TEST : Tanuki Justice, un run’n gun qui a la pêche sur Nintendo Switch

La scène indépendante est toujours en ébullition, proposant de nombreux jeux parmi lesquels il faut souvent faire un peu le tri pour déterminer ceux qui nous plairont ou non. Avec son CV plutôt plaisant, Wonderboy Bobi (Aggelos entre autres) propose une nouvelle expérience. Il s’agit d’un run’n gun en pixel art baptisé Tanuki Justice. Mais est-il vraiment juste de débourser 14,99€ (en dématérialisé) pour se le procurer ? Notez, si vous préférez les éditions physiques, que le jeu est commandable sur le site de l’éditeur PixelHeart à cette adresse. C’est parti pour notre test !


TEST : Tanuki Justice, un run’n gun qui a la pêche sur Nintendo SwitchSi le développeur a soigné bien des aspects de son jeu, il faut reconnaître qu’il ne s’est vraiment pas embarrassé du côté du scénario. Une mise en contexte et nous voilà à contrôler Tanuki et à balancer des shurikens dans tous les sens pour se débarrasser des ennemis. En revanche, Wonderboy Bobi a travaillé l’univers du jeu. Tout en pixel art, il permet de profiter d’une aventure japonisante toute mignonne grâce à un character design plutôt choupi, même si le frère et la sœur Tanuki ont un côté un peu badass. Le bestiaire est également assez sympathique visuellement, les boss sont très agréables et les arrière-plans offrent quelques références plutôt sympathiques. Tout au long de la demi-douzaine de niveaux disponibles, on découvre plusieurs ambiances, comme le temple japonais, la forêt ou encore le cimetière… La réalisation est très propre, faisant un bel hommage aux jeux du passé. A cela, il faut ajouter une bande-son qui n’est pas inoubliable mais qui accompagne parfaitement l’action avec ses sonorités chiptune réussies.


TEST : Tanuki Justice, un run’n gun qui a la pêche sur Nintendo Switch


La progression est ultra classique, on avance, on lance les shurikens sur les ennemis, on passe quelques phases de plateforme millimétrées et on affronte un boss. Côté gameplay, la simplicité est également de mise puisqu’il faut surtout gérer l’avancée du personnage avec la direction des tirs, en plus du saut et du double-saut. Le petit plus, c’est la présence d’une barre de Spécial qui, une fois remplie, permet d’utiliser un shuriken géant qui prend le pas sur les attaques ennemies et les élimine… Sauf pour les boss, plus résistants, qui perdent toutefois une bonne partie de leur barre de vie. Pour améliorer la précision des tirs, il est possible d’utiliser les gâchettes pour bloquer le personnage et mieux viser ou pour bloquer la direction du tir en avançant. Quelques bonus à ramasser permettent quant à eux de profiter d’un bouclier temporaire ou par exemple d’augmenter la portée de notre shuriken, ce qui n’est pas du luxe. En effet, Tanuki Justice est un Die and Retry, parfaitement calibré certes, qui offre un certain challenge. A chaque fois que le personnage se fait toucher, il perd une vie et lorsque les trois s’envolent, il faut passer par un « Continue » pour retenter le niveau. Ce n’est pas du rogue-like pour autant puisqu’on ne recommence que le niveau où l’on a perdu. D’ailleurs, si on quitte la partie pour y revenir plus tard, on peut sélectionner le niveau à partir duquel démarrer via le menu, ce qui supprime les vies supplémentaires et les bonus activés préalablement.


TEST : Tanuki Justice, un run’n gun qui a la pêche sur Nintendo Switch


Cependant, il est vraiment intéressant de faire le titre d’une traite, pour bénéficier justement de ces avantages et pour remplir quelques défis. Le véritable souci de Tanuki Justice, c’est que sa durée de vie ne repose que sur le principe du die and retry. En effet, il ne faut pas plus de 40 minutes pour en voir le bout d’une traite… Mais cela n’est possible qu’après quelques morts, morts qui permettent d’étudier les patterns des ennemis, dont les boss, pour éviter de se retrouver à multiplier les « Continues ». Du coup, selon votre habileté, vous pourriez mettre entre une et trois heures (ou plus) pour réellement en venir à bout en mode normal. Pour la rejouabilité, il y a plusieurs possibilités, à commencer par celle de refaire le jeu dans les difficultés supérieures, soit en Hard, soit en Insane, du moins si on s’est fait la main la première fois en mode Normal. Il est également possible, et ce dès le début, de jouer en coopération à deux en local. Non seulement ce mode coopératif est plaisant mais en plus il rend l’aventure bien plus facile. Autant dire que nous vous conseillons de faire vos premiers runs en duo… Enfin, au-delà des défis déjà évoqués, dont certains demandent une concentration de tous les instants (finir le jeu sans vous faire toucher, vous verrez, ce n’est pas aisé), il y a deux modes supplémentaires à débloquer. Le premier est un mode survie qui, comme son nom l’indique, demande de survivre à des vagues d’ennemis en un temps déterminé. Le second, quant à lui, nous met dans la peau de Penda Samurai, un des boss, qui offre une maniabilité très proche de celle de Tanuki. En revanche, sa barre de spécial est divisée en trois, il n’a pas de « Continue » et il ne s’aventure qu’en difficulté Insane, sinon ça serait moins drôle.


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Wonderboy Bobi a encore frappé fort en offrant un run’n gun de qualité qui est en plus extrêmement charmant. Certes, le scénario est résumé à sa plus simple expression, ne prenant même pas un quart d’une feuille de papier toilette et la durée de vie ne repose que sur le principe du die and retry pour camoufler un contenu assez faible… Mais pour le reste, il faut reconnaitre que Tanuki Justice est un vrai plaisir. Le gameplay est parfaitement millimétré, tout est fait que pour que l’avancée soit difficile mais jamais frustrante et, comme pour tous les jeux du genre, il faut jouer, mémoriser les patterns et réessayer, pour finir par faire l’aventure d’une traite en à peine plus d’une demi-heure. Bien entendu, pour la rejouabilité, il faut compter sur les difficultés supérieures, sur deux modes à débloquer et sur des défis assez pointus. On tombe facilement sous le charme, on prend un plaisir parfois masochiste à avancer (selon la difficulté) et on se laisse même prendre au jeu lorsqu’on en profite en coopération à deux. En bref, nous vous le conseillons fortement mais attendez peut-être une petite promo pour vraiment en avoir pour votre argent, surtout si vous êtes assez habile.


Les +

  • Super mignon visuellement
  • Propre techniquement
  • Level design travaillé
  • La coopération
  • Die and Retry pas frustrant
  • Deux modes bonus
  • 3 difficultés, du défi
  • Phases de plateforme au millimètre
  • Un gameplay simpliste au poil

Les –

  • Scénario ultra minimaliste
  • Difficulté plus faible en coop
  • Un peu cher pour si peu de contenu

Article rédigé par Vincent – Lageekroom

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