Avis : Resident Evil. Des Zombies et des Hommes Vol.1

La licence Resident Evil fait plus que jamais l’actualité. Entre la sortie du remake de Resident Evil 3 et les rumeurs autour du remake du 4 et du huitième épisode, on va bouffer du survival-horror à un rythme quasi annuel, ce qui n’est pas pour nous déplaire. A l’occasion de la sortie de RE3 Remake et de ses 5 ans (joyeux anniversaire !!), l’éditeur Third Editions en a profité pour rééditer son ouvrage Resident Evil. Des Zombies et des Hommes Vol.1, qui vous dira tout sur la saga jusqu’au sixième épisode. On retrouve derrière cet ouvrage Mehdi El Kanafi et Nicolas Courcier, cofondateurs de Third Editions, ainsi que Bruno Provezza, qui a été rédacteur en chef de Mad Movies de 2002 à 2006, rien que ça ! C’est parti pour notre avis !


Descriptif de l’éditeur : Les coulisses de développement, le gameplay, le scénario, l’univers : plus de 200 pages pour tout savoir sur Resident Evil ! La figure du mort-vivant fascine la littérature depuis près de deux siècles. Le plus emblématique de ses représentants, le zombie, est aujourd’hui plus que jamais au cœur de la pop culture… La Nuit des morts-vivants, 28 Jours plus tardShaun of the DeadThe Walking Dead : au cinéma, à la télé comme en bande dessinée, difficile d’échapper à ces créatures avides de chair humaine. Le jeu vidéo n’est évidemment pas en reste, auquel on doit l’initiateur d’un véritable renouveau de l’horreur, la série Resident Evil. Replongez au cœur de cette grande saga de Capcom, pénétrez les bas-fonds de Raccoon City à la rencontre des héros ayant combattu la maléfique multinationale Umbrella. Découvrez la genèse de chaque épisode et le portrait de ses créateurs, l’analyse de leurs inspirations comme des évolutions de gameplay.



Pour fêter ses 5 ans, l’éditeur Third Editions a donc décidé de rééditer certains de ses ouvrages fondateurs. C’est pour cette raison que nous vous parlons aujourd’hui de Resident Evil. Des Zombies et des Hommes, un ouvrage sorti en 2015 tombé depuis en rupture de stock. Ne vous étonnez donc pas de ne pas entendre parler de Resident Evil 7 ou des récents remakes, le tout couvrant tout ce qu’il faut savoir de la saga de Capcom jusqu’à Resident Evil 6. D’ailleurs, si vous cherchez la table des matières, celle-ci se trouve à la fin de l’ouvrage. Elle s’avère très complète et détaille le contenu des 9 chapitres bourrés d’infos ! Concernant Resident Evil, nous devons préciser avoir commencé la saga avec le tout premier jeu en 1997 sur Sega Saturn (non, la PlayStation n’était à ce moment là pas encore à la maison, à notre plus grand regret). Une version Saturn très qualitative qui proposait certes des modèles 3D un peu plus pixélisés que sur PlayStation, mais qui affichait des décors plus fins et de toute beauté. Ce jeu fut une véritable claque, nos expériences vidéo-ludiques liées à l’horreur se limitant à l’époque à Splatterhouse ou encore Zombies Ate My Neighbors (et encore, celui-ci reste comique sur de nombreux points). Cependant, les morts-vivants ne nous étaient pas inconnus, loin de là, et nous avions déjà dépouillé le vidéoclub du coin pour visionner en boucle les films de Romero ou de Lucio Fulci. Nous étions d’ailleurs assez terrorisés par l’image du zombie, cet être mort en putréfaction qui avance lentement vers sa proie pour lui manger la chair ou le cerveau. Le film Le Jour des Morts-vivants (Day of the Dead en anglais) sorti en 1985 reste une de nos expériences les plus traumatisantes. Alors imaginer retrouver ce genre d’ambiance stressante dans un jeu vidéo, ultra réaliste (pour l’époque) qui plus est, c’était presque un miracle. Tout ça pour dire que le premier Resident Evil fut une révélation, et que nous n’avons pas manqué de découvrir la saga dans son intégralité, y compris certains spin-offs bien pourris.


