TEST : Hot Wheels Infinite Rush, les petites voitures de Mattel passent à la vitesse supérieure

L’éditeur italien Milestone est décidément partout sur cette génération de consoles, et notamment au travail sur la licence Hot Wheels depuis plusieurs épisodes. Après Hot Wheels Unleashed et sa suite, le studio revient avec Hot Wheels Infinite Rush, qui change cette fois complètement d’approche en abandonnant les circuits classiques au profit d’un monde ouvert à l’échelle de ces petites voitures que nous avons tous connues étant gosses. Multiples épreuves, îles à découvrir et vitesse décoiffante nous attendent dans ce nouvel épisode, que nous avons eu la chance de découvrir dans sa version PS5. C’est parti pour notre avis !


Précisons d’emblée que Hot Wheels Infinite Rush ne propose pas un monde totalement ouvert façon Forza Horizon, mais plutôt une aventure divisée en quatre îles, chacune possédant son propre univers visuel. Néanmoins, cette nouvelle liberté apporte immédiatement un véritable sentiment de découverte. On retrouve tout ce qui faisait le charme des précédents épisodes : une conduite arcade, des tremplins, des loopings, des accélérateurs, des boosts et des courses déjantées, mais avec énormément de choses à faire. Chaque île propose en effet des courses classiques, des défis de vitesse, du drift, des cascades, des collectibles, des lieux à découvrir et différentes activités accessibles directement en exploration. On peut également provoquer certains pilotes rencontrés sur les îles afin de récupérer leur véhicule après les avoir battus, ou encore améliorer ses bolides. Chouette programme.



La progression repose sur les Rush Masters, chacun étant associé à une île : en terminant suffisamment d’épreuves, on débloque leur défi et, et en les battant, leur véhicule rejoint notre collection. Une fois toutes ces courses terminées, on débloque une rampe de lancement pour se diriger vers une nouvelle île. La collection de véhicules est l’un des gros points forts du jeu avec plus de 150 bolides répartis en quatre catégories : Universels, Dérapeurs, Speeders et Titans. Chaque classe possède ses propres caractéristiques de vitesse, d’accélération, de maniabilité et de boost, avec la possibilité bienvenue de changer à la volée selon le type de défi. Et opter pour la voiture adaptée peut radicalement changer vos résultats.

Clairement, il est difficile de ne pas retrouver son âme d’enfant : les voitures sont vraiment détaillées, les matériaux rendent très bien et le fait de débloquer puis de découvrir de nouveaux modèles donne l’impression de retourner dans sa chambre avec sa collection et de se faire son petit monde avec ses circuits personnalisés avec trois bouts de ficelle et deux rouleaux de PQ. Visuellement, le jeu est très coloré, les environnements sont riches et la sensation de jouer avec de petites voitures dans des décors gigantesques fonctionne bien. Le tout tourne à 60 images par seconde sur PS5, même si l’aliasing est malheureusement assez présent et donne parfois une image moins propre que dans les précédents épisodes.



Le contenu est en tout cas généreux, avec plusieurs modes comme l’élimination, les courses à checkpoints, le time attack ou encore le drift master, en plus des différentes activités présentes dans les îles, certaines étant plus touristiques. Le multijoueur en écran partagé jusqu’à quatre joueurs est évidemment une excellente nouvelle, surtout à une époque où ce type de fonctionnalité devient assez rare, tandis que le jeu propose également du multijoueur en ligne jusqu’à douze joueurs (et avec cross-play). Et pour ceux qui veulent aller encore plus loin, le Track Builder permet de créer ses propres circuits en utilisant directement l’environnement, y compris autour ou au-dessus des bâtiments, puis de partager ses créations avec la communauté.

Côté bémols, on regrettera l’absence de frein à main, ce qui demande un petit temps d’adaptation pour gérer les dérapages, ainsi que l’absence de vue capot ou intérieure : avec une telle sensation de vitesse, une caméra supplémentaire aurait vraiment été appréciable. La structure se répète également d’une île à l’autre et les écrans de chargement sont assez fréquents. Mais rien qui ne vienne réellement gâcher l’expérience, et le virage opéré par Milestone est une réussite : le monde créé est aussi beau que riche et nostalgique, les véhicules donnent envie de tous les collectionner, les activités sont variées et le jeu sait aussi bien proposer une expérience chill qu’un véritable défi (il y a plusieurs modes de difficulté). Notez que des DLC ont déjà été annoncés, à l’image du « Pack Collection de voitures F1 », prévu pour mars 2027, qui ajoutera les 22 monoplaces officielles.



Clairement, Hot Wheels Infinite Rush réussit son pari. Après deux épisodes basés principalement sur des circuits fermés, Milestone parvient à apporter un véritable vent de fraîcheur avec ces quatre îles à explorer. Ce n’est peut-être pas le monde ouvert le plus ambitieux du genre, mais il colle parfaitement à l’esprit Hot Wheels : on roule, on saute, on dérape, on collectionne et surtout, on prend du plaisir. Une excellente surprise pour les fans de la licence et un jeu particulièrement agréable à parcourir, que l’on ait envie de jouer sérieusement ou simplement de retomber en enfance pendant quelques heures.


Les +

  • Le passage aux zones ouvertes, qui renouvelle vraiment la formule
  • L’ambiance Hot Wheels parfaitement retranscrite
  • Plus de 150 véhicules à collectionner
  • Des voitures détaillées et très réussies visuellement
  • Une grande variété de défis et d’activités
  • Les quatre catégories de véhicules qui apportent un vrai intérêt au choix de sa voiture
  • Le changement de véhicule à la volée
  • Le multijoueur local jusqu’à 4 joueurs
  • Le Track Builder complet et le partage communautaire
  • Une difficulté adaptable, aussi bien pour jouer tranquillement que pour chercher le challenge
  • Une vraie sensation de retrouver ses jouets d’enfance

Les –

  • Aliasing assez présent, dommage pour un jeu aussi coloré
  • Pas de frein à main, ce qui est perturbant au début
  • Uniquement une vue extérieure
  • Structure des activités assez répétitive d’une île à l’autre
  • Des écrans de chargement un peu trop fréquents

Lageekroom

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