Avis Série Netflix : Saint Seiya, la douche froide ?

J’étais tout petit et comme beaucoup je regardais le Club Dorothée. C’est par ce biais que j’ai découvert les Chevaliers du Zodiaque, gardant encore en mémoire le générique de Bernard Minet. Ce n’est que plus tard, en m’intéressant aux mangas et à l’anime, sorti dans sa version fidèle à l’originale en provenance du Japon, que j’ai pu réellement comprendre toutes les subtilités de l’œuvre de Masami Kurumada. C’est pour cette raison qu’à l’image de Nicky Larson / City Hunter, je fais une véritable distinction entre les CDZ, la version charcutée du Club Do (et encore, bien des animes ont connu bien pire) et Saint Seiya, l’œuvre originale qui était destinée à un public un peu plus adolescent. Je vous fais grâce du rappel de l’étendue de cette licence pour me concentrer sur l’adaptation de Netflix qui propose une révision du mythe original. Pour l’heure, ce sont six épisodes en 3D qui sont proposés pour (re)découvrir le début de l’histoire originale. Concrètement, ce sont les 15 premiers épisodes de l’anime original (ou presque, puisque l’adaptation de Netflix s’arrête grosso modo au milieu du quinzième au niveau de la progression de l’histoire), soit environ 6H qui sont concentrées en 2H18… Pour le meilleur ou pour le pire ?


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Attention, quelques spoils (pour les plus jeunes qui ne connaissent pas le manga original) sont présents dans cette partie de l’article.


Avant de pouvoir parler de l’adaptation de Netflix, j’estime qu’il est vraiment bon de revenir sur l’originale qui a été diffusée dès 1986 au Japon et deux ans plus tard (sous la forme Les Chevaliers du Zodiaque) en France. Pour éviter l’effet de la mémoire qui embellit le souvenir et l’aspect fan aveuglé auquel il ne faut pas toucher à sa série d’enfance, je me suis remis les 15 premiers épisodes que j’ai en DVD. Très rapidement, j’ai été reconquis. Pegasus Fantasy de Make-Up a repris sa place dans ma tête, chassant la Chanson des Chevaliers de Bernard Minet. Je dois le reconnaître, le générique japonais est un monument de l’animation qui, en plus d’une musique envoûtante, appuyait le propos principal du manga. Le début de l’histoire permet de faire la connaissance des Chevaliers de Bronze, des enfants orphelins qui ont été recueillis par Mitsumasa Kido (qui sont ses enfants dans la version papier) avant d’être entraînés et envoyés aux quatre coins du globe pour poursuivre leur entraînement et essayer d’obtenir chacun une armure de bronze. Chacun a sa destinée, un concept important d’ailleurs dans ce manga, ses motivations et finit par revenir au Japon pour participer au tournoi galactique. Ce dernier, sous la direction de Saori, la réincarnation d’Athéna, vise à déterminer quel chevalier de bronze est digne d’obtenir l’armure d’or du Sagittaire d’Aiolos laissée par ce dernier à Mitsumasa Kido, qui l’a léguée lui-même à Saori après sa mort…

