TEST : Star Wars: Galactic Racer, quand la saga Racer rencontre l’agressivité de Burnout (PS5 Pro)
C’est au tout début des années 2000 que nous avons découvert Star Wars Episode I: Racer sur notre Dreamcast. Un jeu de course qui nous avait laissé un excellent souvenir : rapide, nerveux, spectaculaire, mais surtout particulièrement difficile. Une difficulté que nous avons d’ailleurs retrouvée dans son remaster sur PS4, en relançant cette fameuse première course de modules sur Tatooine, avant de nous rendre compte que les épreuves suivantes devenaient rapidement très corsées ! Puis il y a eu Star Wars Racer Revenge sur PlayStation 2, que nous possédons dans notre collection mais que nous n’avons encore jamais lancé. Et 24 ans après cette suite, c’est donc Star Wars: Galactic Racer qui débarque sur PS5, un titre que nous attendions avec énormément d’impatience depuis son annonce, tant les premiers trailers étaient prometteurs. Et bonne nouvelle : nous n’avons absolument pas été déçus. C’est parti pour notre avis !
L’histoire du jeu se déroule après la chute de l’Empire, alors que la Nouvelle République tente de reconstruire la galaxie. Dans cette Bordure Extérieure désormais plus libre, les courses clandestines connaissent un véritable essor et Darius Pax, ancien mécanicien des Hutts et fondateur de la Galactic League, cherche à redonner ses lettres de noblesse à ce sport. Mais la Ligue est désormais dominée par Kestar Bool, qui utilise son influence pour étendre le pouvoir de sa famille. Darius fait alors appel à Shade, un pilote mystérieux qui nourrit lui aussi une rancune envers les Bool, afin de tenter de reprendre le contrôle de la Ligue. Le scénario n’est évidemment pas ce que nous attendions forcément d’un jeu de course, mais il se suit avec plaisir, avec des personnages plutôt intéressants et une petite trame de fond qui donne davantage de consistance à la campagne.

Côté contenu, on retrouve une campagne principale, un mode Scénario permettant de découvrir différentes épreuves avec des pilotes et véhicules spécifiques, ainsi qu’un mode Arcade proposant notamment des courses classiques, du contre-la-montre et des épreuves de précision. C’est également dans ce dernier que l’on peut retrouver la mythique course de modules de Tatooine avec Sebulba, et autant vous dire que cette version décoiffe bien comme il faut ! Le multijoueur complète l’ensemble, et permet de participer à des courses rapides pour débloquer des personnages via un système d’XP, ou de se lancer dans un championnat compétitif de 6 épreuves incluant un système de paris sur son propre classement ainsi que des mécaniques de rivalités
La campagne, qui nous aura occupé quasiment onze heures, est finalement l’une des belles surprises du jeu. Elle adopte une structure inspirée des roguelites : on choisit son chemin parmi différents événements (courses classiques, éliminations, contre-la-montre) et chaque victoire permet de gagner de l’argent, d’améliorer son véhicule et de débloquer des capacités actives ou passives. Une fois un tour terminé ou après trop de crashes, on recommence, tout en conservant une partie de sa progression de façon permanente. Trois grandes catégories de véhicules sont disponibles : le Landspeeder, robuste et polyvalent, le Motojet, notre petit chouchou, plus rapide et nerveux, avec notamment son explosion cinétique et son boost en sortie de virage, et le Speeder Skim, capable de se positionner sur le tranchant pour négocier les virages les plus serrés et emprunter certains raccourcis. Enfin, le mythique Podracer vient couronner le tout, offrant un bon gros shoot de nostalgie directement hérité de l’Épisode I.
Les différences entre les véhicules sont suffisamment importantes pour qu’on ait vraiment envie de tous les tester. On retrouve également énormément d’améliorations (300 en tout), avec notamment des éléments liés au refroidissement, à la poussée, à l’aspiration, aux départs parfaits ou encore aux différents types de boost. Et justement, le système de boost est particulièrement réussi. On trouve en effet un boost classique, qui se recharge progressivement, mais également un second boost, qu’on déclenche manuellement et qui permet d’aller beaucoup plus vite. Mais attention à la jauge de chaleur, car si on dépasse la limite, le véhicule explose. On peut donc quasiment booster en permanence en gérant bien son affaire, ce qui donne des sensations de vitesse absolument géniales.
