Avis Third Editions : L’Apocalypse selon Godzilla. Le Japon et ses monstres

En pleine période d’annonces de ses nouveautés à venir, l’éditeur Third Editions nous régale ! Aujourd’hui, je vais vous parler d’un ouvrage disponible depuis avril dernier, intitulé « L’apocalypse selon Godzilla. Le Japon et ses monstres ». J’ai eu la chance de recevoir ce bouquin de 312 pages, proposé par le duo Nicolas Deneschau et Thomas Giorgetti, et croyez-moi, il y a beaucoup à en dire ! C’est parti !


Avis Third Editions : L'Apocalypse selon Godzilla. Le Japon et ses monstresDescriptif de l’éditeur : La première vision du Godzilla de 1954, réalisé par Ishirō Honda et Eiji Tsuburaya, s’avère souvent déroutante. Bien loin de l’image pop qu’il véhicule aujourd’hui, le Roi des Monstres incarnait, à ses débuts, la somme de toutes les peurs du Japon. La série est l’une des licences les plus prolifiques de l’histoire du cinéma. De 1954 à nos jours, chaque film a porté les stigmates de son époque, faisant de Godzilla un précieux témoin historique du mal-être de son pays d’adoption. De témoin apocalyptique à icône pop destinée aux plus jeunes, le monstre a évolué au fil des tendances, s’aventurant dans divers genres cinématographiques, mais il n’en a pas moins gardé un sous-texte éminemment politique et social. Dans L’Apocalypse selon Godzilla. Le Japon et ses monstres, Nicolas Deneschau et Thomas Giorgetti décortiquent cette franchise qui s’est réinventée à de nombreuses reprises. Cet ouvrage analytique, qui s’intéresse autant aux coulisses des longs métrages qu’aux thématiques sociétales liées à l’histoire du Japon, ravira les néophytes comme les fans les plus exigeants. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis Third Editions : L'Apocalypse selon Godzilla. Le Japon et ses monstres


Godzilla est un monstre qui fascine. Revenu récemment au cinéma avec Godzilla Vs. Kong, ce monstre crée en 1954 était loin de véhiculer l’image « pop » qu’il peut avoir aujourd’hui. Mon enfance a été bercée par les films de monstres, le tout premier étant le King Kong de John Guillermin de 1976, que j’ai découvert au début des années 90. A cette époque, je louais encore des K7 au vidéoclub avec les quelques pièces données par mon père, et internet ne faisait pas encore partie de nos vies. Cette version de King Kong m’a profondément marqué, et m’a fait découvrir qu’il existait d’autres films du genre. Et c’est ainsi que j’ai eu la chance de découvrir les films Godzilla, dont l’aspect technique rudimentaire de l’époque peut faire sourire aujourd’hui. Et pourtant, le côté sombre était bel et bien présent, ce monstre étant né de la souffrance du peuple japonais, suite à la défaite de la seconde guerre mondiale et des bombes atomiques lâchées sur Hiroshima et Nagasaki. Si aujourd’hui Godzilla se fritte contre Kong dans un déluge d’effets visuels cool et qui brillent dans tous les sens, ce n’était pas le cas à l’époque. Certes, la volonté de divertir était bien présente, mais Godzilla reste « né des cendres et des larmes du Japon », et représente un symbole et une réponse claire au King Kong américain.


Avis Third Editions : L'Apocalypse selon Godzilla. Le Japon et ses monstres


J’ai donc découvert Godzilla lorsque j’étais enfant, puis à travers les jeux vidéo, sur Dreamcast notamment. La PS4 a même eu droit à un épisode édité par Namco Bandai en 2015, un jeu bien difficile à dénicher d’ailleurs. Puis il y a eu la version de Roland Emmerich en 1998… et enfin les films récents, dont le dernier en date est sorti cette année. La technique a évolué, les effets spéciaux également, et même si les premiers films paraissent, comme je le disais, rudimentaires, ils ont ce quelque chose qui les rend uniques, authentiques même. Ce genre de film, et les films fantastiques en général, n’étaient quasi pas représentés à l’époque, et lancer un tel projet était risqué. Mais le succès fut au rendez-vous, et ce premier film lança la machine jusqu’à faire de Godzilla une véritable icône pop ! C’est ce que nous expliquent les auteurs de l’ouvrage, qui reviennent sur la création du monstre, les moyens mis en œuvre pour lui donner vie, et tout ça film après film. C’est détaillé, agréable à lire et ultra instructif, les technologies évoluant et Godzilla avec. Concernant l’évolution du monstre, il faut avouer que le symbole qu’était Godzilla à sa création a quelque peu changé et s’avère aujourd’hui assez loin de ses origines. L’ouvrage est donc une belle piqure de rappel, et nous fait prendre conscience que limiter la métaphore de Godzilla à la bombe atomique reste bien réducteur, et que la franchise nous parle de reconstruction, d’industrialisation, d’écologie ou encore de xénophobie. Et notre société actuelle regorge de thèmes et d’angoisses qui pourraient donner matière à de nouveaux films… Godzilla sera, comme nous disent les auteurs, « toujours là pour nous rappeler à l’ordre ». La licence, tout comme l’ouvrage en général, sont complètement d’actualité.


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Ouvrage aussi accrocheur que complet, « L’Apocalypse selon Godzilla » se dévore sans modération pour peu que l’on s’intéresse à ce monstre désormais mythique, à sa création et ses origines et à son parcours. La licence a été prolifique (et cela ne risque pas de  s’arrêter), et chaque film concerne l’époque dans laquelle il a été pensé, nous balançant de nombreux thèmes forts en pleine poire. La réalité est parfois difficile à digérer, l’ouvrage revenant sur le contexte historique du Japon après la seconde guerre mondiale, mais le sujet se doit d’être abordé pour saisir la portée des choses. Que l’on soit fan du monstre ou du cinéma en général, l’ouvrage mérite d’être découvert, le boulot des auteurs étant à saluer. Merci pour le travail accompli !


Lageekroom

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