L’événement est public et un chevalier manque à l’appel. Ce dernier n’était pas bien loin du lieu du tournoi et finit par se montrer. Pour faire simple, il vole l’armure d’or et s’en va avec ses chevaliers noirs. Seiya (horriblement baptisé Seyar en français), Shun, Shiryû et Hyôga partent à sa poursuite. Je m’arrête là sur le résumé puisque celui-ci suffit pour l’heure pour parler de l’adaptation de Netflix dont l’histoire s’arrête avant l’intervention de Docrates. Saint Seiya est un shōnen du type nekketsu, c’est-à-dire un manga destiné à des adolescents qui met en avant certaines caractéristiques propres à ce type de production, dont le héros orphelin prêt à tout pour accomplir sa quête, affrontant la mort si nécessaire. Ceci entraîne le surpassement de lui-même pour atteindre son objectif, des liens d’amitié créés pour le rendre plus fort ou encore des capacités qu’il va développer. Saint Seiya, c’est du pur jus. Ce sont dix enfants qui ont affronté mille souffrances pour devenir des chevaliers de bronze. S’ils se retrouvent tous au tournoi galactique avec l’objectif de remporter l’armure d’or, il faut bien reconnaître que leurs objectifs réels peuvent varier, à l’image de Seiya, le chevalier Pégase, qui est prêt à tout pour retrouver sa sœur. Bien entendu, pour éviter des doublons, comme avec Jabu de la Licorne qui est une sorte de « sous-Seiya », Kurumada a centré son histoire sur cinq personnages principaux : Seiya de Pégase, Shun d’Andromède, Shiryû du Dragon, Hyôga du Cygne et Ikki du Phénix. Tous les autres vont graviter autour.


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Saint Seiya, l’original, le manga, le mythe, la légende


Ikki est un personnage à part puisque son expérience l’a mené à prendre une autre voie, faisant de lui un antagoniste aux motivations sombres mais aux nuances non négligeables. Shun, son frère, est un personnage androgyne qui préfère la défense à l’attaque. Il traduit toute la faiblesse de l’homme, tout en montrant que la virilité n’est pas forcément le trait de caractère qui fait justement d’un homme, un homme… C’est cette ambiguïté entretenue, avec son armure rose, ses longs cheveux verts, son visage et son corps très féminins qui donne une belle nuance à ce personnage. Pour l’anecdote, celui-ci a été doublé en français par une femme pendant les cinq premiers épisodes, le temps que la production se rende compte de son erreur sur le sexe de l’individu. Seiya est le héros principal, celui qui fonce vers le danger quoi qu’il arrive. Il a été entraîné en Grèce par Marine, une femme chevalier d’argent, qui l’a mené à s’éveiller au cosmos, à comprendre comment maîtriser son énergie et devenir un chevalier, bien au-delà de l’armure qu’il pourrait porter. Cassios en a même fait les frais, perdant une oreille dans la bataille, ce qui a provoqué l’ire de Shaina, la femme chevalier d’argent qui a entraîné ledit Cassios. Pour la petite note, les femmes chevaliers devaient impérativement porter un masque. Si elles venaient à ne pas le mettre ou à le perdre face à un homme, la règle les contraignait à aimer ou tuer cet homme.

Ce qui fait la force de l’animé original, outre les musiques, avec des sonorités tantôt classiques, tantôt rock, ponctuées par des envolées lyriques poignantes, ce sont les combats. Chaque chevalier dispose d’une technique ou deux des plus puissantes, certaines armures ont leur propre spécificité (les chaînes d’Andromède, les griffes de l’Hydre, le bouclier du Dragon…) et les combats sont menés jusqu’au bout. Je reste encore haletant devant mon écran quand je visionne le combat entre Seiya et Shiryû. Et encore je ne cite que lui pour ne pas tout vous dire. La notion de volonté, celle de sacrifice, voilà des thèmes forts qui font écho aux notions même du nekketsu. L’autre gros point de cette partie du manga, c’est l’entrée en scène des chevaliers noirs. Ils prennent la forme de nos héros principaux mais dans une version sombre. Ils sont la part d’ombre d’eux-mêmes d’une certaine façon, renvoyant à cette idée que le pire ennemi d’un homme, c’est lui-même. Les affrontements prennent le temps de mettre en scène les opposants, ils insistent sur les coups reçus, sur le fait de les encaisser et de se surpasser pour vaincre, pour un idéal, jusqu’à cet affrontement final entre Seiya et Ikki qui met la notion de l’amitié au cœur des choses, allant jusqu’à montrer une nouvelle facette du Phénix. Si j’aborde tout cela, si j’insiste sur le principe même du dépassement de soi, du sens du sacrifice (à l’image de ceux du Chevalier Dragon), c’est parce que ce sont ces valeurs qui donnent toutes leurs lettres de noblesse à Saint Seiya. La musique, les combats, le travail sur les regards, la consistance donnée à chacun des personnages principaux, la mise en avant de toutes les notions du nekketsu, voilà ce qui m’a séduit dans le manga original et dans son adaptation animée. C’est parfois violent, il y a du sang, il y a des morts mais tout sert le propos. Donc, si j’ai longuement insisté sur ces points, c’est pour mieux vous montrer pourquoi l’adaptation de Netflix est un échec à mes yeux.


