs, les premières récoltes (blé, orge, colza, canne à sucre, soja, tournesols), le transport des différentes denrées ou encore l’embauche d’ouvriers gérés par l’IA. Ces derniers sont d’une grande aide et peuvent être assignés à des objectifs spécifiques, de la récolte à la revente. La prise en main est rapide, et les différentes mécaniques se dévoilent au fur et à mesure de notre progression. Cet opus reprend des éléments de Farming Simulator 22, de certaines cultures aux différents animaux, en passant par la sylviculture. C’est clairement complet, et surtout chronophage. Il est difficile de poser la manette une fois lancé.


TEST : Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition


Plus de 100 véhicules et outils authentiques sont au programme, ce qui plaira forcément aux amateurs du genre, mais l’ensemble est, on le répète, beaucoup plus basique dans l’utilisation. Terminées les 3 ou 4 manipulations pour mettre en place un outil, labourer ou encore vider une remorque, car tout (ou presque) se fait automatiquement ou via une seule combinaison de touches. Il suffit même parfois de se positionner au bon endroit pour déclencher l’action. Les spécialistes du genre seront forcément déçus par cette orientation « grand public », et nous préférons les prévenir. Ce Farming Simulator sur Switch est presque une version « pour les nuls ». On ne peut ici ni construire ni améliorer ses propriétés, les contrats ont disparu (comme le multijoueur), on ne peut pas emprunter d’argent à la banque ou louer des véhicules… Dit comme ça, cela peut faire peur, mais il faut avouer que cette accessibilité a ses avantages et que le jeu reste globalement assez complet !


TEST : Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition


De nombreuses mécaniques restent similaires aux autres épisodes, et il faudra du temps pour bien gérer ses animaux, ses exploitations, les faire grandir et gagner un maximum d’argent. Les chaînes de production sont intéressantes à gérer, du travail du produit de base à sa transformation, à condition de posséder les bons établissements en les achetant sur la carte (une boulangerie par exemple). Les cartes sont plus petites mais elles permettent de bien se repérer et collent parfaitement à l’expérience proposée. Une nouvelle fois, si on est bien au courant de l’accessibilité de cette version et qu’on est la cible de cette orientation, on prend clairement du plaisir faire évoluer et grandir sa ferme. La prise en main est bonne, tout comme la conduite (la physique est toujours aussi lunaire par contre), certains achats importants se font directement via la propriété (engrais, pesticides) histoire d’éviter les allers-retours. Le jeu est adapté aux parties courtes (même si les premières heures restent un peu fastidieuses pour bien tout mettre en place) et convient parfaitement au format hybride de la Switch.


TEST : Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition


Et techniquement, ça donne quoi ? Nous étions, avouons-le, un peu fébriles au moment de lancer le jeu, de peur d’avoir affaire à une vilaine bouillie de pixels. Le constat final est, heureusement, plutôt correct. Alors attention, ça pique quand même un peu sur Switch, avec des textures souvent basiques, du clipping, des bugs visuel, de l’aliasing et un effet de flou persistant, mais rien qui ne détruise votre rétine. Le jeu fait le taf, comme on dit, et c’est globalement fluide, avec des véhicules joliment modélisés. Ces derniers sont divisés en catégories : tracteurs, moissonneuses batteuses, ensileuses, camions, viticulture, voitures, remorques, semoirs…) et sont nombreux et variés. Dommage que les saisons soient gérées de façon basique (il n’y a pas de neige au sol) et n’influent pas sur vos récoltes (on peut par exemple faire pousser certaines cultures estivales en plein hiver sans soucis). De nombreuses assistances sont présentes dans les options, pour tout savoir sur la plantation, les cultures, le labourage, les boutiques et ateliers, comment améliorer son rendement ou encore les différents animaux. Tout est fait pour accueillir les nouveaux venus, et c’est appréciable.



On le répète : Farming Simulator 23 Nintendo Switch Edition n’a pas été pensé pour les spécialistes du genre, mais fait preuve d’une grande accessibilité et d’une simplicité dans ses actions. Cet épisode s’adresse aux joueuses et aux joueurs découvrant la licence, aux plus jeunes, ou à celles et ceux qui ne souhaitent pas se prendre la tête mais qui aiment le genre. Une orientation qui ne plaira pas à tout le monde mais qui convient parfaitement, selon nous, à la Nintendo Switch et son côté nomade. Néanmoins, le jeu reste assez complet et propose de nombreuses mécaniques, qui demanderont un paquet d’heures pour être optimisées. Visuellement, le titre tient la route, et s’avère parfaitement jouable sur la console de Nintendo. Si l’accessibilité de l’ensemble ne vous frustre pas (et en l’achetant en connaissance de cause), le titre vaut le coup d’œil. 


Les +

  • prise en main accessible
  • un Farming Simulator « pour les nuls », plus accessible et simplifié
  • pas mal de mécaniques sont tirées de Farming Simulator 22
  • cultures et animaux nombreux
  • des véhicules bien modélisés
  • visuellement, ça passe
  • chronophage

Les –

  • un effet de flou persistant et quelques soucis techniques
  • un épisode simplifié clairement pas fait pour les spécialistes du genre
  • des fonctionnalités absentes (multijoueur, contrats…)
  • les premières heures, fastidieuses

Lageekroom

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