Avis Urban Comics : Batman Arkham : Poison Ivy

Disponible depuis le 23 avril dernier, « Batman Arkham : Poison Ivy » est le deuxième ouvrage de la série « Arkham » à paraître, après celui consacré à Double-Face. La belle plante a donc droit à sa propre anthologie, l’ouvrage regroupant différents récits s’étalant de son apparition en 1966 aux années 2010. Ce sont donc 344 pages qui vous attendent dans ce recueil, et qui vont vous permettre de cerner et de comprendre davantage un personnage plus complexe qu’il n’y parait. C’est parti pour notre avis


Avis Urban Comics : Batman Arkham : Poison IvyDescriptif de l’éditeur : Pamela Lillian Isley était une jeune étudiante fascinée par la botanique et la toxicologie lorsque le professeur Jason Woodrue a expérimenté sur elle des produits interdits. Devenue Poison Ivy, elle s’est lancée dans une lutte incessante contre Batman et les autorités, notamment les grands pollueurs qui mettent à mal l’équilibre écologique de la planète, et tente d’instaurer le règne incontesté du monde des plantes. L’ouvrage est à découvrir sur le site de l’éditeur, à cette adresse.


Avis Urban Comics : Batman Arkham : Poison Ivy


C’est donc en 1966 dans le comic book Batman #181 que Poison Ivy, alias Pamela Lillian Isley, est apparue dans l’univers du Chevalier Noir. Créée par le scénariste Robert Kanigher et le dessinateur Sheldon Moldoff, la super-vilaine a mis quelques temps à trouver ses marques et à se sortir de certains clichés de l’époque. Suite à sa deuxième apparition dans le Batman #183, Poison Ivy va se faire beaucoup plus discrète. Le personnage tel qu’on le connait aujourd’hui, avec ses motivations écologiques, a mis du temps à se forger et à se sortir de son rôle de « séductrice fatale ». Pour l’anecdote, c’est dans la série animée des années 90 que Poison Ivy deviendra celle que l’on connait aujourd’hui et que l’on a par exemple croisé dans l’excellent jeu vidéo Batman: Arkham Asylum sorti en 2009 sur PC, Xbox 360 et PS3. Poison Ivy devient une éco-terroriste, qui s’en prend aux hommes qui saccagent l’environnement. Et c’est cette version animée qui aura une influence sur les auteurs de comics, jouant un rôle sur ses apparitions futures. De sa première apparition dans « Prenez garde à Poison Ivy ! » à « La justicière verte » en 2015, la belle super-vilaine a grandi, évolué, et ses motivations ont pris de l’ampleur. Forcément, les années passant, Poison Ivy a changé, que l’on parle de sa couleur de peau ou de ses relations et alliances. Visuellement, certaines évolutions sont assez marquantes, et le très engagé « L’ombre d’un doute » d’Ann Nocenti et John Van Fleet affiche un coup de crayon réaliste, tranchant avec le style proche du dessin animé de « Entre l’arbre et l’écorce ». Comme dans l’anthologie consacrée à « Gotham City« , les récits choisis s’enchaînent bien et la lecture s’avère fluide et accrocheuse.

Ce recueil sur notre empoisonneuse préférée est donc assez enivrant, même si sa relation avec Harley Quinn et les Birds of Prey aurait pu être davantage mise en avant. Côté contenu, on retrouve en fin de tome quelques informations sur Poison Ivy et les biographies des différents auteurs (John Francis Moore, Alan Grant, Paul Dini ou encore Roger Robinson), mais quelques bonus supplémentaires n’auraient pas été de refus. Côté finition, notre édition souffle le chaud et le froid. S’il n’y a rien à redire sur la qualité du papier et les couleurs superbes qui explosent page après page et sur la couverture de Ben Oliver qui en jette, la reliure semble fragile… L’ouvrage « craque » littéralement dès qu’on l’ouvre et semble avoir du mal à tenir toutes ses pages. A voir sur le long terme si tout ça tient le choc !


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Avis Urban Comics : Batman Arkham : Poison Ivy


« Batman Arkham : Poison Ivy » est un ouvrage intéressant sur bien des points. Il met en effet en avant une super-vilaine souvent passée au second plan et pas toujours bien écrite, qui a largement évolué dans les années 90. On se rend bien compte en enchaînant les récits que la belle empoisonneuse a gagné en maturité et qu’elle était quelque peu « sacrifiée » aux clichés de l’époque lors de ses premières apparitions. L’évolution est intéressante, et les récits choisis proposent une belle diversité visuelle. Dommage que l’ensemble manque de bonus, et que la reliure semble si fragile. De notre côté, nous avons fortement apprécié la lecture, même si certaines relations importantes du personnage manquent à l’appel. On remercie quoi qu’il en soit Urban Comics de proposer ce genre d’ouvrage, et de mettre en avant un personnage bien plus intéressant qu’il n’en avait l’air au premier abord. 


Lageekroom

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