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Coupe, mélange, superflu… Saint Seiya version Netflix (attention, quelques spoils sont présents dans cette partie de l’article)


Avant même de lancer le générique du premier épisode, Netflix s’est senti obligé d’ajouter une introduction d’une cinquantaine de secondes pour parler de la réincarnation d’Athéna, d’une sombre prophétie et pour introduire la notion de Chevaliers du Zodiaque. Soit, s’en suivent alors les premières notes du générique qui rappellent l’énorme Pegasus Fantasy, avant de s’en éloigner avec un côté anglophone qui enlève clairement la magie de la version nippone. Vous l’aurez compris, Pegasus Seiya ne restera pas dans les mémoires, pas pour les bonnes raisons du moins. Bref, ce n’est pas grave, j’enchaîne avec la suite de l’épisode. Le premier est dédié à Seiya. C’est là qu’on va vite comprendre que les personnes en charge de l’adaptation n’ont juste rien compris au manga et à l’anime de base. Si certains réajustements de l’histoire peuvent se comprendre, notamment la transposition à notre ère, avec le numérique, les vidéos sur Internet, etc. (sans que je ne trouve ça réussi ou pertinent), il est beaucoup plus difficilement acceptable de concevoir que Seiya cherche à fuir à peu près toutes les situations, qu’il se ridiculise aussi facilement et que son éveil semble se faire un peu au petit bonheur la chance parce qu’un danger survient. Pire, il lance une attaque Les Météores de Pégase, sous le coup de la colère (ce qui est normalement le propre d’Ikki et non de Seiya), sans ne rien comprendre au cosmos.

On lui dit que c’est le Chevalier Pégase, ce qui souligne le terme de destinée en enlevant toute notion de mérite, une notion pourtant chère à nos amis japonais. Je passe sur l’histoire liée à sa sœur qui reste acceptable même si moins crédible que l’originale. Reste alors les gardes armés qui utilisent des armes à feu, un détail largement superflu à mes yeux. Si dans l’original Seiya a une certaine arrogance liée à sa confiance en lui, dans la version Netflix, il est juste arrogant, façon ado rebelle tête à claques. Histoire de recoller un peu au manga, le deuxième épisode nous replace Seiya en Grèce, lorsqu’il tente de remporter l’armure de Pégase. On assiste alors à un combat contre Cassios et la leçon de Marine sur le cosmos. On retrouve donc une partie de l’ADN de la licence, un Seiya qui semble avoir enfin compris les bases du Cosmos mais l’ensemble est très concentré, pour ne pas dire rushé. Le bon côté, c’est que ça ne traîne pas en longueur, le mauvais, c’est qu’on perd aussi toute l’intensité du combat de l’époque, la violence a été retirée, on perd la notion de l’entraînement de longue haleine, du surpassement de soi, bref, c’est rushé. Autre petit point qui dérange par rapport à la mythologie originale, c’est que Shaina ne porte pas de masque. J’aurais pu comprendre que les scénaristes suppriment la règle concernant les chevaliers femmes mais alors je ne comprends pas pourquoi Marine a quant à elle son masque…


