TEST : Dear & Boy, une aventure agréable et touchante, mais moins marquante que les meilleures du genre

Sorti en dématérialisé le 23 juin 2026, Deer & Boy n’arrive sur le blog qu’aujourd’hui à l’occasion de son édition physique Deluxe, disponible depuis le 20 octobre. Une édition qui comprend notamment, sur PlayStation 5, une jaquette réversible, trois cartes illustrées, un artbook numérique et la bande originale numérique. Nous avons eu la chance de recevoir de la part de l’éditeur un code de cette version PS5 afin de vous en parler, et il est temps de vous donner notre avis !


Développé par Lifeline Games et édité par Dear Villagers, Deer & Boy est un jeu de plateforme qui nous met dans la peau d’un jeune garçon décidant de fuir sa maison en pleine nuit. Il s’échappe par la fenêtre de sa chambre, échappe à la police et part en pleine nature, où il va faire la rencontre d’un faon, formant le duo improbable qui va nous accompagner tout au long de cette aventure ! Le jeu reste volontairement mystérieux au départ, avec un scénario qui se développe petit à petit et des réponses qui n’arrivent qu’à la toute fin du récit.



Deer & Boy pioche ses inspirations çà et là : on pense évidemment à Inside et Limbo, avec également quelques passages où il faut se cacher de créatures plus balèzes comme dans Little Nightmares. Le duo entre le garçon et son compagnon animal rappelle quant à lui Planet of Lana, tandis que certains éléments évoquent plus récemment Darwin’s Paradox. Deer & Boy reste néanmoins très loin de la difficulté de ce dernier et se présente clairement comme un jeu familial.

Le principe est simple : on progresse généralement de gauche à droite sur un plan en 2D, même si quelques effets de profondeur permettent parfois de passer sur des arrière-plans ou d’explorer les décors autrement. C’est un peu plus poussé que dans certains jeux du genre, mais le cœur de l’expérience repose surtout sur des énigmes environnementales. Au départ, on les résout seul, puis notre compagnon entre progressivement en jeu. Encore bébé, le faon peut être installé dans le sac à dos du garçon, mais son poids empêche alors ce dernier de sauter. Il faut donc trouver d’autres solutions pour avancer, jouer avec la physique, sortir l’animal du sac pour le faire interagir avec le décor ou encore le faire remonter à certains endroits.



Puis notre petit compagnon grandit et de nouvelles mécaniques viennent enrichir le gameplay. Les énigmes se déroulent alors régulièrement en duo : on peut indiquer au cerf où aller pour actionner un bouton, ouvrir une porte ou déclencher un mécanisme. On doit également se cacher à plusieurs reprises face à des créatures plus impressionnantes et agressives, tandis que l’aventure bascule parfois dans quelque chose de plus irréel avec des séquences plus étranges. Les environnements sont variés, et vont de la forêt à la gare, en passant par une usine, un métro, un centre commercial ou encore des paysages enneigés.

Côté gameplay, le jeu mise sur la simplicité. On saute, on interagit avec les éléments du décor, on s’accroche et on redescend. Pas de sprint, pas de roulade ni de mécaniques complexes : Deer & Boy mise sur une prise en main immédiate et accessible. Pour quelqu’un qui connaît déjà bien ce type de jeu, l’aventure sera clairement facile. Il y a bien une ou deux énigmes un peu plus poussées, mais on reste un cran en dessous de Planet of Lana et très largement de Darwin’s Paradox en matière de difficulté. Le rythme est toutefois bien géré, avec une alternance entre des phases plus intenses, parfois ponctuées de poursuites, des énigmes environnementales et des moments plus contemplatifs et poétiques durant lesquels on prend le temps d’apprécier les décors, l’ambiance et les musiques.



Les petits bruits adorables de notre compagnon participent également au charme de l’ensemble, et on s’attache forcément très vite à ce petit animal que l’on peut caresser. La mise en scène propose quelques idées, notamment grâce à des bandes noires qui donnent au jeu un aspect cinématographique, même si leur intérêt reste au final discutable. Les effets de profondeur évoqués précédemment apportent aussi un peu de variété, même si la progression demeure globalement très scriptée. Il faut sauter au bon moment, éviter un ennemi ou un loup dans le bon timing, et on recommence en cas d’échec. Là encore, rien de particulièrement difficile. Il faut moins de quatre heures pour terminer l’aventure, qui se parcourt de manière fluide, sans véritable temps mort.

On ne s’ennuie pas, même si le jeu s’avère moins marquant que certains ténors du genre. Des thèmes forts, notamment autour de la famille, sont abordés au fil du récit, mais nous préférons ne pas vous en dire davantage afin de préserver la découverte. Visuellement, Deer & Boy bénéficie d’une jolie direction artistique : c’est mignon, coloré, les environnements sont variés et quelques effets de lumière sont particulièrement réussis. On regrette toutefois une image parfois un peu floue et la présence d’aliasing, qui empêchent le jeu de rivaliser avec les références du genre. Il possède néanmoins ses propres environnements et une identité visuelle et sonore qui lui permettent de se démarquer un minimum. Les musiques sont d’ailleurs très jolies et contribuent pleinement à l’atmosphère de cette aventure.


Deer & Boy screen test PS5


Deer & Boy est une aventure attachante et accessible, portée par un duo qui fonctionne bien, une jolie direction artistique et une ambiance sonore particulièrement réussie. Sans rivaliser avec les références du genre que sont Inside, Limbo ou Planet of Lana, le jeu propose quelques bonnes idées, notamment grâce aux mécaniques qui évoluent avec la croissance du faon. On regrette toutefois une difficulté faible, un gameplay basique et une réalisation visuelle qui manque parfois de finesse. Avec moins de quatre heures au compteur, l’aventure se termine rapidement, mais elle a le mérite de rester fluide et agréable du début à la fin. Un petit jeu sympathique que nous recommandons surtout aux familles et aux joueurs qui souhaitent découvrir le genre sans se heurter à des énigmes trop complexes. Les habitués, eux, n’en feront qu’une bouchée.

Notre note : 14/20


Les +

  • Une jolie direction artistique, mignonne et colorée
  • Des environnements variés : forêt, gare, usine, métro, centre commercial et paysages enneigés
  • Un duo attachant
  • La possibilité de caresser le faon et ses petits bruits adorables
  • Des énigmes environnementales qui évoluent avec la croissance du cerf
  • Quelques effets de profondeur et de jolies idées de mise en scène
  • Une ambiance sonore réussie et de très belles musiques
  • Un rythme fluide alternant énigmes, poursuites et moments contemplatifs
  • Des thèmes forts, notamment autour de la famille
  • Une prise en main simple et une aventure accessible à tous

Les –

  • Une difficulté trop faible pour les habitués du genre
  • Des énigmes globalement simples
  • Une aventure qui manque d’originalité face aux références du genre
  • Une image parfois floue et un aliasing assez présent
  • Des séquences globalement scriptées et un gameplay très basique
  • Des bandes noires à l’intérêt discutable

Lageekroom

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