Avis Manga Doki-Doki : Les Promeneuses de l’Apocalypse – Tome 1

Disponible le 13 juillet prochain, le premier tome de « Les Promeneuses de l’Apocalypse » était très attendu de notre côté. Le manga de Sakae Saito semble dégager une ambiance unique, et bien que le récit se déroule dans un Japon post-apocalyptique, la jaquette de ce premier tome dégage une certaine fraîcheur, et un esprit feel-good qu’il nous tardait de découvrir. C’est désormais chose faite, et nous avons eu la chance de recevoir ce premier tome avec un peu d’avance afin de vous en parler. C’est parti !


Avis Manga Doki-Doki : Les Promeneuses de l'ApocalypseSynopsis : Le monde est anéanti… Partons le visiter à moto ! Yôko et Airi visitent les endroits les plus célèbres du Japon avec leur moto tout terrain. Admirer le mont Fuji depuis Hakone, pêcher sur le pont de la baie de Yokohama, sans oublier d’aller au Tokyo Big Sight. Voilà le voyage qui attend nos deux jeunes filles à moto. Hélas, le monde s’est effondré…


Avis Manga Doki-Doki : Les Promeneuses de l'Apocalypse


Comment ne pas penser, en découvrant les premières pages de « Les Promeneuses de l’Apocalypse », à l’excellente série de Tsukumizu, « Girls’ Last Tour« , éditée chez Omaké Books. En effet, tout comme Chito et Yuri, nos héroïnes du jour, Yôko et Airi, parcourent un monde anéanti. Vous souhaitez savoir comment cela est arrivé ? Ce n’est pas dans ce premier tome que vous aurez une réponse. Et au final, est-ce vraiment important ? Il y a bien quelques indices disséminés çà et là pour nous faire comprendre que le récit se déroule dans le futur, mais l’ensemble reste volontairement flou et mystérieux. Ce n’est pas plus mal, et ça permet de se concentrer sur nos héroïnes et leur périple. Yôko et Airi se déplacent à moto dans un Japon post-apo, qu’elles découvrent après avoir passé un certain temps dans ce que l’on pense être un bunker. Leur escapade les emmène dans des lieux absolument superbes, qui nous présentent les vestiges de notre civilisation. Ce premier tome est très contemplatif, immersif, mais réserve malgré tout un peu d’action et une rencontre atypique. Yôko et Airi rencontrent en effet un « être humain », qui ressemble davantage à un androïde. Un ancien humain « transformé » en robot pour survivre ? Ou tout simplement une machine dans laquelle on a inséré la conscience d’un homme ? On vous laisse le découvrir, à travers une séquence clairement touchante.

Bien entendu, Yôko et Airi doivent survivre et trouver de quoi boire et manger. La technologie leur est d’un grand secours, pour vérifier si l’eau est potable par exemple. L’ambiance post-apo est réussie, et on retrouve ce thème fort que l’on peut retrouver dans le manga ou l’animation : la peur de voir le Japon submergé par les eaux. Cette angoisse, que l’on peut ressentir lors de certaines cases, est compensée par de nombreux moments plus légers, avec l’arrivée des manchots notamment, ou encore la joie de nos héroïnes lorsqu’elles se font à manger. Chaque lieu visité réserve des surprises, et on sent, malgré la fraîcheur globale de ce premier tome, que des choses terribles se sont produites. La vision du passé de l’androïde qu’elles rencontrent nous montre les débuts de la fin du monde, tandis que l’on peut apercevoir à un autre moment la main squelettique d’une pauvre personne restée à son domicile. La nature a repris le pouvoir, et on garde conscience de la gravité des événements passés et des menaces actuelles. Mais la relation entre Yôko et Airi nous touche, et elles parviennent à nous redonner le sourire. Et puis il y a ces rêves mystérieux que fait Yôko, qui ressemblent à des visions du passé. Les manipulations génétiques seront également au cœur du récit, et on en a déjà eu un aperçu avec Airi face à un char d’assaut !

Ce premier tome de « Les Promeneuses de l’Apocalypse » est une belle réussite, et parvient à proposer une certaine légèreté malgré un contexte post-apocalyptique forcément un peu déprimant. Visuellement très beau et contemplatif, le manga de Sakae Saito démarre sur de bonnes bases, et même s’il reste à nos yeux un poil moins percutant que « Girls’ Last Tour » ou encore « Terrarium« , il donne clairement envie de découvrir la suite ! C’est beau, touchant, un peu triste mais également rafraîchissant, et on ne peut que vous le conseiller si vous aimez le genre !



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