Avis Manga Glénat : Parasite Reversi – Tomes 1 et 2

On peut dire que le timing est parfait ! Alors que l’édition originale de « Parasite », lancée en février 2020, touche à sa fin avec son huitième tome, son spin-off « Parasite Reversi » démarre dans le même temps. Ce mercredi 5 mai est en effet l’occasion de découvrir le premier tome de cette toute nouvelle histoire mise en scène par Moare Ohta, qui n’en est pas à son coup d’essai dans cet univers, ayant participé au recueil de nouvelles « Neo Parasite ». Les débuts de cette nouvelle aventure sont-ils concluants ? C’est ce que nous allons voir !

– Mise à jour de l’article avec notre avis sur le tome 2, à paraître le 1er septembre 2021 –


Avis Manga Glénat : Parasite Reversi - Tome 1Synopsis : Fukami est un inspecteur de police à qui on ne la fait pas. Chargé d’enquêter sur une véritable boucherie de morceaux de cadavres, il sent tout de suite que quelque chose cloche avec Tatsuki, son jeune témoin. Il est trop calme, bien trop calme. Et il a des raisons d’être calme, ce garçon, quand on connaît sa famille… En parallèle aux aventures de Migy et Shinichi, une autre lutte pour la survie avait lieu ! Moare Ohta qui avait réalisé un hommage très réussi à la série dans le recueil de nouvelles Neo Parasite, reprend là l’univers de Hitoshi Iwaaki pour le retravailler à sa sauce. Ses illustrations sont modernes, tous en reprenant les caractéristiques des personnages de l’œuvre originale. Un délice à goûter juste après avoir dévoré les 8 tomes de la série originelle. Ce premier tome est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.



Lorsque nous avons refermé le dernier tome de « Parasite Edition Originale », nous avons immédiatement ressenti un manque. Avec ses personnages bien écrits et ses thèmes forts abordés, l’œuvre de Hitoshi Iwaaki a su nous convaincre et nous a passionnés du début à la fin. Il est donc forcément difficile pour Moare Ohta d’arriver après cette œuvre culte, mais le mangaka a des atouts à faire valoir. Visuellement tout d’abord, avec un style bien à lui mais totalement respectueux de l’œuvre d’origine. On retrouve ces traits si spécifiques à Hitoshi Iwaaki, avec ces visages atypiques et de grandes illustrations mettant en scène les monstruosités causées par les parasites. Mais l’ensemble se veut davantage moderne, avec certains visages très différents penchant vers le réalisme, et des séquences plus dynamiques bourrées de détails. Ce « mélange » des genres pourra parfois surprendre, mais la sauce prend, et l’immersion est au rendez-vous. On retrouve certains thèmes chers à Hitoshi Iwaaki, notamment lorsque Tatsuki (un des personnages principaux) affirme : « l’humanité est trop nombreuse, alors un ennemi lui est apparu. Les hommes polluent trop, ils méritent ce sort. Je trouve l’existence de ce monstre logique ». L’histoire commence sur de bonnes bases (le père de Tatsuki est clairement angoissant), même s’il faudra attendre les prochains tomes pour voir si l’intérêt est bien là. On sent que quelque chose cloche dans cette histoire, et il nous tarde d’en savoir plus !

Souvent percutant visuellement, ce premier tome de « Parasite Reversi » nous raconte donc une histoire différente, prenant place alors que les parasites utilisent certains lieux pour se nourrir, qualifiés de « boucheries » par les autorités. On retrouve même un visage bien connu, et on se doute que l’ensemble va réserver quelques surprises. Les personnages présentés sont pour le moment accrocheurs même si certains méritent encore d’être développés. Ce premier tome est moins épais que ceux de « Parasite Edition Originale » et les dialogues sont pour le moment peu nombreux : la lecture est donc assez rapide, et sans dire que nous restons sur notre faim, nous aurions aimé en découvrir un peu plus. L’arrivée prochaine du tome 2 n’en sera que plus intéressante ! Même s’il modernise le trait de Hitoshi Iwaaki, avec certains visages plus réalistes et des décors plus détaillés, Moare Ohta parvient sans mal à nous immerger à nouveau dans l’univers de Parasite. Son style fonctionne bien, et on pourra simplement reprocher à ce premier tome d’être un peu court et avare en dialogues. Les personnages restent quoi qu’il en soit intéressants et mystérieux, et la violence parfois brutale de l’œuvre originale est bien présente. Le scénario promet des surprises, et même si nous restons un poil sur notre faim, l’envie de découvrir la suite est forte !


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Avis Manga Glénat : Parasite Reversi - Tomes 1 et 2Parasite Reversi – Tome 2 : retrouver l’univers de « Parasite », l’œuvre culte d’Hitoshi Iwaaki, est toujours un plaisir. Et il faut avouer que le travail réalisé par Moare Ohta sur le premier tome de « Parasite Reversi », spin-off de la série originale, était vraiment très bon. Le mélange entre ancien et moderne s’est avéré réussi, avec une immersion totale, malgré une lecture trop rapide. Le tome 2, qui sera disponible le 1er septembre prochain, poursuit donc sur cette lancée et s’avère tout aussi qualitatif que le premier, avec les mêmes qualités mais également les mêmes défauts. On retrouve donc ce style visuel percutant et parfois surprenant, avec des illustrations superbes, souvent en grand format, mettant en avant des corps tranchés par les monstres. Les parasites s’intègrent de plus en plus dans notre société, et commencent à s’organiser, allant jusqu’à forger des alliances avec des politiciens hauts placés. L’humanité est de plus en plus menacée, surtout que certains parasites semblent tuer pour le plaisir, et pas seulement pour se nourrir. Une nouvelle race de tueurs en série en approche ? C’est bien possible.

Le rythme est toujours aussi intense et la lecture de ce tome 2 est une nouvelle fois assez courte. Ce spin-off s’avère globalement moins dense que l’œuvre originale et davantage pop-corn. On retrouve de nombreux clins d’œil qui feront plaisir aux fans, avec notamment la présence (et la création) de Goto, cet ennemi surpuissant qui est composé de plusieurs parasites. On se rappelle qu’il en avait après Shinichi et Migy (notamment dans le tome 8 de « Parasite Edition Originale ») dans des séquences sous haute tension. Le fan service est là, on retrouve le mystérieux Tatsuki et son « don », c’est visuellement superbe, mais il manque à nouveau un petit quelque chose pour pleinement nous convaincre. On reste un peu sur notre faim, sans doute à cause de cette lecture un peu trop courte. Mais ne boudons pas notre plaisir, car retrouver l’univers de Parasite fait clairement du bien, et la violence soudaine et brutale de certaines séquences vous fera écarquiller les yeux. Espérons que le tome 3 soit un peu plus dense en termes de narration.


Lageekroom

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