Certains développeurs viennent d’ailleurs de chez Criterion, et ça se ressent énormément dans les accidents et les takedowns, qui évoquent immédiatement Burnout. Percuter un adversaire et le voir partir s’écraser contre un mur ou dans le décor est particulièrement jouissif, et on retrouve les sensations de cette saga de jeux de course vraiment excellente. Parfois, on ne cligne plus des yeux durant de longues secondes tant on est concentrés. Et ce sont souvent les réflexes qui prennent le pas ! Les sensations sont excellentes, et le jeu propose d’ailleurs plusieurs vues.

Les six planètes (Sentinel I, Jakku, Derven Acos, Ando Prime, Tatooine et Lantaana) proposent des environnements très différents, avec par exemple les épaves impériales de Jakku ou les paysages sublimes de Lantaana. Sur PS5 Pro, le jeu est absolument somptueux : 4K, 60 images par seconde parfaitement stables, énormément de détails, de magnifiques effets de lumière et des explosions impressionnantes. Les petits hubs qu’on découvre avec notre personnage, permettent également de se balader, de discuter avec les personnages, d’acheter des améliorations et de personnaliser son véhicule. Le mode photo a d’ailleurs énormément carburé de notre côté !
Le sound design n’est pas en reste, avec tous les bruitages des vaisseaux, des robots et des créatures qui renforcent énormément l’immersion. On regrettera simplement l’absence de doublage français, le nombre de planètes qui peut paraître un peu limité et quelques répétitions liées à la structure roguelite, même si du contenu supplémentaire est déjà prévu. Mais franchement, quel plaisir ! Avec son gameplay facile à prendre en main mais néanmoins exigeant lors de certaines courses et ses visuels de toute beauté, le jeu régale à chaque instant et on ne s’attendait pas à apprécier autant.
Star Wars: Galactic Racer est une excellente surprise et probablement le meilleur successeur que l’on pouvait espérer pour les anciens Racer. Fuse Games a parfaitement compris ce qui faisait le charme de ces jeux : la vitesse, le danger, les trajectoires improbables, les prises de risque et cette sensation de piloter une machine complètement folle dans des environnements Star Wars. En ajoutant une structure roguelite, une vraie progression, des véhicules très différents et des crashs dignes de Burnout, le studio tape dans le mile. Visuellement somptueux sur PS5 Pro, extrêmement nerveux, généreux et accompagné d’un sound design qui participe énormément à l’immersion, Galactic Racer est une vraie réussite. On aurait évidemment aimé davantage de planètes et un doublage français, mais difficile de bouder son plaisir devant un jeu qui réussit à nous faire retrouver, plusieurs décennies plus tard, les sensations du tout premier épisode.
Les +
- Un véritable retour en force de la course dans l’univers Star Wars
- Des sensations de vitesse exceptionnelles, notamment en vue intérieure
- Le système de boost très jouissif et basé sur la prise de risque
- Les crashs et takedowns façon Burnout
- Une campagne réussie et originale avec sa structure roguelite (avec plusieurs modes de difficulté)
- Une progression permanente qui donne envie de recommencer
- Trois types de véhicules avec des comportements réellement différents
- Plein d’améliorations et de possibilités de personnalisation
- Les six planètes, toutes visuellement très différentes
- Une réalisation absolument superbe sur PS5 Pro (en 4K/60 fps)
- Le sound design exceptionnel
- Les petits hubs qui donnent davantage de vie à l’univers
- Le mode photo
- La présence de Sebulba et de la course de Tatooine, quel plaisir
- Un multijoueur qui semble déjà bien fonctionner et propose lui aussi sa propre progression
Les –
- Pas de doublage français
- Six planètes, ça peut sembler un peu léger
- Une structure roguelite qui peut entraîner quelques répétitions
- Certains dialogues reviennent au fil des runs
- Quelques passages peuvent être assez exigeants
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