TEST : SnowRunner, que vaut la version Nintendo Switch ?

Le 28 avril 2020, les joueurs PC, PlayStation et Xbox ont pu découvrir l’excellent SnowRunner qui faisait suite au très bon Spintires MudRunner sorti fin 2017. Une console avait donc été oubliée dans l’équation, la Nintendo Switch. Un poil plus d’un an plus tard, le mal est réparé puisque Focus Home Interactive propose un portage sur la console de Nintendo. Si le contenu est similaire, vous vous doutez bien que le travail du portage a surtout consisté à adapter toute la partie technique pour que l’ensemble puisse tourner sur une machine dont le matériel est moins puissant, Nintendo privilégiant le concept et son catalogue au reste (ce n’est pas une critique, c’est un fait). Reste à voir si cela ne dégrade pas autant les routes que les passages répétés de nos camions dans les mêmes sillons de terre…


TEST : SnowRunner, que vaut la version Nintendo Switch ? lageekroomComme nous avons déjà testé SnowRunner (article disponible ici), nous n’allons pas nous paraphraser pour vous présenter le jeu, son concept et tout ce qui va avec puisque cette version Nintendo Switch est identique aux versions consoles sur tous ces points. Les développeurs ont même réussi à conserver la qualité du moteur physique pour ne pas transiger sur l’exigence de l’expérience. Bien entendu, si le jeu de base est proposé à une quarantaine d’euros, il est également possible d’enrichir le contenu avec les DLC disponibles, comme sur les autres supports. Ce qui fait la différence, c’est majoritairement l’aspect visuel. En effet, si la version PlayStation/Xbox souffre déjà de quelques retards d’affichage d’éléments à moyenne et longue distance, la version Nintendo Switch amplifie fortement le problème, avec des textures qui apparaissent à la dernière minute, même à très courte distance, et des éléments du décor qui apparaissent constamment au fil des mètres parcourus. De même, la végétation est bien plus plane sur la version de Nintendo et les modélisations sont plus sommaires sur bien des points, en plus d’avoir une distance d’affichage plus réduite et une résolution plus basse.


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Cela, c’est un mal nécessaire pour garder une certaine fluidité et permettre à tout un chacun de tout de même profiter de l’expérience, sans pour autant rogner sur l’ensemble des détails du décor. En effet, les développeurs ont conservé les marquages au sol, les pierres qui apportent des difficultés de franchissement, les cours d’eau (avec des reflets bien plus sommaires et une transparence revue), les nombreux éléments végétaux, etc. Ils ont même conservé les effets des échappements, même si sur Nintendo Switch ils sont un peu plus grossiers. Il en va de même pour les ombres. En revanche, on perd en détails au niveau des salissures sur les camions. Mais tout cela, ce sont des détails qui n’entravent pas pour autant l’expérience de jeu. On peut même dire que par rapport aux limitations techniques de la bestiole de Nintendo, les développeurs ont fait du bon boulot sur le portage. De fait, même si le titre est visuellement moins attractif, notamment en version nomade, il n’en reste pas moins prenant, exigent et diablement efficace. Seule un peu de patience est requise pour les chargements qui demandent une vingtaine à une quarantaine de secondes. C’est longuet par rapport à d’autres supports (essayez sur Xbox Series X, vous verrez la différence) mais ça n’est pas pour autant dommageable.

Pour dire, même avec les joycons, loin d’être réputés pour leur précision, on arrive à se surprendre à bien anticiper les passages hasardeux dans la boue ou la neige par exemple. Bien entendu, un bon équipement et un bon véhicule restent deux éléments essentiels pour la réussite de tels passages également. Enfin, précisons qu’en mode nomade les sous-titres et menus sont assez petits. Pour pallier ce souci, les développeurs ont ingénieusement ajouté un système de loupe en tapotant deux fois sur l’écran tactile de la Switch (on retapote deux fois pour désactiver ladite loupe et une fois pour la placer à un autre endroit si on ne la glisse pas simplement avec le doigt). Cela permet également de zoomer sur les terrains, histoire de bien analyser les pierres, petits obstacles et autres sillons qui pourraient poser problème, quand ce n’est pas déjà le cas.


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Ce portage Nintendo Switch de SnowRunner reste de très bonne facture. Les développeurs ont été contraints de faire des concessions au niveau des graphismes mais ils n’ont pas concédé l’exigence du gameplay et ont conservé un certain niveau de détails. Certes, les chargements sont longuets, les textures et la résolution sont plus basses, les retards d’affichages (textures et modèles 3D) sont nombreux, la distance d’affichage est réduite, etc., mais cela n’entrave pas l’expérience intrinsèque pour autant. En plus, c’est un jeu qui est long et qui s’adapte plutôt bien pour quelques courtes séquences de temps en temps en mode nomade, la loupe venant aider à agrandir les éléments au besoin. Finalement, si vous n’avez qu’une Nintendo Switch, cette version saura vous satisfaire. Si vous avez un PC ou une Xbox avec un abonnement Game Pass notamment, alors la réflexion sera de mise. En effet, le jeu a récemment été ajouté au Game Pass, ce qui permet aux abonnés d’y jouer sans frais supplémentaires et, comme il est sur le xCloud, les abonnés peuvent également en profiter sur les appareils mobiles, enlevant l’avantage du mode nomade qu’aurait pu avoir la Nintendo Switch. En contrepartie, sur Switch, si vous achetez le jeu, vous le possédez, ce qui n’est pas le cas sur le xCloud.


Test rédigé par Vincent – Lageekroom

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