Avis Manga Glénat : Parasite Édition Originale – Tome 7

C’est le 5 mai prochain que paraîtra le dernier tome de « Parasite Édition Originale », mais c’est le septième volume qui nous intéresse aujourd’hui, tout juste sorti aux éditions Glénat. Nous avions laissé notre héros Shinichi en mauvaise posture à la fin du tome précédent, et l’humanité est en passe de déclarer la guerre aux organismes parasitaires. La tension est donc à son comble, et laissez-nous vous dire que vous allez être servis avec notre tome du jour. C’est parti pour notre avis !


Avis Manga Glénat : Parasite Édition Originale – Tome 7 blog manga lageekroomSynopsis : Depuis des milliers d’années, l’Homme se trouve au sommet de la chaîne alimentaire. Jusqu’au jour où de mystérieuses sphères, abritant d’étranges parasites, se répandent un peu partout sur Terre. Rapidement, les entités prennent possession de certains habitants. Nul ne sait d’où elles viennent, mais ce qui semble certain, c’est qu’elles sont là pour débarrasser le monde de l’espèce humaine. Shinichi, jeune lycéen, est un “hôte” dont le cerveau a miraculeusement été épargné : et pour cause, Migy, son parasite, a pris possession de son bras droit ! Ce cas exceptionnel va déboucher sur une singulière cohabitation. Car au-delà de la fusion physique opérée entre Migy et Shinichi, qui partagent désormais le même corps et la même vie, va se développer un lien d’attachement particulier où les deux êtres vont apprendre chacun l’un de l’autre. Alors que Shinichi se découvre doté d’incroyables facultés physiques, il prend aussi conscience de la menace qui plane sur ses proches… et sur l’humanité tout entière. Réussira-t-il, avec l’aide de Migy, à enrayer l’inévitable invasion ? L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


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Quelle baffe que ce tome 7 de « Parasite Édition Originale » ! N’y allons pas par quatre chemins, ce nouveau volume est garanti 100% tension, de sa première à sa dernière page. Et on peut dire que les choses démarrent de manière très tendues, lorsque Shinichi se retrouve face à ce mystérieux personnage qui semble avoir la faculté de repérer les monstres. Cet humain s’appelle Uragami, et on découvre rapidement qu’il s’agit d’un véritable psychopathe. On pourrait même le qualifier de tueur en série, et on découvre via des cases particulièrement malsaines certains de ses actes. Il le dit lui-même en parlant des parasites : « leur passe-temps était le même que le mien, finalement ». Mais dénicher quelques monstres de manière isolée grâce à Uragami n’est que l’arbre qui cache la forêt, et c’est une opération d’une toute autre envergure qui se prépare. L’armée a en effet décidé d’attaquer les parasites de front, directement à la mairie. Le lieutenant-colonel est plus que décidé à mettre un terme à l’existence des parasites : « je vous rappelle que nous ne nous livrons pas à une simple perquisition, mais à une opération d’extermination ». Le plan est bien huilé et va rapidement se mettre en place… réservant au passage de nombreux dommages collatéraux. Et on retrouve, comme dans de nombreuses œuvres cinématographiques (nous pensons notamment aux films de Georges Romero), une vive critique de l’armée et des militaires, qui n’hésitent pas à sacrifier les humains pour arriver à leur fin. C’est parfois à se demander qui sont les véritables ennemis tant le comportement de certains soldats est exécrable, ces derniers prenant presque du plaisir à tuer sans aucune distinction. Toute la séquence dans la mairie est riche en événements, et l’action est autant au rendez-vous que le suspense. On tourne les pages avec inquiétude, se demandant bien ce qui va arriver aux civils présents sur place.

Pourquoi l’être humain n’utilise pas les outils qu’il a entre ses mains pour protéger l’équilibre du monde, plutôt que de tout détruire dans son propre intérêt ? C’est la question que l’on peut se poser, et qui ferait presque passer les parasites pour les gentils de l’histoire…  On retrouve également Goto, ce parasite surpuissant qui avance tel un terminator et tranche tête après tête ! Shinichi veut survivre coûte que coûte, mais compte surtout protéger ceux qu’il aime (son père, sa petite amie). La fuite serait-elle une solution ? Visuellement, ce tome 7 est incroyable, nerveux et violent. Une violence toujours aussi viscérale et qui fait mal, avec une certaine générosité pour les membres arrachés et les balles qui explosent les têtes. Certaines illustrations sont superbes mais conservent une certaine « simplicité » dans le coup de crayon, rendant le tout ultra lisible. C’est aussi beau que captivant, même si le côté un peu « retro » de l’ensemble ne plaira pas à tous.


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Cette édition originale de « Parasite » va bientôt toucher à sa fin, et la tension est à son comble. Ce tome est généreux, aussi bien en violence qu’en thématiques fortes, et on se demanderait presque qui de l’humain ou du parasite est le plus néfaste… Visuellement sublime, ce tome 7 est également mis en scène de belle manière, proposant un découpage nerveux, généreux en grandes illustrations. Nous avons hâte de découvrir le dernier tome, qui sera disponible le 5 mai prochain.


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