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Savoir comment avait été conçu Resident Evil premier du nom nous importait peu à l’époque. On se contentait de jouer, de prendre notre pied, et le nom de Shinji Mikami nous était même inconnu. Il faut dire qu’à cette époque, il était impossible d’aller dénicher des infos sur le net. Idem pour le fameux Resident Evil 1.5, dont nous ne savions finalement que peu de choses, à part quelques images à la qualité bien dégueu dans les magazines de l’époque. Après toutes ces années et cet attachement très fort à la saga, découvrir un ouvrage comme Resident Evil. Des Zombies et des Hommes est une sacrée aubaine. L’ouvrage démarre sur la naissance du genre survival horror et sur le grand Shinji Mikami, à l’origine de jeux bien différents adaptés de licences Disney (dont le génial Goof Troop dont nous vous parlons ici). Les auteurs n’oublient bien évidemment pas de parler d’Alone in the Dark du grand Frédérick Raynal, un immense jeu que nous avions également découvert sur Saturn. Le tout regorge d’infos et d’anecdotes, tout comme le chapitre suivant, passionnant à découvrir. Il revient en effet sur la genèse des différents jeux, les désaccords créatifs, les « reboots » en interne… Des choses que l’on ignorait à l’époque et qui montrent que les développements de Resident Evil 2 ou encore de Resident Evil 4 en ont vu de toutes les couleurs. Il est intéressant de découvrir à quel point ces jeux sont passés par différentes étapes et différentes formes avant de sortir dans les versions que l’on connait aujourd’hui. Resident Evil 1.5 restera par exemple pour nous un doux fantasme, que l’on peut presque réaliser aujourd’hui grâce à des version qui traînent sur le net.

L’univers de la saga est riche et a gagné en épaisseur (et parfois en joyeux bordel) d’épisode en épisode. Nos préférés à ce jour restent le tout premier, le génial et très travaillé Code Veronica, le sublime Resident Evil Rebirth (on découvre d’ou vient ce nom d’ailleurs) et Resident Evil 4 et son orientation qui a fait du bien au genre. Les récents remakes sont également très bons mais ne sont pas abordés dans l’ouvrage comme précisé précédemment, tout comme Resident Evil 7, une expérience VR inoubliable. L’ouvrage revient donc sur l’univers de la saga, ses personnages, ses ramifications scénaristiques ainsi que ses thèmes forts. Le gameplay est lui aussi abordé, jeu après jeu, présentant les améliorations apparues avec le temps. Certaines mécaniques de gameplay, comme l’impossibilité de se déplacer en visant (afin d’accentuer le sentiment de menace) ont du être abandonnées pour mieux coller aux standards actuels. C’est pour cela que Resident Evil 5 a déçu une partie des joueurs par exemple, le jeu se contentant de reprendre les bases posées par Mikami sans vraiment y apporter d’améliorations. Les musiques sont elles aussi abordées, et chaque partition a son importance. Les plus marquantes restent celles des safe-room, ces seuls lieux dans lesquels on peut souffler quelques minutes et se sentir en sécurité. Nous vous laissons découvrir ce que l’ouvrage a d’autre en réserve, mais sachez que vous n’êtes pas au bout de vos surprises. Les auteurs nous parlent en effet de produits dérivés ou encore de l’influence de la saga sur le monde du jeu vidéo. Mention spéciale également au chapitre VI qui revient sur les œuvres (notamment au cinéma) ayant inspiré et influencé les créateurs de Resident Evil. C’est une partie de notre jeunesse que l’on redécouvre, avec certains noms que nous avions presque oubliés, comme celui du maître des effets spéciaux Tom Savini. Forcément, ces œuvres ont façonné le genre survival horror et sa façon de faire peur aux joueurs, grâce au sound design, aux angles de caméra ou aux jumpscares, dont certains sont gravés dans nos mémoires !


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Resident Evil. Des Zombies et des Hommes Vol.1 est un réel hommage à la saga Resident Evil, à ses créateurs et aux zombies en général. La saga de Mikami et Capcom a été influencée par des œuvres cultes et en a influencé d’autres par la suite, faisant du zombie une figure emblématique pour tous les amateurs d’horreur, mais pas que ! Avec cet ouvrage bourré d’infos proposant un découpage aéré et facile à lire, Resident Evil. Des Zombies et des Hommes se dévore en quelques jours et nous en apprend beaucoup sur la saga ! Développements parfois difficiles, projets annulés, idées basculées dans un autre jeu… Tous les coups durs mais aussi les succès sont détaillés, sans oublier tout ce qui touche à la musique, au gameplay, aux scénarios et personnages, ou encore à l’univers en général. Difficile de tout détailler ici tant ces 224 pages s’avèrent accrocheuses, et nous ne pouvons que vous conseiller de découvrir cet ouvrage sur le site de l’éditeur Third Editions, juste ici !


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