Avis BD Ankama : Marqués (one-shot)

Disponible depuis le 16 avril dernier aux éditions Ankama, la bande-dessinée « Marqués » est l’œuvre de Javier Hernandez et de Damian Campanario, et porte bien son nom. Marquante et prenant aux trippes, l’histoire de Pablo et de Marta ne nous a pas laissés indifférents et mérite d’être découverte ! Nous avons eu la chance de recevoir un exemplaire de l’ouvrage de la part de l’éditeur, et il est temps de vous en parler. 


Avis BD Ankama : Marqués (one-shot)Synopsis : Dix ans après un terrible drame, Pablo, 17 ans, et Marta, 20 ans, tentent de se reconstruire. Le jeune homme travaille dans un supermarché et pratique les arts martiaux pour canaliser sa colère. Sa sœur est thanatopractrice et, malgré la cicatrice qui lui barre le visage, elle reste belle et fière. Mais les choix de Pablo vont les faire basculer dans l’univers sordide des combats clandestins et la sortie de prison de leur mère va réveiller la douleur des drames passés.


Avis BD Ankama : Marqués (one-shot)


Sombre, l’histoire de « Marqués » l’est assurément. Et pour cause, la bande-dessinée aborde des thèmes forts et met en scène un frère et une sœur au passé douloureux. La vie a été dure pour notre duo, entre une mère toxicomane, désormais en prison, et un beau-père violent. Mais malgré ces événements difficiles et traumatisants, « Marqués » reste avant tout une histoire forte remplie d’espoir avec ses personnages s’accrochant à la vie. Les relations entre Pablo, Marta et leur grand-père sont très fortes malgré les disputes, et nos jeunes héros font tout pour s’en sortir, travailler, et subvenir à leurs besoins. Mais malgré son emploi au supermarché et sa jolie collègue qui ne demande qu’à avoir un rencard avec lui, Pablo trempe dans des activités illégales. Il deale du shit, ce qui l’entraîne dans des situations dangereuses, et se lance dans des combats clandestins. L’appât du gain, forcément, et même si le jeune homme sait clairement se battre et a un caractère fort, on sent qu’il s’englue de plus en plus dans une situation compliquée, de laquelle il aura bien du mal à s’extirper. Ses relations sont nocives, et ces combats pourraient bien lui apporter davantage de problèmes que d’argent, malgré la présence de son meilleur ami qui veille sur lui. Mais l’étau se resserre, entre sa sœur qui le soupçonne à cause de ses cocards, et son « agent », qui compte bien se faire un maximum de pognon sur son dos. Ajoutez à cela la mère de Pablo et Marta qui sort de prison pour aller les retrouver, un accident de moto qui intervient juste avant un combat capital et les dealers du coin qui veulent aussi leur part du gâteau, et vous obtenez une situation qui ne tient qu’à un fil.

Piochant ses influences dans le cinéma, « Marqués » parvient à créer sa propre identité et à développer des personnages forts et attachants. Car malgré les événements, et cette sensation permanente qu’une tragédie est sur le point de se produire, on s’accroche avec Pablo et Marta, on les comprend, et on découvre leur relation aussi forte que réservée. Elle s’inquiète pour lui, il fait tout pour gagner de l’argent pour eux deux… On comprend les 2 points de vue et on garde espoir, l’espoir que rien de grave n’arrive à ces jeunes qui ne demandent qu’à vivre en paix et à oublier leur passé. L’ouvrage aborde les thèmes de la famille, du pardon, mais surtout de la survie, avec une certaine intelligence tout en évitant de tomber dans les clichés habituels, malgré quelques personnages un poil forcés. L’ambiance forte qui se dégage page après page est également amplifiée par un coup de crayon dynamique et une colorimétrie qui immerge dès les premières pages. Certains auront peut-être un peu de mal avec le style visuel des visages, parfois « taillés à la hache ». De notre côté, cela a parfaitement fonctionné, et le dynamisme des combats y est également pour quelque chose.


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« Marqués » est un ouvrage poignant, qui tient en haleine du début à la fin. La vie a été difficile pour Pablo et Marta, et elle l’est toujours. On s’inquiète pour eux, d’autant que Pablo s’enfonce (presque inconsciemment) dans les problèmes, sa sœur ne parvenant pas à l’en dissuader. Avec ses personnages forts, ses thèmes bien traités et son ambiance ultra travaillée, la bande-dessinée accroche et fait ressentir toutes sortes d’émotions, et on passe, comme nos personnages, de la haine à l’amour. Un one shot qui frappe aussi fort de Pablo, et qui ne vous laissera pas indifférent.


Lageekroom

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