TEST : Vampire : The Masquerade – Swansong (testé sur PS5)

L’univers de Vampire: The Masquerade fait parler de lui ces derniers mois, et nous l’avons découvert de notre côté en 2004 avec son épisode Bloodlines, dont la suite se fait attendre ! Le free-to-play Bloodhund est quant à lui sorti en avril dernier sur PC et PS5, mais c’est le jeu narratif développé par Big Bad Wolf Studios qui nous intéresse aujourd’hui. Nous avons eu la chance de recevoir une version PS5 du jeu édité par Nacon, et il est temps de voir si notre plongée au sein du Monde des ténèbres s’est avérée concluante. C’est parti pour notre avis !


TEST : Vampire : The Masquerade - Swansong PS5Bien que nous ayons eu la chance de découvrir Bloodlines à sa sortie sur PC au début des années 2000, nous ne sommes pas spécialistes de cet univers qui bénéficie d’une sacrée richesse. Autant dire que nos premiers pas dans l’univers de Swansong ont été compliqués. Malgré de nombreuses informations textuelles, accessible via un glossaire, le jeu se laisse difficilement appréhender et envoie en pleine poire, et d’emblée, plein d’infos et de nombreux personnages. L’action se déroule à Boston, ville dans laquelle le nouveau Prince de la Camarilla, Hazel Iversen, compte faire appliquer la Mascarade, la Loi vampirique qui permet aux suceurs de sang de se cacher des humains. Mais le code rouge a été déclenché, et c’est le gros bordel ! L’anonymat des vampires est remis en question, et ce sera à vous d’incarner les 3 personnages du récit, Galeb, Leysha et Emem, et de comprendre ce qui se trame.


TEST : Vampire : The Masquerade - Swansong


Le jeu vous balance donc en pleine action, à la rencontre de personnages plus ou moins importants et à la découverte des différents clans. C’est complexe, et nous avons du prendre le temps de bien tout lire pour nous familiariser davantage avec l’univers. Si vous êtes du genre pressé, vous pouvez passer votre chemin, d’autant que les premières heures sont assez longues et que le récit se met doucement en place. C’est au détour des premiers dialogues que l’on découvre le système de jeu, qui sort de l’ordinaire. Concrètement, on se situe entre un jeu Telltale et les choix qui vont bien, et un aspect RPG avec des mécaniques de jeu de rôle. Oui, il faudra aimer lire pour s’immerger pleinement dans cet univers riche et ô combien accrocheur, qui développe un scénario basé sur les trahisons, la lutte de pouvoirs mais également le meurtre. On galère, on a du mal à bien saisir qui est qui et qui fait quoi, le rôle de certains personnages influents peut sembler obscur, mais une fois dedans, l’ensemble est vraiment intéressant malgré un rythme qui peine à décoller.


TEST : Vampire : The Masquerade - Swansong PS5


Mécaniques de RPG oblige, il faudra attribuer les points de compétence des différents personnages avec intelligence pour prendre l’ascendant durant les dialogues. Ces derniers sont influencés par nos pouvoirs, le but étant de fermer la bouche de votre interlocuteur et de soutirer un max d’informations sur les événements en cours. Ces « battles » sont parfois frustrantes, car même en utilisant nos skills et en les boostant par la consommation de points de volonté et de points de faim (à gérer en mordant discrètement des humains disponibles pour l’occasion), il est possible d’échouer un échange et de passer à côté d’une info cruciale (avec ce sentiment désagréable d’avoir raté quelque chose). Les compétences sont divisées en 3 catégories : Dialogue, Exploration et Connaissance, avec des sous-compétences comme la rhétorique, l’intimidation, la persuasion et la psychologie, la sécurité, la technologie, ou encore la déduction et l’éducation. Bref, il y a de quoi faire et chaque amélioration pourra conditionner votre expérience de jeu. Par exemple, la déduction permet de tirer des conclusions précises à partir des indices que l’on découvre durant les phases d’exploration. Le taux de réussite sera donc variable, avec des interlocuteurs capables eux aussi d’utiliser des capacités. En cas de match nul, un dé déterminera qui l’emporte. L’idée est excellente, mais dans la pratique, on aurait préféré quelque chose de plus « classique » pour fluidifier davantage les dialogues et générer moins de frustration. On ne peut néanmoins pas reprocher aux développeurs de ne pas prendre de risques avec ce système, et nous vous conseillons, si vous galérez un peu, de jeter un œil sur google, certains articles présentant les avantages et inconvénients de chaque compétence.


TEST : Vampire : The Masquerade - Swansong PS5


La narration du jeu, malgré une certaine linéarité, reste très accrocheuse, surtout après les premières heures. Le récit réserve des rebondissements, et chaque personnage dispose de son histoire et de son background. L’ensemble est vraiment développé, et monte en puissance dans la dernière partie du jeu. Quelques puzzles sont présents, et on enchaîne les différentes séquences avec intérêt, découvrant également les pouvoirs de nos personnages. Il est possible de rejouer chaque scène pour découvrir les différents embranchements liés aux choix. Vampire : The Masquerade – Swansong souffre également de nombreux défauts techniques ou bugs visuels (clipping, synchro labiale pas toujours calée, cheveux ou vêtement qui traversent les personnages), mais la direction artistique est réussie. Certains personnages font certes très cliché (mais dans les histoires de vampires, c’est souvent le cas), mais quelques visages tirent leur épingle du jeu. On ressent les limites du budget et quelques décors sont assez vides, mais dans l’ensemble, le jeu reste tout à fait correct avec quelques effets de lumière très réussis. Côté durée de vie, il faudra compter une grosse quinzaine d’heures pour en voir le bout, sachant que nous avons parfois erré dans les niveaux à la recherche du prochain objectif.



Vampire : The Masquerade – Swansong est un titre qui possède pas mal de points forts, mais également des points faibles qui pourraient être rédhibitoires pour une partie des joueurs. Le jeu a des qualités indéniables et prend quelques risques, notamment au niveau des « duels » lors des dialogues, et sa direction artistique est réussie. Le récit est quant à lui accrocheur, avec de nombreux personnages et un lore vraiment passionnant si on prend le temps de bien découvrir le codex. Malheureusement, le côté dirigiste du titre amenuise l’impact des différents choix, et le système de dialogues est parfois frustrant et peut-être un peu fouillis. Heureusement, la dernière partie du jeu est vraiment bonne, mais il faudra se farcir des premières heures un peu longuettes avant d’en profiter.


Les +

  • univers et personnages riches et bien développés
  • le codex, franchement utile, voire indispensable
  • la direction artistique
  • certains personnages sont vraiment charismatiques
  • un système de dialogues original
  • durée de vie correcte
  • les mécaniques RPG qui s’intègrent bien…

Les –

  • … même si on aurait préféré un peu plus de simplicité
  • la première partie du jeu, lente
  • linéaire
  • des soucis techniques (synchro labiale, clipping, animations raides)
  • très (trop) complexe si on a la flemme de bouquiner le codex

Lageekroom

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