Les pépites horrifiques de la PS5 que vous avez peut-être ratées (partie 1)

Silent Hill 2 Remake, les derniers Resident Evil, Dead Space ou encore Fatal Frame ont régalé les amateurs d’horreur ces dernières années. Mais derrière ces productions bénéficiant de budgets confortables et d’une importante visibilité se cachent également de nombreuses pépites plus discrètes. Des jeux développés par de petites équipes (voire un seul développeur), parfois avec des moyens limités, mais capables de proposer des ambiances mémorables, des idées originales et surtout quelques belles frayeurs.

Qu’ils misent sur l’horreur psychologique, les légendes urbaines, les maisons hantées ou les expériences plus expérimentales, ces titres ont un point commun : ils ont réussi à nous marquer. Certains sont passés relativement inaperçus lors de leur sortie, tandis que d’autres ont su se forger une petite réputation auprès des passionnés du genre. Nous avons donc décidé de mettre en lumière ces jeux d’horreur méconnus qui méritent clairement votre attention sur PlayStation 5. Accrochez-vous, car c’est parti pour notre première sélection (d’autres sont à venir), avec 10 jeux au programme !



Ad Infinitum

Ad Infinitum nous plonge dans les traumatismes d’un soldat allemand marqué par les horreurs de la Première Guerre mondiale, entre réalité et cauchemars. Les tranchées, les manoirs abandonnés et les créatures grotesques contribuent à créer une atmosphère oppressante qui fonctionne très bien. Tout n’est pas parfait, notamment du côté de certaines mécaniques d’infiltration parfois frustrantes, mais le titre parvient à proposer une expérience originale en mêlant horreur psychologique et contexte historique. Une proposition atypique qui réserve quelques séquences bien marquantes.



Still Wakes the Deep

Développé par The Chinese Room, Still Wakes the Deep nous plonge sur une plateforme pétrolière isolée au milieu de la mer du Nord. L’ambiance est exceptionnelle et le jeu parvient à exploiter à merveille le sentiment d’isolement, faisant presque surgir ou ressurgir certaines phobies. Sans miser sur les combats, l’aventure préfère mettre l’accent sur la fuite, la survie et la tension permanente. C’est beau, oppressant, et ça fait clairement son effet.



MADiSON

Sorti en 2022, MADiSON fait partie des jeux les plus effrayants de ces dernières années. Le titre mise sur une ambiance particulièrement oppressante et sur l’utilisation d’un appareil photo permettant d’interagir avec l’environnement et lors de certaines énigmes bien fichues. Certaines apparitions sont glaçantes et le sound design fout une sacrée pression (même s’il abuse un peu de certains effets de style). Une véritable référence pour les amateurs d’horreur psychologique.



Exit 8

Impossible de ne pas citer Exit 8 dans une sélection consacrée aux expériences horrifiques atypiques. Le concept est d’une simplicité surprenante : avancer dans un couloir de métro japonais et repérer les moindres anomalies. Une affiche déplacée, une lumière différente ou un personnage légèrement modifié peuvent suffire à vous faire perdre votre progression. Derrière son apparente simplicité, le jeu instaure une véritable paranoïa et transforme un environnement banal en source constante de malaise. Une expérience courte mais particulièrement efficace, adaptée avec réussite au cinéma en 2026.



Necrophosis

Avec son univers inspiré des œuvres de Zdzisław Beksiński, Necrophosis propose probablement l’une des directions artistiques les plus dérangeantes de cette sélection, rappelant notamment l’étonnant Scorn. Le joueur évolue dans un monde en décomposition permanente où chaque décor semble sorti d’un cauchemar organique. Plus contemplatif qu’effrayant au sens traditionnel du terme, le titre mise avant tout sur son ambiance, son sound design et sa poésie morbide pour marquer les esprits. Une expérience vraiment originale.



Fear the Spotlight

Avec ses graphismes tirés de la PS1, Fear the Spotlight ne paye pas de mine. Et pourtant, c’est typiquement le genre d’ambiance qui nous plaît. On y incarne une jeune lycéenne qui explore un établissement scolaire abandonné, où chaque couloir et chaque salle de classe renforcent progressivement le sentiment de malaise. Les énigmes s’intègrent naturellement à la progression, tandis que les quelques séquences de fuite apportent leur dose de tension. Derrière ses graphismes rétro se cache une aventure oppressante et immersive qui aborde également plusieurs thèmes plus profonds. Certaines idées de mise en scène sont excellentes, avec une particularité : une fois le premier chapitre terminé, le second nous permet d’incarner un autre personnage pour découvrir un autre point de vue. Le jeu ne dure que 4 heures, mais il est de très bonne facture.