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La fin de l’épisode introduit le fameux tournoi galactique, un passage important de la licence. Si celui-ci avait une diffusion mondiale et permettait à Seiya de profiter de la médiatisation pour espérer que sa sœur le reconnaisse et le recontacte, il devient ici une sorte d’événement clandestin sous-terrain… Le combat original entre Pégase et l’Ours était intense. Là encore, à l’époque, il montrait un Seiya qui était capable d’aller dans ses retranchements pour se surpasser, pour développer ses capacités. Dans la version Netflix, le combat est rushé en quelques secondes et on perd tout l’esprit du nekketsu. Pire, les scénaristes ont ajouté un rebondissement totalement superflu lié à Hyôga, qui lui aussi expédie son combat en un contre et une attaque. Quand je parle de superflu, je pense également à Vander Graad, qui gère l’organisation militaire liée au Sanctuaire. En plus d’être dispensable, ce personnage trahit plusieurs origines du mythe, à commencer par l’introduction des militaires, le fait que le tournoi galactique soit dissimulé, ce qui introduit d’ailleurs une scène créant un gros malaise (la discussion entre Seiya et une bouche d’égout…) ou encore le fait qu’Ikki ne soit plus qu’une sorte de mercenaire à sa botte et que les chevaliers noirs (qui arrivent plus tard) deviennent la création de Vander Graad, devenant des espèces de brutes épaisses massives sans âme (seul un petit rebondissement aurait pu être intéressant s’il avait été correctement exploité). On est loin des chevaliers noirs travaillés qui représentaient la part d’ombre des chevaliers de bronze et accentuaient les nuances du personnage d’Ikki.

Finalement, la seule scène qui n’a pas été trop dénaturée, ça reste celle de l’entraînement de Shiryû, même si elle a été condensée. Le combat entre Seiya et Shiryû était un événement marquant de l’original, poussant Seiya à se sacrifier pour tenter de gagner au péril de sa vie. Là, ça devient surtout un long discours avec deux techniques et un humour totalement hors propos. On perd toute la notion de la chevalerie et on assiste à un combat entre deux collégiens. Pire, une partie du combat est mise en retrait au profit d’un dialogue entre les autres chevaliers. Tout est édulcoré et pensé pour les plus jeunes mais c’est au moins la partie qui reste à peu près fidèle, dans les grandes lignes, au manga original. On perd juste toute l’intensité de l’époque… L’épisode 4 est une simple hérésie. Eugene Son a transformé Shun en un personnage féminin. Si cela avait servi le propos, alors ça aurait pu être intéressant. Seulement voilà, on perd toutes les subtilités du personnage de l’époque. Comme évoqué précédemment, Shun était un homme androgyne qui montrait qu’on pouvait être un homme sans être une brute épaisse. Sorte d’anti-cliché, il permettait de montrer toute la force du personnage dans son sens du sacrifice, dans sa manière de faire front par la défense. Son caractère avait été forgé par son frère, par les autres enfants qui s’en prenaient à lui alors qu’il pleurnichait sans cesse. Pourtant, il a montré à de nombreuses reprises qu’il était un puissant et redoutable chevalier, comme lorsqu’il a affronté le chevalier noir d’Andromède, tout en tentant de sauver Seiya. En le transformant en femme, Eugene Son en a juste fait un cliché, crachant tout bonnement sur le travail de Kurumada. Pire, en tant que femme, le chevalier d’Andromède devrait alors porter un masque…


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Quand Netflix piétine le travail de Kurumada (partie sans spoiler)


