Avis Manga Glénat : Terrarium – Tome 1

Nouveauté de ce mois de juin aux éditions Glénat, le premier tome de « Terrarium » était très attendu de notre côté. Série terminée en 4 tomes au Japon, ce seinen de science-fiction est signé Yûna Hirasawa et dégage une certaine poésie à travers la couverture du premier volume que nous avons entre les mains. Cette première bonne impression s’est-elle confirmée à la fin de la lecture ? C’est ce que nous allons voir.


Avis Manga Glénat : Terrarium - Tome 1Synopsis : Chico, la technologue d’investigation et son petit frère Pino arpentent des colonies délabrées où des robots poursuivent leurs tâches comme si de rien n’était. Les deux explorateurs tentent de les accompagner dans leurs derniers souhaits, mais à quoi bon quand la fin approche d’heure en heure ? “Combien de centaines d’années faudra-t-il encore aux humains pour devenir meilleurs ?” C’est la question soulevée par ce récit d’aventure SF crépusculaire.


Avis Manga Glénat : Terrarium - Tome 1


« Terrarium » est annoncé par son éditeur comme étant un manga de science-fiction contemplatif. C’est bel et bien le cas, et le monde post-apocalyptique que nous découvrons est aussi poétique qu’accrocheur. Les premières sublimes pages en couleurs donnent le ton, et on fait rapidement la connaissance de la jeune Chico, qui est une technologue d’investigation. En d’autres termes, elle et son frère Pino (un robot) voyagent de colonie en colonie afin de récupérer des noyaux de robots pour « terminer la clé de maman » et ainsi éviter l’extinction de l’humanité. Une mission à haut risque donc, dont on ignore encore beaucoup, ce premier tome étant très mystérieux. Cela n’empêche pas Yûna Hirasawa de développer son univers, avec par exemple des informations sur l’arcologie, une « structure d’habitation gigantesque » autonome dont on ignore l’apparence externe. Mais l’arcologie se dégrade, la faute à un être humain toujours plus préoccupé par ses propres problèmes qu’à ce qui l’entoure, et tout sera perdu si Chico ne va pas au bout de son objectif. Les fameux noyaux sont donc recherchés par notre duo, et ils les récupèrent sur des robots encore en activité. Ces derniers poursuivent en effet leur tâche de manière touchante, alors que le monde autour d’eux n’est plus. Le « robot médecin » continue à promulguer des soins sur ses patients qui ne sont plus que des squelettes, tandis que le petit « robot facteur », très touchant et au langage franchement marrant, tient absolument à livrer son courrier pour rendre les gens heureux, lui qui a longtemps été considéré comme porteur de mauvaises nouvelles durant la guerre. Des robots plus humains que les humains eux-mêmes, qui ne ressentent certes pas la tristesse, mais qui parviennent néanmoins à nous la faire ressentir. Chico ne peut pas se contenter de leur ôter leur noyaux, et donc de terminer leur existence, et tient à ce qu’ils accomplissent leur tâche avant de les « libérer ». L’émotion est clairement au rendez-vous, sans oublier une certaine dose d’espoir qui pousse nos personnages à avancer.

On ne sait pas réellement ce qui s’est passé pour que le monde en arrive là. On nous parle de « Grande Guerre », mais on ignore où se trouve exactement l’arcologie. Sur Terre, « entre le ciel et la Terre », ou sur une autre planète ? Tout ça nous dépasse pour le moment, et ce sont les relations entre les personnages qui sont mises en avant. La jeune Chico vit dans ce monde délabré mais profite de chaque instant, comme lorsqu’elle découvre les manèges d’une fête foraine ou encore l’existence du ciel et des étoiles. « Terrarium » rappelle à certains moments l’excellent « Heart Gear » de chez Ki-oon, ou encore la série en 6 tomes « Girls’ Last Tour » de chez Omaké Books. C’est beau, très beau même, immersif et touchant, mais une certaine menace plane néanmoins, avec la présence des chasseurs de reliques, des pilleurs qui volent les pièces des robots. Ces derniers sont clairement attachants, et parviennent à nous toucher, coincés dans des fonctions qu’ils cherchent à tout prix à accomplir, même si elles n’ont plus aucun sens. Maintenant que les bases sont posées, il nous tarde de découvrir le deuxième tome !


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« Terrarium » démarre sur des bases excellentes, avec des personnages attachants, de l’émotion et un soupçon d’humour. Très beau visuellement et dégageant une belle identité, le manga de Yûna Hirasawa accroche dès ses premières pages et nous embarque dans une aventure qui devrait réserver quelques surprises. Le contexte reste encore très mystérieux, et nous sommes très curieux de découvrir la suite.


Lageekroom

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