Among Ashes

Among Ashes est un titre surprenant. Alors qu’on s’attendait à un énième walking simulator horrifique, le jeu joue intelligemment avec les frontières entre le jeu vidéo et la réalité. Le joueur y incarne un personnage qui découvre un mystérieux jeu d’horreur sur son ordinateur et décide de le lancer. Mais très vite, d’étranges événements commencent à se produire dans son propre appartement. Il est ainsi possible de quitter le jeu à tout moment pour explorer son logement, où l’atmosphère devient de plus en plus inquiétante. Ce double niveau de lecture fonctionne vraiment bien et instaure une tension constante, le joueur ne sachant jamais si le véritable danger se trouve dans le jeu ou dans le monde réel. Une excellente idée de mise en scène (et il y en a d’autres, notamment liées aux réseaux sociaux ou aux forums de discussion) qui permet à Among Ashes de se démarquer de la concurrence.



Bye Sweet Carole

Difficile de rester insensible à la direction artistique de Bye Sweet Carole ! Inspiré des grands classiques de l’animation, le jeu affiche un style visuel somptueux, entièrement dessiné à la main, qui contraste avec son univers bien plus sombre. Derrière ses décors enchanteurs se cachent en effet des créatures particulièrement inquiétantes, dont le chara design se révèle aussi original que dérangeant. Cette opposition permanente entre beauté et horreur fonctionne à merveille et confère au titre une identité qui lui est propre. Entre exploration, plateformes et narration, Bye Sweet Carole est une aventure aussi intrigante que singulière pour les amateurs de contes revisités.



The Mortuary Assistant

Rapidement après avoir lancé The Mortuary Assistant, on pense au film The Jane Doe Identity. Le jeu nous place en effet dans la peau d’une employée de morgue chargée d’embaumer les corps, une tâche en apparence routinière qui bascule progressivement dans l’horreur. L’ambiance monte crescendo : tout commence par de petits détails, une silhouette aperçue au loin, une lumière qui vacille ou un bruit étrange, avant que les manifestations paranormales ne deviennent de plus en plus fréquentes et inquiétantes. Le quotidien laisse alors place à une véritable descente aux enfers, portée par un sound design particulièrement réussi et une tension qui ne retombe quasiment jamais. Une expérience qui joue davantage sur le malaise psychologique que sur les simples jumpscares.



Luto

Luto aura mis du temps à arriver, plusieurs années après sa première annonce. Une annonce qui avait fait sensation pour les amateurs d’horreur, et si le jeu divisera sans aucun doute à cause de ses partis-pris (certains pouvant même totalement casser l’immersion), sa maîtrise de l’horreur est à féliciter. Le titre mise avant tout sur une atmosphère pesante et un sentiment d’oppression permanent, jouant avec les repères du joueur à travers des environnements qui évoluent sans prévenir et des situations toujours plus dérangeantes. Les apparitions sont utilisées avec intelligence, laissant souvent le sound design, les jeux de lumière et les silences faire monter la tension. Quelques séquences restent en tête tant elles parviennent à installer un véritable malaise. Malgré quelques choix de narration qui pourront faire débat, Luto s’impose comme l’une des expériences horrifiques les plus marquantes de ces dernières années. Encore un digne descendant de Silent Hills P.T.



Horreur psychologique, survival horror, horreur asiatique, walking simulators, ambiance rétro PS1, horreur narrative, jeux à anomalies ou encore expériences plus atypiques : il y en a pour tous les goûts ces dernières années (et dans notre sélection). Les amateurs du genre devraient sans difficulté y trouver leur bonheur, tant les approches de l’horreur sont variées.

Bien sûr, tous les titres cités ne sont pas parfaits, loin de là. Certains souffrent de limites techniques, d’autres de mécaniques parfois maladroites ou d’un budget plus modeste. Mais s’ils figurent dans ce dossier, c’est avant tout parce qu’ils ont réussi à nous embarquer dans leur univers, à nous mettre mal à l’aise, à nous surprendre ou tout simplement à proposer quelque chose de différent. En espérant qu’ils vous plairont également !


Lageekroom

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