Bref, à l’image de tout ce qui a été fait dans cette adaptation de Netflix, les scénaristes, producteurs et compagnie n’ont absolument rien compris à l’essence même de Saint Seiya, à toutes les notions du nekketsu et à tous les apports de la mythologie dans l’élaboration du mythe de Saint Seiya. Entre l’humour qui décrédibilise le sérieux du matériau d’origine, les combats rushés qui anéantissent l’un des attraits de la licence originale, les éléments superflus qui sont inutiles et ne font que trahir encore un peu plus l’œuvre, sans ne rien apporter qui aurait pu être intéressant… je sens clairement que ceux qui sont derrière cette nouvelle adaptation ont juste survolé le manga d’origine pour en reprendre quelques lignes directrices, avant de charcuter l’ensemble, de condenser ce qui aurait dû être développé et de bafouer toutes les notions qui ont permis à Saint Seiya de briller à l’époque. Quelle tristesse de voir la colère du dragon détruire un hélico, de voir la bouche d’égout façon KITT de K2000 continuer à faire de l’humour (malaise assuré), de noter l’absence de doublages japonais, de voir la poussière de diamant geler un tank. On perd toute notion de chevalerie, on perd toute l’intensité des combats, on perd tout le sérieux du propos, on perd de vue les enjeux… Pire, on se retrouve avec une sorte de montage façon Warner Bros. qui reprend quelques lignes directrices du matériau d’origine, les assemble n’importe comment, y ajoute des éléments actuels histoire de trahir une bonne partie des éléments qui font l’essence même de Saint Seiya.

Hélas, ce n’est pas la réalisation qui va sauver l’ensemble. Qu’on ait aimé ou non le film 3D de 2014, il faut bien reconnaître que l’aspect technique était plutôt convaincant. Là, avec la série Netflix, on est bien loin de ce résultat. On se retrouve plutôt dans le milieu du panier des séries 3D pour les enfants, dans la veine des productions de Gulli ou TFOU. Il faut bien reconnaître que certaines textures ont tout de même profité d’un certain soin et que la modélisation des armures est loin de faire tache. Les chevaliers n’ont pas de casque cette fois-ci, ce qui est un peu dommage quand on se rappelle l’importance du casque dans le combat entre Pégase et le Dragon, mais soit, ça aurait sûrement décoiffé les personnages. En contrepartie, je trouve les plastrons relativement corrects. Toujours est-il qu’entre l’animation low-cost et les modélisations, la déception est forcément de mise pour les trentenaires et quarantenaires que nous sommes. Quand on voit à quel point la série a été édulcorée (pas de sang, pas de coups impressionnants, pas d’oreille tranchée…) et à quel point l’humour vient nuire à l’histoire, on se dit que Netflix a finalement pris le parti de créer un reboot pour les plus jeunes, au risque de cracher au visage de nombreux fans.



Je ne vais pas revenir sur tout ce que j’ai déjà dit, je me suis même étendu plus que de raison pour une adaptation qui n’en vaut pas la peine. Il m’est difficile de cacher ma déception. Netflix a produit une série supervisée par des japonais mais qui a une origine américaine. La réalisation la destine aux plus jeunes, édulcorant tout l’ensemble, ajoutant un humour malvenu et une animation low-cost. Ikki est devenu un simple mercenaire, Shun est devenu un cliché alors qu’il était un homme tout en nuances, Seiya est une tête à baffes, Shaina a perdu son masque mais pas Marine, Saori a conscience d’être Athéna dès le début, des hélicos tirent sur nos chevaliers, le tournoi galactique est devenu un événement clandestin accompagné de deux passages ultra gênants avec une bouche d’égout, Vander Graad est superflu, les chevaliers noirs ont été massacrés, les combats son rushés… Et il y a encore tant d’autres éléments à pointer du doigt pour montrer à quel point cette adaptation est juste un bras d’honneur fait au travail de Kurumada, et ce même si de loin ça en reprend certaines lignes directrices. Pourquoi ? Simplement parce que cette adaptation Netflix est totalement dépourvue de l’essence même du matériau d’origine. On perd les valeurs du nekketsu, ce qui est simplement honteux pour tout fan de Saint Seiya qui se respecte. Alors oui, peut-être que ça plaira aux plus jeunes qui découvrent cette série entre deux épisodes de Pat’Patrouille mais pour les trentenaires et les quarantenaires que nous sommes, ceci ne représente qu’un crachat au visage. Quand je finis une série en position latérale de sécurité sur le canapé, c’est qu’il commence vraiment à y avoir un problème… Là, c’était le cas !


Critique rédigée par Vincent (lien vers l’article original) – Lageekroom

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