TEST : World’s End Club, l’amitié ne tient qu’à un fil

Déjà disponible sur Apple Arcade, « World’s End Club » a décidé de venir faire une petit tour sur Switch ! Les joueurs possédant la console hybride de Nintendo peuvent en effet mettre la main, depuis le 28 mai dernier, sur le dernier jeu de Kotaro Uchikoshi et Kazutaka Kodaka, à qui l’on doit les séries de jeux Danganronpa et Zero Escape. Il est temps de nous lancer dans l’aventure aux côtés du « Club des Battants » et voir si nos attentes étaient justifiées !


TEST : World’s End Club, l'amitié ne tient qu'à un fil nintendo Switch lageekroomOui, nous attendions avec impatience « World’s End Club » depuis l’annonce de son arrivée sur Switch et un trailer particulièrement accrocheur. Et comme nous adorons la licence Danganronpa (on vous parle d’ailleurs du manga édité par Mana Books à cette adresse), nous avions hâte de découvrir le jeu, qui bénéficie pour son arrivée sur Switch d’une jolie édition proposant la bande originale en format numérique, un mini artbook et une jaquette réversible (nous vous proposons également dans cet article quelques photos du très joli dossier de presse de l’éditeur Koch Media, que l’on remercie chaleureusement au passage !). Mais revenons-en à nos moutons, et plus précisément à notre joyeuse bande surnommée le « Club des Battants ». Alors qu’ils effectuent un voyage scolaire en bus, notre groupe de jeunes collégiens aperçoivent au loin un étrange météore. S’ensuit une déflagration, puis nos héros se réveillent dans un endroit bien mystérieux, à savoir un parc d’attractions étrangement vide… ou pas. Piégés, nos héros vont être forcés de participer à un jeu malsain s’ils veulent survivre. La tension monte, certaines amitiés volent en éclats et des alliances se forment. Mais ce petit jeu ne sera que le début : en d’autres termes, le prologue de votre aventure. Le titre du jeu n’apparaît en effet qu’au bout d’environ 1h30, et c’est un nouveau virage scénaristique qui vous attend, et qui embarquera notre troupe à travers le Japon !


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Nous préférons ne pas vous en dire davantage, mais sachez que le récit se suit avec intérêt et un réel plaisir, l’écriture étant de qualité. Les rebondissements sont là, parfois tirés par les cheveux mais souvent accrocheurs, et l’histoire réserve plusieurs fins ainsi que des choix à faire en cours de jeu. Certes, les clichés habituels sont de la partie, et notre groupe d’étudiants en est la preuve. On retrouve le geek de service, le fana de nourriture qui ne pense qu’à manger, le rebelle, la jolie fille un peu naïve ou encore le mec ténébreux qui parle peu. Mais les auteurs jouent avec ces clichés et parviennent à surprendre, même si l’humour ne fait pas toujours mouche. On précisera, et c’est un détail qui a son importance, que le jeu est traduit en français, mais avec quelques répliques en roue libre et pas mal de fautes d’orthographe. Cela reste top, d’autant plus que les dialogues sont très nombreux. « World’s End Club » est en effet une sorte de mélange entre un visual novel et un jeu de plateforme. Il faut l’avouer, le jeu n’excelle dans aucun des 2 genres. Les phases de dialogues sont parfois longuettes, et la plateforme est assez limitée avec une lourdeur dans les sauts un peu pénible. Mais la sauce parvient à prendre malgré tout, et l’envie de progresser est là. Pour découvrir les secrets du scénario tout d’abord, mais également grâce à quelques énigmes sympathiques et à des « pouvoirs » à découvrir… Mais une nouvelle fois, nous ne vous en dirons pas plus pour ne pas vous spoiler. Côté durée de vie, nous avons mis un peu plus de 10h pour terminer notre premier run, mais c’est en recommençant le jeu que l’on pourra découvrir les différents embranchements et tout comprendre de l’histoire.


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Le monde de « World’s End Club » reste agréable à parcourir, et se veut plutôt varié. Avec ses décors très jolis et une belle direction artistique, le jeu parvient à nous embarquer dans un road-trip qui fait voyager dans tout le Japon. Entre les phases de plateforme et de dialogues, on pourra également discuter avec tous ses camarades au camp, histoire de les découvrir davantage et de nouer des relations. Visuellement, la Nintendo Switch s’en sort vraiment bien, que l’on joue en mode portable ou sur la télévision. Propre, fluide, et proposant même de jolies textures et de belles couleurs, « World’s End Club » fait plaisir et donne clairement envie d’y retourner, malgré quelques baisses de rythme au milieu de l’aventure. Les musiques sont quant à elles réussies, parfois angoissantes, parfois plus pêchues lorsque vous avez un ennemi à vos trousses. Il est possible de mettre les voix en anglais ou en japonais, et c’est cette dernière option que nous avons choisie.


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« World’s End Club » est un jeu atypique, qui se révèle accrocheur malgré ses défauts. Si vous êtes allergiques aux dialogues, passez votre chemin, le jeu étant parfois un peu bavard. Concernant les phases de plateforme, elles sont assez limitées et le gameplay est un peu pataud… Malgré tout, le scénario est intéressant et donne envie de continuer, le chara-design fonctionne bien, la réalisation est très chouette et on se prend clairement au jeu. Malgré tout, si vous hésitez encore à franchir le pas, il est préférable d’attendre une baisse de prix avant de vous lancer !


Les +

  • jolie direction artistique
  • décors variés
  • un scénario qui tient la route
  • la bande-son et les voix japonaises
  • sous-titré en français !
  • le chara-design
  • des choix intéressants
  • les relations entre les personnages
  • l’édition physique, plutôt chouette

Les –

  • quelques baisses de rythme
  • linéaire malgré les embranchements
  • parfois bavard
  • gameplay lourd lors des phases de plateforme
  • des grosses ficelles et des clichés

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