Avis BD Glénat : Qui laisse passer la lumière (récit complet)

Ce 27 mars débarquent pas mal de nouveautés chez l’éditeur Glénat, et nous avons à peine eu le temps de reposer les pieds sur Terre après les 2 premiers tomes de « Système Solaire » (notre avis est à découvrir ici) que nous nous sommes lancés dans un genre totalement différent avec « Qui laisse passer la lumière ». Scénarisé par Antoine Rocher et dessiné par Lilas Cognet, l’ouvrage se déroule au début des années 70 et nous emmène à la rencontre de Diane, une jeune fille qui vit des moments difficiles mais qui va peut-être trouver du réconfort auprès d’un fantôme. C’est parti pour notre avis. 


Synopsis : Nous sommes en 1971. Diane a 12 ans et habite à la campagne avec sa mère. C’est une jeune fille fascinée par le monument aux morts du village qu’elle observe chaque jour depuis sa chambre… Harcelée à l’école, elle passe le plus clair de son temps à s’occuper toute seule jusqu’au jour où elle fait la rencontre d’un spectre. C’est Hadrien, son arrière-grand-père, un soldat de la Grande Guerre, mort pour la France en 1917 ! Diane est ravie d’avoir un ami, mais pour pouvoir reprendre forme Hadrien aura besoin de son aide … Enthousiaste, elle décide d’aider son bisaïeul à trouver le salut en recherchant la trace du soldat responsable de sa mort. Mais au fil des visites qui se succèdent, la santé de Diane se fragilise tandis qu’Hadrien semble récupérer toute sa force… L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.



« Qui laisse passer la lumière » est un ouvrage qui ne laisse pas indifférent. On y repense après la lecture, et certains thèmes abordés s’avèrent percutants et touchants. Diane est une jeune fille atypique, qui subit du harcèlement scolaire. Renfermée, Diane est fascinée par le monument aux morts de son village qu’elle observe avec ses jumelles, récupère des animaux morts pour les enterrer dans son jardin et confectionne des poupées de ses proches ou de ses camarades. Souvent seule, elle commence à ressentir des choses et à entendre une voix dans sa tête. Cette voix, c’est celle d’Hadrien, son arrière-grand-père, mort durant la Première Guerre mondiale en 1917. Ce dernier a besoin de son aide, et demande à Diane de retrouver la trace du soldat responsable de sa mort. Diane semble heureuse de pouvoir aider Hadrien à trouver son salut, mais son enquête va la mener vers d’étranges révélations, et son état de santé va se dégrader. On sent qu’Hadrien la manipule et utilise les bons mots pour la retenir, mais dans quel but ? Diane, qui ne peut pas vraiment compter sur sa mère, tente de se confier à sa grand-mère à l’hôpital, mais cette dernière a une réaction pour le moins étrange.

Harcèlement scolaire, secrets de famille, manipulation et impact de la guerre sur les générations sont les thèmes principaux de l’ouvrage. A ce propos, on en profite pour vous conseiller « Visages – Ceux que nous sommes« , chez le même éditeur, une série en 4 tomes qui revient justement sur la guerre et ses conséquences sur les générations futures. « Qui laisse passer la lumière » propose quoi qu’il en soit une histoire familiale forte, portée par une jeune héroïne à laquelle on s’attache très vite. On s’inquiète pour elle, et l’histoire propose même un léger côté horrifique et angoissant. Diane est souvent seule face à ses décisions, et on se demande si elle peut faire confiance aux adultes. Visuellement, c’est vraiment beau, avec des personnages aux traits originaux mais très expressifs, et une magnifique colorisation. Quelques très bonnes idées sont également présentes, à commencer par cette photo de famille qui évolue tout au long de l’histoire. « Qui laisse passer la lumière » est un ouvrage fort, aux messages touchants qui ne laissent pas indifférent.


Lageekroom

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