Avis BD Grand Angle : Héros de guerre – Léo Major (histoire complète)

La collection Héros de guerre de l’éditeur Grand Angle existe depuis déjà quelques années et met en lumière des soldats de légende pourtant largement méconnus du grand public. Après Albert Roche, Johnny Clem ou Audie Murphy, c’est aujourd’hui au tour de Léo Major d’être mis en lumière, avec un album disponible le 30 septembre prochain et signé Julien Hervieux (au scénario) et Damien Jacob (au dessin). Et autant dire que nous non plus, nous ne connaissions absolument pas ce personnage, pourtant surnommé le « Rambo du Québec ». Et nous allons voir qu’il n’a pas volé son surnom. C’est parti pour notre avis !


Synopsis : Le 6 juin 1944, Léo Major, jeune soldat québécois de 23 ans, débarque sur Juno Beach. Tireur d’élite téméraire, il se distingue aussitôt par une audace hors du commun. Blessé à l’œil lors d’un affrontement, il refuse pourtant d’être évacué et reste au front. Son exploit le plus fou se déroule aux Pays-Bas. Déterminé à libérer la ville de Zwolle, il s’y aventure seul et, durant toute une nuit, multiplie les attaques, les embuscades et les coups de bluff, jusqu’à convaincre la garnison allemande qu’une armée entière est passée à l’assaut. Des plages de Normandie aux combats de Corée, Léo Major ne cessera de repousser les limites du courage et d’accomplir l’impossible. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


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Après des premières pages consacrées à son enfance et à son engagement dans l’armée, Héros de guerre – Léo Major revient sur son arrivée en Normandie le 6 juin 1944, où il va rapidement se distinguer lors du débarquement. Il survit, ce qui est déjà un exploit, mais il fait surtout de sacrés dégâts dans les rangs ennemi. Malgré plusieurs blessures, notamment plus tard lors de l’explosion d’une grenade, et la perte de l’usage de son œil gauche, il refuse de rentrer au pays. Mais son exploit le plus incroyable reste sans doute la libération de Zwolle, aux Pays-Bas, en avril 1945.

Après la mort de son compagnon Welly Arsenault, Major pénètre seul dans la ville et multiplie les tirs, les explosions et les attaques pour faire croire aux Allemands qu’une armée entière est en train de les encercler. Il capture également des dizaines de soldats et pousse le reste de la garnison à fuir, permettant aux Canadiens d’entrer dans une ville libérée le lendemain. Un peu de bluff, beaucoup de stratégie : la victoire est totale.


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On suit ensuite d’autres épisodes de sa carrière, notamment pendant la guerre de Corée en 1950, où il repart au combat et obtient une nouvelle Médaille pour ses exploits. Mais au-delà de ses exploits, c’est surtout le personnage qui rend la BD intéressante : Léo Major possède un sacré caractère, un franc-parler et un côté stratège qui le rendent particulièrement attachant (et il a des principes : il refuse de tuer si ce n’est pas strictement nécessaire sauf s’il s’agit des SS ou de membres de la Gestapo) . Et malgré tout ce qu’il accomplit, il ne bénéficiera pas de la reconnaissance qu’il aurait pu espérer à son retour.

L’album se lit rapidement et propose de belles scènes de guerre, avec un travail intéressant sur les couleurs et des séquences d’action efficaces, même si certains décors auraient mérité davantage de détails. L’intérêt de cette collection Héros de guerre est en tout cas très clair, et c’est ce qui fait sa force : nous faire découvrir des personnages dont on ignorait jusqu’à l’existence et donner envie, une fois la dernière page tournée, d’aller chercher encore plus d’informations sur leurs parcours et leurs exploits sur le net. Et avec Léo Major, il y avait clairement matière à raconter une histoire aussi incroyable que méconnue.


Lageekroom

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