Avis BD Glénat : Elias Ferguson – Tome 1

Disponible depuis le 29 juin dernier, le premier tome de « Elias Ferguson » est signé Simon Second (au scénario) et Lender Shell (au dessin). C’est via la collection « Vents d’Ouest » des éditions Glénat que nous avons eu la chance de découvrir cet ouvrage, qui nous emmène à la fin des années 30, dans un récit qui ne sera pas avare en rebondissements ! C’est parti pour notre avis.


Avis BD Glénat : Elias Ferguson - Tome 1Synopsis : A la mort de son père en 1937, le jeune Elias Ferguson revient en Ecosse. Il est alors loin d’imaginer ce qui l’attend. Avant sa disparition, son père, scientifique de renom, travaillait sur un projet colossal : un train sous-marin, capable de relier les USA à l’Europe ! De toute évidence, l’alliage utilisé pour la construction attire bien des convoitises ! Elias va devoir reprendre les rênes de la compagnie et distinguer ses amis de ses ennemis. Soutenu par Andrew, son majordome et Francis, un ami de la famille désireux de défendre ses intérêts, cet adolescent désinvolte va faire ses premiers pas dans le monde des affaires. Mais entre les Américains prêts à tout et les agents allemands qui envisagent de l’éliminer, Elias a intérêt à apprendre rapidement les codes de ce milieu. Sur fond de crise géopolitique, cette nouvelle série pleine de tensions pensée comme une uchronie retrace l’histoire d’un jeune héritier à la tête d’un empire industriel, qui va découvrir les dessous d’un monde économique et sous-marin pour lequel il n’était pas préparé. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis BD Glénat : Elias Ferguson - Tome 1


Ce premier tome de « Elias Ferguson » démarre de façon assez classique. On y découvre un personnage, Walter, poursuivi dans la nuit, qui va malheureusement chuter d’une falaise. On comprend rapidement que ce sont des allemands à ses trousses (l’un des poursuivants dit « hilfe » après avoir chuté, ce qui signifie à l’aide), avant que le récit n’embraye sur le fils de la victime. Ce dernier est rapidement convoqué par le directeur de son établissement, qui l’informe du décès de son père. Officiellement, il s’agit d’un suicide, mais nous savons très bien que non. La majordome du père d’Elias va le ramener chez lui, et le jeune homme ne va pas tarder à recevoir la visite d’individus appartenant à une cellule spéciale du United States Department of war. Le père d’Elias a en effet découvert il y a 4 ans un alliage métallique, qu’il comptait utiliser pour fabriquer un train sous-marin. Son but ? Aider les populations, les approvisionner ou encore les évacuer en cas de conflit.

On rappelle en effet que l’histoire se passe à la fin des années 30, après la Première Guerre mondiale et au moment où les événements déclenchant la Seconde Guerre commencent à s’enchaîner. Hitler est Chancelier, et Staline s’avère déjà très dangereux. Les allemands en ont après les découvertes de Walter, et ne vont pas hésiter à employer la manière forte. Elias va rapidement rencontrer Francis, un homme qui a participé à la Première Guerre mondiale avec Walter. Il va en apprendre plus sur les projets de son défunt père, et prendre conscience des différentes responsabilités qui l’attendent. D’un simple étudiant, Elias va rapidement devoir gérer l’entreprise de son père, et rencontrer des personnes influentes dont il faudra forcément se méfier. Un passage de flambeau pas toujours évident, mais le jeune homme manque de temps pour s’adapter à cette nouvelle vie qui l’attend.

Il faut avouer que le récit avance un peu vite. Elias, malgré quelques craintes, prend rapidement le relai de son père, et s’affirme assez vite. Au moins, le rythme est bon, mais ce premier tome se lit rapidement. Les choses se mettent en place mais il y a également un peu d’action, l’ensemble étant très chouette visuellement. Les visages sont réussis, et les nombreuses grandes cases permettent de profiter des différents environnements. Il y a parfois un côté « film d’aventure pour ado » dans ce premier tome, mais on ne sert heureusement pas la soupe habituelle avec les thèmes du moment à aborder absolument. L’histoire reste mature, et le contexte géopolitique y est pour beaucoup. La période choisie est vraiment intéressante et bourrée de potentiel, et il nous tarde de voir comment tout ça va évoluer !


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